Après une première édition stoppée prématurément début 2024 en raison de son succès, le dispositif de « leasing social » fera son retour avec une nouvelle version attendue pour les prochains mois.
Cette aide à la location de véhicules électriques, destinée aux ménages modestes, a permis à 50 000 bénéficiaires de rouler en électrique pour des mensualités de 100 à 150 euros selon les modèles. Le gouvernement entend reproduire cette initiative, mais avec un cadre financier et des priorités revus.
Le principal changement concerne le financement du programme. Contrairement à la première édition financée par des fonds publics, la nouvelle formule s’appuiera sur les certificats d’économie d’énergie (CEE), généralement associés aux travaux de rénovation énergétique. Désormais, ce sont les fournisseurs d’énergie qui contribueront indirectement au leasing, via l’Ademe, allégeant ainsi la charge budgétaire de l’État.
L’objectif reste de permettre à 50 000 foyers modestes d’accéder à une voiture électrique. La subvention atteindra jusqu’à 11 380 euros par véhicule, combinant un plafond de 7380 euros issus des CEE et un bonus écologique compris entre 2000 et 4000 euros, selon les revenus du ménage. Cela représente une baisse par rapport au dispositif de 2024, où l’aide maximale s’élevait à 13 000 euros. Le budget global est quant à lui plafonné à 369 millions d’euros sur la période 2025-2030.
Une attention particulière du leasing social portée aux zones à faibles émissions
Le nouveau leasing social prévoit également un quota spécifique pour les zones à faibles émissions (ZFE). Ces zones, mises en place pour limiter la circulation des véhicules polluants dans certaines agglomérations, font l’objet de vives critiques car elles sont perçues comme excluantes pour les ménages à faibles revenus. Pour répondre à ces préoccupations, le gouvernement réservera 10 % des véhicules subventionnés, soit 5000 unités, aux habitants de ces territoires.
Comme l’explique le cabinet de la ministre de la Transition écologique : « On a entendu ce qui a été dit par les élus locaux. Il faut des soutiens aux collectivités qui mettent en place les ZFE ». Ce seuil est considéré comme un plancher, avec la possibilité d’élargir le dispositif si nécessaire.
La mise en œuvre opérationnelle reposera sur une convention multipartite entre l’État, l’Ademe et les financeurs, sélectionnés à l’issue d’un appel dédié. Le Conseil supérieur de l’énergie doit encore se prononcer sur le projet d’arrêté le 27 mai. En attendant, le retour du leasing social s’annonce plus ciblé et mieux encadré pour répondre aux critiques et ajuster les soutiens aux populations les plus concernées.








