Les délais pour passer l’examen du permis de conduire explosent en France, poussant les auto-écoles à tirer la sonnette d’alarme. Face à cette situation critique, plusieurs solutions ont été proposées pour réduire les délais d’attente et améliorer l’accès à l’examen. Mais ces propositions seront-elles suffisantes ?
Les délais pour passer l’examen du permis de conduire varient énormément selon les départements, certains ayant des listes d’attente qui peuvent s’étendre sur plusieurs mois. Les syndicats des auto-écoles pointent particulièrement du doigt la manque d’examinateurs et la forte augmentation de la demande. En effet, l’abaissement de l’âge légal pour passer le permis, combiné à une demande accrue, a entraîné une augmentation significative du nombre de candidats, particulièrement parmi les jeunes.
Le nombre de places d’examen, cependant, n’a pas suivi cette hausse, ce qui a conduit à un allongement des délais. En 2024, environ 1,567 million de places ont été proposées, un chiffre largement insuffisant pour répondre à la demande. Selon les organisations syndicales, 2,19 millions de places seraient nécessaires pour 2025. De plus, l’augmentation du nombre de candidats, notamment parmi les 17 ans, n’est pas accompagnée par l’arrivée de nouveaux examinateurs, ce qui entraîne une pression croissante sur les auto-écoles.
Les propositions qui pourraient impacter le permis de conduire
Face à cette situation critique, plusieurs propositions ont été faites par les organisations syndicales. Parmi celles-ci, l’une des principales suggestions est l’augmentation du nombre d’heures minimum de conduite avant de passer l’examen, rapporte La Voix du Nord. Cette mesure viserait à mieux préparer les candidats et à réduire les risques d’échec, qui allongent encore les délais d’attente. En effet, un faible taux de réussite à l’examen, qui ne dépasse pas les 55,9 %, est une des causes majeures de la saturation des créneaux disponibles.
Autre proposition : l’abaissement de l’âge de la conduite accompagnée, permettant ainsi aux jeunes de commencer leur apprentissage plus tôt et d’être mieux préparés au moment de l’examen. Cette mesure pourrait aider à réduire les délais d’attente tout en permettant aux jeunes conducteurs d’être mieux formés avant de se présenter à l’examen.
Les réponses des pouvoirs publics
Lors d’une réunion avec les syndicats, le ministère de l’Intérieur a évoqué plusieurs mesures immédiates, telles que l’identification des départements en difficulté et l’attribution de places d’examen supplémentaires pour ces zones. Les examinateurs à la retraite pourraient également être appelés à la rescousse pour augmenter le nombre de sessions. Des incitations financières pour encourager les examinateurs à travailler les week-ends et jours fériés ont également été envisagées.
Cependant, ces propositions ont été jugées insuffisantes par les syndicats, qui les considèrent comme « cosmétiques ». Ils attendent des mesures plus concrètes et plus efficaces pour faire face à la crise actuelle.








