L’année 2025 s’ouvre sur des évolutions marquantes dans le domaine automobile, mêlant incertitudes législatives et ajustements fiscaux. Pour les acheteurs de véhicules neufs, ces changements façonnent un environnement tantôt plus clément, tantôt plus contraignant.
L’absence d’un budget national pour 2025 a eu des effets inattendus, notamment le gel du durcissement du malus écologique. Le barème 2024, déjà considéré comme sévère, reste en vigueur. Celui-ci impose des pénalités dès 118 g/km d’émissions de CO₂ et peut atteindre jusqu’à 60 000 euros. Ce répit est bienvenu, car le gouvernement précédent envisageait de réduire le seuil à 113 g/km et de porter la pénalité maximale à 70 000 euros. Malgré cette suspension, les débats autour de ces mesures pourraient reprendre dès qu’un nouveau budget sera voté.
Une fiscalité toujours incertaine et un recul du bonus écologique qui impacte le marché automobile
Le contexte politique tendu en France complique l’adoption de nouvelles taxes. Si certains députés restent favorables à un durcissement du malus écologique, d’autres pourraient s’y opposer dans un esprit de compromis, espérant préserver un équilibre entre les enjeux environnementaux et le pouvoir d’achat des ménages. En parallèle, le malus au poids, qui touche notamment les hybrides rechargeables dépassant 1 600 kg, a été confirmé et s’applique dès le début de l’année.
Parallèlement, les aides à l’achat pour les véhicules électriques subissent une nette réduction. Dès décembre 2024, un décret a abaissé le bonus écologique pour les voitures particulières, tout en supprimant complétement les subventions pour les utilitaires, les deux-roues et autres véhicules légers. De même, la prime à la conversion et les aides supplémentaires pour les zones à faibles émissions (ZFE) ont disparu. Cette réduction budgétaire limite les incitations pour les consommateurs à adopter des véhicules moins polluants.
Des implications pour les acquéreurs de véhicules neufs
Pour ceux qui envisagent d’acquérir un véhicule neuf, ces changements exigent une planification rigoureuse. Si l’absence d’un durcissement du malus est une bonne nouvelle pour certains modèles, la baisse des aides impacte directement la rentabilité des véhicules électriques ou hybrides. Les acheteurs doivent désormais faire face à un marché en transition, où l’incertitude domine.
L’année 2025 marque un tournant pour le secteur automobile en France, mêlant opportunités et contraintes. Si les consommateurs bénéficient temporairement d’un assouplissement fiscal, le recul des aides met en lumière les tensions économiques et politiques qui entourent ce marché en pleine mutation. Pour les acheteurs, la prudence reste de mise face à des décisions encore susceptibles d’évoluer.
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