Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, a présenté les nouvelles pistes d’économies dans le secteur de la santé, avec pour objectif de réduire les dépenses de l’Assurance-maladie de cinq milliards d’euros en 2026.
Ces mesures, qui touchent divers domaines comme les franchises médicales, les affections de longue durée (ALD) et les arrêts maladie, visent à limiter la dérive des dépenses tout en cherchant à responsabiliser les assurés.
L’une des premières mesures, annoncée par François Bayrou, consiste en un doublement du plafond des franchises médicales, portant ce montant à 100 euros par an. « Il faut arrêter avec cette idée que l’Assurance-maladie, c’est gratuit, j’y ai droit », a déclaré Catherine Vautrin, ce samedi 26 juillet, dans une interview accordée au journal le Monde, précisant qu’il y aura un plafond fixé « à 8 euros maximum par mois ». Cette initiative vise à faire prendre conscience aux assurés des coûts réels des soins.
Concernant les affections longue durée, la ministre explique qu’il sera plus facile de sortir de ce régime lorsque le médecin déclarera qu’un patient est pleinement guéri d’une pathologie, comme un accident vasculaire cérébral ou un cancer. « Les 28 % de personnes en arrêt maladie de longue durée pour des troubles musculo-squelettiques, mais qui ne sont absolument pas suivies par un kinésithérapeute, interpellent », a souligné Vautrin. Le gouvernement envisage aussi de revoir le remboursement à 100 % des cures thermales et des médicaments dont le service médical rendu est jugé faible.
Réduction des arrêts maladie pour réduire les dépenses dans le secteur de la santé
Une autre mesure clé porte sur les arrêts maladie, jugés responsables de certaines dérives. Le gouvernement propose de limiter tout premier arrêt de travail à 15 jours en médecine de ville et à un mois en sortie d’hospitalisation. De plus, un transfert de la prise en charge des arrêts maladie, jusqu’au septième jour, à l’employeur est envisagé. « Dans cette hypothèse, les entreprises seraient amenées à prendre le relais sur cette période supplémentaire de carence », a précisé la ministre. L’objectif est de mettre fin aux abus tout en encourageant une réévaluation plus régulière des situations.
En matière de prévention, la ministre insiste sur l’importance de la vaccination, notamment pour les résidents des Ehpad, qui sont actuellement vaccinés à hauteur de 85 %. Elle souhaite atteindre un taux de vaccination plus élevé et rendre cette pratique obligatoire pour les personnes âgées en établissement. Enfin, Catherine Vautrin aborde la question du « nomadisme médical », soulignant que si un deuxième avis peut être légitime, il ne faut pas encourager les consultations multiples sans raison valable. Ces mesures visent à garantir la pérennité du modèle de solidarité entre les générations, alors que le système de santé connaît des tensions budgétaires. Toutefois, une partie de la classe politique dénonce les mesures du gouvernement en soulignant qu’elles ne feront qu'empirer la situation des malades en France.








