Une alerte a été lancée le 2 juin par les médecins concernant une substance toxique contaminant la population, notamment les jeunes enfants. Il s’agit d’un métal lourd, le cadmium, qui serait à la fois toxique et cancérigène.
Cette matière représente une menace de plus en plus préoccupante pour la santé des citoyens, en particulier pour les plus jeunes. À cet effet, les Unions régionales de professionnels de santé-médecins libéraux (URPS-Médecins libéraux) ont rédigé une lettre adressée au gouvernement, résumant les dangers liés à cette substance. Selon l’agence de sécurité sanitaire (Anses), un tiers des enfants de moins de 3 ans possède une dose supérieure à celle tolérée par leur organisme.
Pour éviter cette exposition, le médecin généraliste dans le Bas-Rhin, Pascal Meyvaert, également coordinateur du groupe de travail « Santé environnementale », explique que cette accumulation de cadmium est due à l’alimentation.
« Faites attention à ce que vous donnez à manger à vos enfants, faites attention à ce que vous mangez vous-même et à l’origine de vos aliments. Essayez de varier au maximum votre alimentation et faites le plus confiance possible au label bio, si vos finances le permettent », a-t-il recommandé sur France Info.
En effet, le cadmium est présent dans des aliments consommés quotidiennement, notamment des produits pour enfants, tels que les biscuits, les céréales, le pain, la pomme de terre ainsi que d’autres légumes. Il contamine ces aliments via l’eau et le sol, notamment à cause de l’usage d’engrais dans les plantations agricoles, selon l’Anses.
Le cadmium peut causer le cancer du foie et des reins
Selon Pascal Meyvaert, interrogé par France Info, le cadmium est la cause de plusieurs cancers, notamment celui du pancréas et des reins. Des maladies incurables, graves, souvent difficiles à traiter, qui peuvent exposer le patient à un décès prématuré. « On ne veut pas faire peur, mais ce sont quand même les cancers qui nous inquiètent le plus », assure le médecin.
Comme l’explique l’Anses, ce métal lourd peut causer des « atteintes rénales et une fragilité osseuse lors d’une exposition prolongée ». Selon l’agence, le meilleur moyen de lutter contre cette substance toxique et cancérigène est de mettre en place un nouveau seuil de toxicité plus bas que celui actuel. Elle propose également de limiter l’usage des engrais susceptibles de favoriser sa propagation, dans le but de protéger à la fois les consommateurs et les ouvriers agricoles.








