Le gouvernement a démenti l’information selon laquelle il préconiserait de doubler les tarifs des transports en commun. Cette annonce avait été relayée par nos confrères de RMC, mais la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a fermement rejeté cette hypothèse lors de son intervention sur RTL, le 3 février 2026.
Elle a précisé que le gouvernement n’avait aucune intention de « doubler les tarifs des transports en commun », soulignant que cela affecterait le pouvoir d’achat des Français et réduirait l’accessibilité à un mode de transport écologique et bénéfique pour l’environnement. Le gouvernement, cependant, souhaite ouvrir une réflexion sur le financement des infrastructures de transport, qui doivent être entretenues et nécessitent des fonds importants.
Maud Bregeon a indiqué que cette réflexion serait abordée dans le cadre du projet de loi-cadre sur les transports, qui sera prochainement présenté en Conseil des ministres. Bien que le projet de loi n’ait pas encore été présenté, il vise à explorer un modèle de financement plus durable sans augmenter les tarifs à un niveau tel que celui annoncé par les rumeurs.
Un projet de loi pour indexer les tarifs du transport en commun sur l’inflation
Le projet de loi porté par le ministère des Transports inclut la possibilité d’une indexation automatique des tarifs des transports en commun sur l’inflation, à compter du 1er janvier de chaque année. Cela permettrait aux autorités organisatrices de la mobilité (AOM) de réévaluer les prix annuellement pour qu’ils suivent au moins l’évolution de l’inflation. Cependant, cette révision des prix ne serait pas obligatoire aujourd’hui, et cette proposition vise à inciter les AOM à ajuster les tarifs pour mieux correspondre aux coûts réels d’exploitation.
Cette indexation, bien que pouvant passer inaperçue pour les usagers occasionnels, sera plus perceptible pour les abonnés, qui constateront les hausses annuelles. François Deletraz, président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT), a exprimé un soutien modéré à cette mesure. Il a souligné que, bien que cette augmentation soit acceptable si elle reste limitée à l’inflation, elle devrait être accompagnée d’une amélioration de l’offre et de la qualité du service, à l’instar des ajustements réalisés en Île-de-France.
Une taxe sur les petits colis et d’autres ajustements fiscaux
Outre les questions de financement des transports, la question de la taxation des petits colis a été abordée. Une taxe de deux euros par colis est envisagée pour financer le secteur des transports. Cette mesure vise à diversifier les sources de financement tout en évitant de trop peser sur les usagers réguliers des transports en commun.
Ainsi, bien que le doublement des tarifs des transports en commun ne fasse pas partie des projets du gouvernement, une réflexion est en cours sur la manière dont ces infrastructures peuvent être financées à long terme sans impacter excessivement les usagers.








