L’annonce de l’obligation d’installer des thermostats connectés dans tous les foyers français a été vivement critiquée par François Lenglet, économiste et chroniqueur sur RTL. Selon lui, cette mesure est une « idée complètement saugrenue ».
Il a précisé que l’économie d’énergie ne viendra pas de la surveillance de la température des pièces, mais plutôt de l’analyse de la facture d’électricité. Pour Lenglet, l’efficacité réelle viendrait de la gestion de la consommation, et non de l’ajout de nouveaux équipements obligatoires. Ce décret, adopté en juin 2023, impose à tous les propriétaires de logements français d’installer des thermostats connectés d’ici un an. Cette mesure vise à mieux contrôler la consommation énergétique, notamment durant les mois d’hiver, où la consommation d’énergie est la plus élevée. Cependant, cette décision a provoqué une vive controverse.
La controverse autour de l’imposition des thermostats connectés
Les partisans de cette mesure affirment qu’elle permettrait de mieux gérer la température des foyers et de réaliser des économies d’énergie à long terme. Cependant, plusieurs critiques estiment que cette obligation est inutile et coûteuse pour les ménages français. François Lenglet, sur RTL, a déclaré que l’on ne réduirait pas la consommation d’énergie en surveillant les températures des pièces, mais en analysant directement les factures d’électricité.
Cette mesure a également été largement critiquée par des responsables politiques. Bruno Retailleau, président des Républicains au Sénat, a qualifié cette initiative de « bureaucratique ». Il a exprimé ses craintes concernant des contrôles inutiles qui pourraient résulter de cette obligation, tels que la vérification de l’épaisseur des pulls ou l’efficacité des couettes. Gérard Larcher, président du Sénat, a suggéré que cette obligation soit reportée à l’année 2030, proposition appuyée par Marine Le Pen, qui a dénoncé « les folies normatives et idéologiques » imposées aux Français.
Coût et exceptions à la mesure
L’obligation d’installer ces thermostats connectés entraîne un coût supplémentaire pour les propriétaires. Bien qu’une aide gouvernementale ait été envisagée pour compenser cette dépense, elle a été suspendue après des fraudes, ce qui met davantage de pression financière sur les foyers.
Cependant, deux exceptions sont prévues. Les logements chauffés au poêle à bois seront exemptés, ainsi que ceux dont l’amortissement des thermostats connectés prendrait plus de dix ans. Les propriétaires souhaitant bénéficier de ces exceptions devront fournir une étude circonstanciée justifiant leur demande.
Enfin, des objections techniques ont été soulevées, car de nombreux radiateurs actuels sont équipés de vannes graduées, qui ne permettent pas de mesurer précisément la température. Le passage à des thermostats connectés nécessitera donc des mises à niveau, entraînant des frais supplémentaires pour de nombreux foyers.








