Initialement prévu pour 2025, le TGV M, nouvelle génération de trains à grande vitesse développée par la SNCF et Alstom, ne sera finalement pas mis en circulation avant début 2026.
Ce retard est dû aux procédures d’homologation plus longues que prévu et à la nécessité de finaliser les essais techniques. Ce contretemps place les acteurs du projet dans une course contre la montre, alors que ce train devait symboliser le renouveau du ferroviaire en France.
Présenté comme plus écologique, plus spacieux et plus performant, le TGV M devait effectuer ses premiers trajets entre Paris, Lyon et Marseille dès 2025. Il devait notamment être opérationnel à l’occasion des Jeux Olympiques de Paris 2024, mais le programme a déjà accumulé un an de retard.
Les ambitions restent élevées : la SNCF a commandé 115 rames pour un montant total de 3,5 milliards d’euros. Ce train promet une réduction de 20 % de sa consommation énergétique, 20 % de places supplémentaires et une accessibilité améliorée pour les personnes à mobilité réduite. Pourtant, avant d’accueillir ses premiers voyageurs, le TGV M doit encore franchir plusieurs étapes de validation technique.
Une homologation plus complexe que prévu pour le TGV M
Depuis 2023, des essais sont réalisés sur le réseau national pour tester la capacité du TGV M à rouler jusqu’à 320 km/h en conditions réelles. Ces tests sont cruciaux pour garantir la sécurité et la performance du train. Cependant, avant toute mise en service, il est impératif d’obtenir une autorisation de mise sur le marché.
Cette validation est délivrée par l’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer (ERA), après examen des résultats des essais par l’Établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF). D’après les prévisions, le processus de certification ne pourra commencer qu’en septembre 2025 et nécessitera environ cinq mois, rendant impossible une mise en service avant début 2026.
Une mobilisation renforcée pour tenir le calendrier
Consciente des défis à relever, la SNCF Voyageurs a décidé de renforcer ses équipes en créant une task force dédiée pour accélérer les démarches administratives et techniques. L’entreprise et Alstom mettent tout en œuvre pour respecter l’échéance de 2026, mais le calendrier reste incertain, comme l’indique les Echos.
L’année 2025 sera déterminante, avec la finalisation des tests et le lancement des procédures d’homologation. La SNCF et Alstom espèrent pouvoir affiner le planning de déploiement au cours des prochains mois.
Même après son lancement en 2026, le TGV M ne sera pas immédiatement disponible sur toutes les lignes. La SNCF prévoit une mise en service progressive, avec une cadence de 12 rames livrées par an à partir de 2027. L’objectif est d’équiper l’ensemble du réseau d’ici 2032, en remplaçant progressivement les rames les plus anciennes.
Malgré les retards, le projet reste stratégique pour l’avenir du transport ferroviaire en France. Avec une meilleure efficacité énergétique et une plus grande capacité, le TGV M représente un tournant majeur pour le rail français, à condition que les délais soient tenus.