Télétravail : les nouveaux plafonds d’indemnité pour 2026 publiés par l’Urssaf

L’Urssaf fixe pour 2026 une indemnité de télétravail maximale de 72,60 euros par mois, exonérée de cotisations sociales.

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Télétravail : les nouveaux plafonds d’indemnité pour 2026 publiés par l’Urssaf. Crédit : Canva | Econostrum.info

Le montant maximal de l’indemnité forfaitaire de télétravail pour 2026 a été actualisé. Cette allocation permet aux salariés exerçant leur activité à distance d’être remboursés des frais professionnels engagés à leur domicile.

Ces plafonds, publiés sur le site Service-public.fr et confirmés par l’Urssaf, concernent les dépenses liées à l’usage professionnel d’un espace personnel, à la connexion Internet, au matériel informatique ou encore aux équipements nécessaires à l’exercice du travail à domicile.

L’indemnité forfaitaire de télétravail, versée mensuellement par l’employeur, reste exonérée de cotisations et de contributions sociales, tant que les montants ne dépassent pas les plafonds fixés. Cette exonération vise à compenser les frais réels supportés par le salarié sans générer d’avantage imposable.

Un montant modulé selon la présence ou non d’un accord collectif sur le télétravail 

En 2026, deux régimes distincts s’appliquent. En l’absence d’accord collectif, l’indemnité peut atteindre 2,70 euros par jour de télétravail, dans la limite de 59,40 euros par mois. Lorsque l’allocation est calculée sur une base mensuelle, elle est fixée à 11 euros pour un jour de télétravail hebdomadaire, soit 22 euros pour deux jours par semaine. Ces montants sont identiques à ceux appliqués en 2025.

Dans les entreprises disposant d’un accord collectif sur le télétravail, les plafonds sont légèrement plus élevés. L’indemnité peut alors atteindre 3,30 euros par jour travaillé à distance, dans la limite de 72,60 euros par mois. Si elle est calculée sur une base mensuelle, elle s’élève à 13,20 euros pour un jour de télétravail par semaine. Ces ajustements, confirmés par l’Urssaf, traduisent une revalorisation d’environ un demi pour cent par rapport à l’année précédente.

L’allocation couvre l’ensemble des dépenses liées au télétravail : électricité, chauffage, forfait Internet, mobilier ou matériel informatique. L’Urssaf distingue trois grandes catégories de frais : les dépenses fixes et variables liées à l’usage d’un local professionnel à domicile, les coûts de connexion et de fournitures, ainsi que les dépenses d’aménagement d’un espace dédié.

Le versement de cette indemnité reste facultatif. L’entreprise n’a aucune obligation de la proposer, sauf disposition contraire prévue dans un accord collectif, une convention de branche ou un avenant au contrat de travail. Si les plafonds sont dépassés, l’exonération de cotisations n’est maintenue qu’à la condition que les frais réels soient justifiés par le salarié. Ce dispositif vise à encadrer le remboursement des dépenses professionnelles engagées dans le cadre du télétravail, tout en assurant un équilibre entre les obligations des employeurs et la compensation des coûts pour les salariés.

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