Selon une étude menée par l’Association pour l'emploi des cadres (Apec), la majorité des entreprises en France n’ont pas remis en cause leur politique de télétravail en 2025.
Cette étude a révélé que 89% des entreprises interrogées n’ont pas modifié leur politique en matière de télétravail l’an dernier, et 2% ont même augmenté le nombre de jours autorisés à distance. Seules 9% des entreprises ont restreint ou supprimé le travail à distance qui reste donc largement ancré dans les pratiques des entreprises françaises.
Ce constat est valable, malgré les récentes annonces de quelques grands groupes, comme Ubisoft, Stellantis, ou Société Générale, qui ont limité le télétravail ou ont exigé un retour complet des salariés dans leurs locaux. Ces cas restent cependant minoritaires par rapport à l’ensemble des entreprises françaises. Selon l’Apec, les grandes entreprises sont plus sensibles à la question de la réduction du travail à distance, compte tenu de leur structure et des impacts sur l’organisation.
Impact du télétravail sur la productivité et la qualité de vie
L’enquête de l’Apec montre également que la question de la productivité des salariés en télétravail n’est pas tranchée. Un peu plus de 10% des entreprises estiment que les ceux qui travaillent à distance sont moins efficaces, en particulier parmi les petites et très petites entreprises. Cependant, une majorité d’entre elles s’accorde à dire que le télétravail améliore la qualité de vie au travail. Ces entreprises soulignent également les bénéfices en termes de bien-être pour les salariés, ce qui peut favoriser leur engagement et réduire leur taux de turnover.

L’Apec a mis en évidence un contraste intéressant : si de nombreuses petites entreprises se montrent plus réticentes à l’idée du télétravail, notamment en raison de préoccupations concernant la productivité, les grandes entreprises, quant à elles, comprennent l’importance de cette flexibilité pour attirer et retenir des talents. Ces dernières ont, en effet, souvent plus de ressources pour accompagner la mise en place du travail à distance de manière efficace.
Malgré ces résultats, les grandes entreprises anticipent plus nettement les effets négatifs d’une réduction du télétravail, comme des difficultés à recruter ou des impacts sur l’engagement des employés. D’ailleurs, près de 50% des cadres interrogés par l’Apec ont indiqué qu’ils envisageraient de changer d’entreprise si le télétravail était supprimé.
En 2026, l’Apec prévoit que la tendance ne connaîtra pas de grands bouleversements. Seules 3% des entreprises envisagent de restreindre l’accès au télétravail, tandis que 3% prévoient de l’étendre. Les 94% restantes maintiendront leurs pratiques actuelles. Cette stabilité indique que, malgré les débats sur l’efficacité du télétravail, les entreprises continuent d’opter pour un modèle hybride ou totalement à distance, en fonction de leur activité et de la nature des missions.








