La taxe Zucman fait débat en France depuis plusieurs jours. Pierre Moscovici, président de la Cour des comptes, a déclaré le 19 septembre 2025 que les Français les plus fortunés devraient être appelés à contribuer davantage au redressement des finances publiques, dans le cadre du budget 2026. Toutefois, l’économiste ne s’est pas prononcé sur la taxe Zucman.
Selon lui, il est légitime que ceux qui disposent de grandes ressources participent à l’effort national pour réduire le déficit public, sans pour autant augmenter de manière excessive les impôts déjà élevés en France. Moscovici a précisé que la France devait se tourner principalement vers des économies en dépenses plutôt que vers une augmentation de la fiscalité.
Le gouvernement a déjà mis en place une politique de réduction des déficits, avec l’objectif de ramener le déficit public à 3 % du PIB d’ici 2029. Cependant, le président de la Cour des comptes estime qu’il est nécessaire d’impliquer davantage les plus riches pour qu’ils participent, même de manière modeste, à cet effort collectif.
Un appel à la contribution des plus aisés
Dans une interview sur Public Sénat, Pierre Moscovici a souligné l’importance de solliciter les plus fortunés, afin de répondre à un sentiment d’injustice croissant parmi la population. Il a évoqué la nécessité de corriger la perception que certaines personnes sont exemptées des efforts financiers demandés aux autres citoyens. Selon lui, même une contribution modeste, telle que 1 ou 2 %, serait suffisante. Il a mis en avant cette question rhétorique : « Si on vous dit 1 ou 2%, c’est un peu, non ? ». L’idée étant de faire participer ceux qui ont les moyens de contribuer sans que cela ne soit un fardeau excessif.
Pierre Moscovici a également insisté sur le fait que l’augmentation continue des impôts n’est pas la solution à long terme pour assainir les finances publiques. Il a expliqué que la France, avec un taux de prélèvements obligatoires déjà élevé, devrait privilégier des économies en dépenses publiques pour parvenir à réduire son déficit et à stabiliser sa dette.
La question de la taxe Zucman
Bien que Pierre Moscovici ait appelé à une contribution des plus riches, il ne s’est pas prononcé directement sur la taxe « Zucman », qui fait débat. Proposée par certains partis politiques, cette taxe viserait à imposer une taxe annuelle de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros. La taxe Zucman fait actuellement débat dans le cadre du budget 2026.
Moscovici n’a pas évoqué directement cette taxe, mais son appel à la solidarité des plus riches pourrait en partie répondre à la philosophie derrière la proposition de Gabriel Zucman, économiste qui milite pour une fiscalité plus progressive sur les grandes fortunes.
L’impact des propositions sur l’économie française
Les propositions concernant une fiscalité accrue pour les plus riches soulèvent des questions importantes pour l’avenir économique de la France. Pierre Moscovici, tout en insistant sur la nécessité d’un équilibre budgétaire, semble privilégier une solution plus mesurée que celle d’une augmentation des impôts pour l’ensemble de la population. Toutefois, l’idée d’une taxation accrue des grandes fortunes, comme le propose la taxe Zucman, continue de diviser les responsables politiques.
Dans ce contexte, les tensions autour de la gestion des finances publiques risquent de perdurer, d’autant plus que la question de la répartition de l’effort fiscal est au cœur des préoccupations de nombreux citoyens et partis politiques. Alors que la France s’efforce de respecter ses engagements européens, la question de la fiscalité et de l’équité sociale sera sans doute un point clé des discussions à venir.







