Dans le cadre du budget 2025, le gouvernement a fait part de sa volonté de rétablir la taxe sur l’électricité à son niveau d’avant la pandémie de Covid-19. Toutefois, étant donné la situation politique actuelle, le gouvernement se dit prêt à faire des efforts.
Lors de leur séance de travail tenue le 17 octobre, les députés de la commission des finances ont rejeté l’article qui prévoit une hausse de la taxe sur l’électricité en 2025. Le 26 novembre, c’est au tour des sénateurs de voter contre la proposition du gouvernement de rétablir la taxe sur l’électricité à son niveau d’avant pandémie de Covid-19.
Visant à augmenter les recettes de l’État, le gouvernement tient toujours à sa mesure. Toutefois, à cause de la motion de censure qui plane au-dessus de la tête du gouvernement Barnier, le ministre de l’Économie et des Finances, Antoine Armand, a expliqué qu’il était prêt à faire « des concessions » sur cette surtaxe, ainsi que sur les autres textes budgétaires.
Pour rappel, le plan initial du gouvernement consistait à augmenter la taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité (TICFE) à un niveau supérieur à celui d’avant la crise. Pour rappel, cette taxe était de 32,44 €/MWh, avant d’être abaissée à 0,5 euro par mégawattheure pour protéger le pouvoir d’achat des Français. Ce n’est qu’en 2024 qu’elle a été réaugmentée pour atteindre 22,50 €/MWh après une hausse de 70%.
« Quelles que soient les différences de valeur qu’on a, on est aujourd’hui face à une situation extrêmement grave pour le pays. Le Premier ministre a parlé de tempête. Ce n’est pas un mot choisi au hasard, c’est un mot qui a une résonance financière, économique et budgétaire, et nous sommes évidemment prêts à des concessions pour éviter cette tempête », a expliqué Antoine Armand lors de sa prise de parole sur BFMTV/RMC ce jeudi 28 novembre.
Le RN réclame des engagements concernant l’abandon de la taxe sur l’électricité
Alors que du côté du gouvernement, on parle d’un risque de « shutdown » en cas de non-vote du budget 2025, Marine Le Pen estime, quant à elle, que la France n’est absolument pas exposée à un tel risque : « Non, il n’y a pas de risque de “shutdown” à l’américaine en cas de censure du budget », a déclaré la présidente du groupe Rassemblement national à l’assemblée. Cette dernière a d’ailleurs annoncé qu’elle voterait en faveur d’une motion de censure.
La chef du RN a également demandé au gouvernement des « engagements clairs et fermes sur l’abandon des 3 milliards d’euros de hausses du prix de l’électricité (au budget de l’Etat), l’abandon du déremboursement de nouveaux médicaments et de la désindexation des retraites ».