Taxe foncière : les avis arrivent bientôt, voici comment réduire sa facture de moitié

En 2025, de nombreux propriétaires verront encore leur taxe foncière grimper, mais certains dispositifs permettent de limiter, voire de réduire significativement la facture.

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Taxe foncière : l’impôt risque d'augmenter discrètement, sans que les propriétaires en soient informés. Crédit : Reuters | Econostrum.info

Chaque automne, les propriétaires français attendent avec appréhension l’arrivée de leur avis de taxe foncière, prévue cette année entre le 1er et le 9 octobre 2025. Un impôt local qui pèse lourd sur le budget, avec ses hausses régulières. Pourtant, un dispositif peu connu permet, sous conditions, d’alléger cette facture, voire de récupérer une partie du trop-perçu.

La taxe foncière est calculée à partir de la valeur locative cadastrale du logement, revalorisée chaque année en fonction de l’inflation, puis multipliée par le taux fixé par chaque commune. En 2025, la revalorisation nationale a été limitée à +1,7 %, contre +3,9 % en 2024 et +7,1 % en 2023, ce qui avait fortement pénalisé les propriétaires.

Autre bonne nouvelle : seules 2,6 % des communes ont choisi d’augmenter leur taux cette année. La plupart des grandes villes n’y ont pas touché, mais de nombreuses petites communes ont tout de même procédé à de légères hausses, généralement inférieures à 2 %. Une exception se distingue à Gandrange, en Moselle, où l’augmentation a été plus importante.

Malgré cette accalmie, certaines zones restent très lourdement taxées. Dans le Nord et le Pas-de-Calais, par exemple, les villes de Lillers (68,72 %), Wattrelos (67,2 %) et Wimereux (65,11 %) figurent parmi les plus imposées de France. Selon le courtier Meilleurtaux, dans des villes comme Saint-Étienne, Perpignan ou Le Havre, la taxe foncière peut représenter l’équivalent de deux mensualités de crédit immobilier, une charge particulièrement lourde pour de nombreux foyers.

Réduire sa taxe foncière grâce au plafonnement

Un mécanisme prévu par l’article 1391 B ter du Code général des impôts permet néanmoins de limiter cette dépense, rapporte L’Internaute. Il s’agit du plafonnement de la taxe foncière, qui autorise un remboursement de la part d’impôt dépassant 50 % des revenus du foyer fiscal.

Pour en bénéficier, le logement concerné doit être la résidence principale. Le contribuable ne doit pas avoir été soumis à l’Impôt sur la fortune immobilière l’année précédente et son revenu fiscal de référence ne doit pas dépasser un certain seuil. En 2025, ce plafond est fixé à 29 815 euros pour une personne seule, avec des majorations en fonction du nombre de parts fiscales.

La demande s’effectue via le formulaire n°2041-DPTF-SD sur le site impots.gouv.fr. Ce document, accompagné des justificatifs nécessaires, doit être envoyé à son centre des finances publiques avant le 31 décembre 2026 pour la taxe foncière 2025. Si elle est acceptée, l’administration procède à un remboursement du trop-perçu, assorti d’intérêts moratoires, précise L’Internaute.

1 réflexion au sujet de « Taxe foncière : les avis arrivent bientôt, voici comment réduire sa facture de moitié »

  1. Depuis 20 ans, les revalorisations nationales ont accru le taxe foncière de 50%. (ceci n’inclut donc pas les revalorisations de taux!). Cette taxe est largement déconnectée des prétendus supports d’indexation (par exemple, dans les Yvelines, dans le même temps les loyers (IRL) et les prix (Notaires) ont progressé d’un tiers). Pire, cette hausse de 50% s’applique indifféremment dans les zones où les prix immo explosent (littoraux) et les zones où les prix stagnent (partout ailleurs, depuis les fortes hausses du début du siècle). La taxe foncière s’apparente aujourd’hui à un « droit à l’existence -ou à la vie ». Ce droit est de plus en plus élevé. Plus encore que l’ISF, c’est un puissant facteur de désertion et de ségrégation sociale (quittez ce pays où vous ne pourrez vivre et installez-vous ailleurs). Plus il y a de pauvres et plus la TF est élevée (et vice versa). Pour économisez sur les taxes locales, le plus simple est de renoncer au droit de propriété autant pour le principal que pour le secondaire (ce que les français sont amenés à accepter de plus en plus). Il faut remplacer la TF par une taxe à taux national unique indexée sur les valeurs vénales des propriétés. Les péréquations seront définis au niveau central.

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