Taxe foncière : les propriétaires asphyxiés par un impôt en hausse constante

La taxe foncière poursuit sa progression en 2025, accentuant la pression sur les propriétaires immobiliers.

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Taxe foncière : les propriétaires asphyxiés par un impôt en hausse constante. Crédit : Canva | Econostrum.info

Chaque année, les propriétaires de biens immobiliers sont invités à payer la taxe foncière, un impôt qui pèse de plus en plus lourd sur les finances des contribuables, comme le confirment les derniers chiffres publiés par la DGFiP.

En 2024, la taxe foncière a continué de peser lourdement sur les propriétaires en France. Selon une note de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) publiée le 13 mai, les particuliers ont versé en moyenne 1 082 euros pour cet impôt local. Cela représente une hausse de 5,7 % par rapport à l’année précédente, une évolution qui reflète une tendance durable, notamment alimentée par la revalorisation automatique des bases cadastrales. 

Une recette majeure pour les collectivités

La taxe foncière a généré en 2024 53,6 milliards d’euros de recettes fiscales au total, dont 33,8 milliards payés par des particuliers. Ces derniers, au nombre de 31 millions, représentent les premiers contributeurs à cette charge, tant par leur volume que par le montant total versé. Selon les données fiscales, 73 % des locaux imposables appartiennent à des personnes physiques, et 98 % de ces biens sont des habitations.

La moyenne nationale masque de fortes disparités. Ainsi, les multipropriétaires (11 % des contribuables) ont payé en moyenne 4 095 euros de taxe foncière, contribuant à hauteur de 13,8 milliards d’euros. Les propriétaires de deux logements (17 %) ont versé 1 338 euros en moyenne, pour un total de 7,3 milliards d’euros. Pour les propriétaires d’un seul bien, la facture reste plus modérée, à 717 euros en moyenne. Autre disparité : la nature du logement. Les maisons génèrent en moyenne une taxe de 1 072 euros, contre 851 euros pour les appartements.

Une hausse de la taxe foncière liée à l’inflation

Le principal facteur de cette hausse est la revalorisation des bases cadastrales, calculées à partir de la valeur locative théorique du bien. Cette valeur est réévaluée chaque année en fonction de l’Indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). En 2024, les bases ont été relevées de 3,9 %, après 7,1 % en 2023. Selon Bercy, cette revalorisation explique 83 % de la hausse de la taxe foncière cette année. À l’inverse, les taux communaux ont peu évolué : 81 % des villes de plus de 100 000 habitants ont conservé le même taux qu’en 2023.

Pour 2025, la revalorisation des bases sera limitée à 1,7 %, un niveau nettement plus modéré. À moins d’un an des élections municipales, la majorité des maires pourraient maintenir leurs taux inchangés, limitant ainsi l’augmentation de la facture. Mais malgré cette pause relative, la trajectoire reste orientée à la hausse. Pour de nombreux propriétaires, la taxe foncière devient une charge structurelle croissante, difficile à absorber, notamment dans un contexte de hausse générale du coût de la vie.

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