D’après une étude de l’Institut national des études démographiques (Ined) publiée le 9 juillet, le taux de fécondité est en baisse en France. De moins en moins de jeunes adultes sont enclins à avoir des familles nombreuses. Une majorité préfère se limiter à deux enfants, qui risque de devenir le nouveau nombre maximal de naissances par foyer.
Dans le détail, le taux de fécondité a baissé de 20% entre 2014 et 2024. Alors qu’il s’établissait, il y a dix ans, à 2 enfants par femme, celui-ci est passé à 1,6 enfant par femme en 10 ans. L’Ined met en avant que la baisse n’est pas seulement liée à des raisons économiques, mais également à des facteurs culturels et sociaux.
Si les jeunes d’aujourd’hui continuent de vouloir concevoir des enfants, de moins en moins sont attirés par l’idée de fonder une famille nombreuse. Aujourd’hui, les femmes de moins de 30 ans sont moins nombreuses à souhaiter avoir des enfants, ce qui a fait chuter le nombre moyen d’enfants désirés de 2,6 à 1,9 en dix ans. Ainsi, la norme qui était autrefois de trois enfants par foyer est passée à deux enfants, voire moins.
Les causes de la baisse du taux de fécondité en France
Selon l’étude de l’Ined, les Français sont moins enclins à concevoir beaucoup d’enfants en raison de l’instabilité du pays. 35% des sondés âgés de 25 à 39 ans sont « très inquiets des perspectives pour les générations futures », évoquant l’incertitude économique et la crise climatique. Toutefois, 46% d’entre eux se sont dits moins préoccupés par ces facteurs.
L’étude révèle que la baisse du taux de fécondité ne concerne pas uniquement une classe sociale particulière, mais affecte l’ensemble des groupes sociaux, « quels que soient le sexe, l’âge, le pays de naissance, le niveau de diplôme, la catégorie socioprofessionnelle ou le niveau de vie ».
Les foyers se limitent désormais à un nombre maximal de deux enfants
De plus en plus de Français estiment qu’avoir deux enfants est l’idéal pour un foyer. En 2024, ils sont 65% à l’affirmer parmi les sondés âgés entre 18 et 49 ans, contre seulement 47% en 1998. Cette tendance est d’autant plus marquée chez les jeunes de 18 à 24 ans, qui souhaitent avoir en moyenne 1,9 enfant, contre 2 pour les personnes âgées entre 25 et 34 ans.
L’étude de l’Ined démontre que le souhait d’avoir une famille nombreuse, soit trois enfants ou plus, devient de plus en plus rare en France. Alors que 50% des personnes entre 18 et 49 ans voulaient avoir trois enfants en 1998, ce taux a baissé à 29% en 2024. Chez les adultes de 18 à 29 ans, seulement 16% des femmes veulent avoir 3 enfants, contre 10% des hommes. D’ailleurs, on constate une chute de 21,5% des natalités en 2024 depuis 2010. Une tendance qui n’est pas sans conséquence pour l’économie du pays.









Toute argumentation serait longue, complexe et peu ou prou partisane. Il est néanmoins loisible de constater que ces attitudes face à la natalité procèdent de facteurs très divers bien évidemment structurants de la société :
– rejet des hommes politiques entraînant un défaut de motivation par manque de repères.
– omnipotence et minutie administrative, défecteurs de l’esprit d’entreprise
– horizons professionnels limités
– baisse de la culture générale qui reste un élément capital de la pertinence des jugements individuels.
Tout cela est évidemment critiquable et ne reflète qu’une opinion.