À partir du 1er juillet 2025, la Banque de France appliquera de nouveaux taux d’usure ajustés. Rappelons que ces révisions surviennent tous les trois mois, encadrant les taux d’intérêt appliqués par les établissements qui effectuent des prêts, tels que les banques.
Ainsi, dès le 1er juillet, le taux annuel effectif global (TAEG) ne pourra dépasser un plafond de 4,32% pour un crédit d’une durée inférieure à 10 ans, contre 4,51 % au 2e trimestre de 2025. Pour un crédit allant de 10 à 20 ans, le taux maximal sera de 5,03% contre 5,45% précédemment, tandis que, pour un emprunt qui dépasse les 20 ans, le nouveau plafond sera de 5,08%, alors qu’il s’établissait à 5,31%.
Ces limites sont destinées à protéger les emprunteurs contre des taux trop élevés, qui pourraient nuire à leur capacité de remboursement. La révision affecte également les prêts à taux variable, dont le nouveau seuil maximal s’établit désormais à 5,37%, contre 5,64% auparavant.
Quant au taux d’usure des prêts relais, celui-ci passe de 6,39% au 2e trimestre de 2025 à 6,31% dès le 1er juillet. À noter que ces nouveaux taux concernent les prêts immobiliers et prêts travaux d’un montant supérieur à 75 000 euros, comme l’indiquent lesfurets.com. D’autre part, on constate une hausse en ce qui concerne les taux d’usure des crédits à la consommation et prêts travaux inférieurs à 75 000 euros.
Au 3e trimestre de 2025, à partir du 1er juillet, le taux passe de 23,24% à 23,39% pour un prêt inférieur à 3 000 euros. Pour les prêts dont le montant se situe entre 3 000 euros et 6 000 euros, le taux d’usure passe de 15,67% à 15,79%. Enfin, pour les prêts supérieurs à 6 000 euros, le taux est désormais de 8,69% contre 8,63%.
Quelles sont les conséquences de cette baisse des taux d’usure sur les emprunteurs ?
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la baisse du taux d’usure n’entraîne pas systématiquement une baisse des taux d’intérêts des prêts immobiliers. Cependant, elle rend complexe le financement de certains projets immobiliers, tels que ceux qui incluent une assurance emprunteur coûteuse, des frais annexes importants ou encore un taux nominal qui se rapproche du taux d’usure, comme l’indiquent lesfurets.com.
La meilleure solution pour continuer à profiter des meilleurs taux malgré cette révision est de faire jouer la concurrence. Les emprunteurs sont invités à comparer les offres de plusieurs organismes bancaires pour trouver celui qui offre le meilleur taux. Si une autre banque propose un taux plus intéressant, il est possible de négocier avec sa banque pour obtenir un ajustement.








