Tabac : vers l’interdiction de fumer dans les terrasses et autres lieux publics en France et en Europe ?

La Commission européenne propose d’étendre les zones sans tabac à divers espaces extérieurs comme les terrasses et les abords des écoles, suscitant des réactions variées. Bien que soutenue par plusieurs États, cette initiative divise au Parlement européen, entre préoccupations de santé publique et défense des libertés individuelles.

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Photo d'une cigarette allumée pour évoquer la thématique du tabac en France
Tabac : vers l'interdiction de fumer dans les terrasses et autres lieux publics en France et en Europe ? | Econostrum.info

La lutte contre le tabagisme prend un nouveau tournant en Europe, avec des discussions autour d’une extension des zones sans tabac. La Commission européenne a proposé le 3 décembre de nouvelles restrictions qui pourraient transformer la réglementation actuelle dans plusieurs pays membres.

En effet, cette commission recommande d’interdire la cigarette dans plusieurs espaces publics extérieurs tels que les terrasses de cafés et restaurants, les abords des écoles, des hôpitaux, des arrêts de bus, ainsi que dans les parcs d’attractions et aires de jeux. L’objectif est de protéger les non-fumeurs, notamment les enfants, des effets du tabagisme passif et de répondre à l’augmentation de l’usage des produits émergents, comme les cigarettes électroniques et le tabac chauffé.

Ces produits, bien qu’étant perçus comme des alternatives moins nocives au tabac traditionnel, suscitent de plus en plus d’inquiétudes. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment alerté sur leurs effets néfastes, notamment des risques accrus de maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Des recommandations qui divisent en Europe

La recommandation européenne a reçu un large soutien des États membres, à l’exception notable de l’Allemagne et de la Grèce. L’Allemagne, invoquant l’autonomie de ses régions, s’est abstenue, tandis que la Grèce a demandé davantage de données scientifiques avant d’adopter de nouvelles règles. En France, la ministre Geneviève Darrieussecq a soutenu ces mesures, appelant à une évolution de la législation pour inclure tous les produits émergents et réduire leur attrait chez les jeunes.

Cependant, cette proposition a rencontré des résistances au Parlement européen. Une résolution similaire a été rejetée, illustrant des divergences entre les partisans d’une réglementation stricte et ceux craignant une atteinte aux libertés individuelles. Ce rejet, marqué par des alliances inattendues, reflète la complexité du débat autour du tabac.

Vers une génération sans tabac d’ici 2040

L’Union européenne vise une génération sans tabac d’ici 2040, où moins de 5 % de la population consommerait du tabac. Bien que les États membres soient libres d’adopter ou non ces recommandations, elles pourraient influencer durablement les politiques nationales. Pour les eurodéputés favorables à ces mesures, créer des environnements sans tabac est crucial pour protéger les plus jeunes et réduire les risques sanitaires. Reste à voir comment ces propositions seront mises en œuvre et acceptées dans les différents pays. Ce débat met en lumière un enjeu clé de santé publique, confrontant des impératifs de protection sanitaire aux préoccupations liées à la liberté individuelle.

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