Le dimanche 1er juin 2025 marque une nouvelle étape dans l’évolution des prix du tabac en France. Plusieurs marques de cigarettes subissent une augmentation de tarif, conséquence de la publication au Journal officiel d’un arrêté du 9 mai précisant les nouveaux prix de vente au détail des tabacs manufacturés.
Ces hausses interviennent dans un contexte de baisse historique du nombre de fumeurs et d’initiatives gouvernementales pour limiter la consommation de tabac, notamment dans l’espace public. Parmi les augmentations notables, on observe une hausse de 55 à 85 centimes pour certaines références de la gamme Kings Collection de Philip Morris.
Les Marlboro Red et Gold Collection passent quant à elles de 10,40 à 10,95 euros pour un paquet de 20 cigarettes. Même constat pour les Marlboro Fresh, également touchées par la revalorisation. Certaines marques connaissent une évolution plus marquée encore : les Chesterfield Red, conditionnées en paquets de 30 unités, voient leur prix grimper de 80 centimes. C’est ce qu’on peut lire dans l’Arrêté du 9 mai 2025 portant homologation des prix de vente au détail des tabacs manufacturés en France.
Le tabac à tuber n’est pas épargné. Le paquet de 30 grammes de la marque Gauloises, par exemple, s’affiche désormais à 18,40 euros, contre 17,90 euros auparavant. Ces hausses concernent un large éventail de produits, bien que toutes les marques ne soient pas concernées dans la même proportion.
Une hausse des prix du tabac encadrée mais pas impulsée par le gouvernement
Dans ce contexte, une précision s’impose : ces augmentations de prix ne relèvent pas d’une décision directe du gouvernement. Bien qu’un objectif tarifaire ait été fixé à 13 euros le paquet dans le cadre du plan national de lutte contre le tabagisme adopté en 2023, « il n’y a pas de nouvelle augmentation prévue au moment où je vous parle », a affirmé Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles.
Elle justifie cette prudence par la nécessité d’éviter une flambée de la contrebande et de soutenir la transformation économique des buralistes. « Sur cette question, je suis prudente quand je vois les ravages de la contrebande de tabac, et je veux qu’on accompagne la diversification des activités des buralistes, parce que ces commerces de proximité sont indispensables. »
En parallèle, la réglementation sur les lieux où il sera possible de fumer va également se durcir. À compter du 1er juillet, il sera interdit de fumer dans de nombreux espaces extérieurs publics. Catherine Vautrin rappelle que « la liberté de fumer s’arrête là où commence le droit des enfants à respirer un air pur ». Fumer dans une zone interdite pourra désormais coûter 135 euros d’amende.








