Dans le but de préserver la qualité de l’air en France, notamment dans les grandes métropoles qui connaissent un pic de pollution, le gouvernement a instauré les zones à faibles émissions (ZFE) en 2019. Cette initiative vise à interdire la circulation des véhicules polluants dans les zones où la qualité de l’air est fortement dégradée. Or, elle est considérée comme pénalisante pour les classes moyennes à faibles revenus.
Ce lundi 12 mai, le gouvernement a organisé une rencontre avec les élus locaux dans le but de discuter de la qualité de l’air en France. Cette réunion portera également sur la réévaluation de l’efficacité des ZFE, qui sont actuellement menacées de disparaître.
Pour rappel, un amendement portant sur l’abrogation de ces zones a été adopté en commission parlementaire fin mars, soutenu par une majorité d’élus locaux, contre l’avis du gouvernement qui suggère d’autres alternatives pour épargner les foyers modestes.
Parmi elles, le maintien des ZFE dans les régions de Paris et Lyon, avec une application facultative au niveau des autres métropoles, à l’initiative des élus locaux. Une période d’adaptation sera mise en place jusqu’à décembre 2026, durant laquelle les collectivités décideront si elles souhaitent, ou non, maintenir ce dispositif.
D’autres mesures, combinées aux ZFE, ont permis de réduire la pollution de l’air entre 2017 et 2023
D’après les cabinets des ministres de la Transition écologique, de l’Aménagement des territoires et de la Santé, Agnès Pannier-Runacher, François Rebsamen et Yannick Neuder, les ZFE ne sont pas le seul levier pour lutter contre la pollution. Ils ont déclaré, le vendredi 9 mai, que la qualité de l’air a connu une amélioration entre 2017 et 2023, avec une baisse du niveau des oxydes d’azote (NOx) de 31 %, rapporte Le Figaro.
Une situation due, en partie, à la promotion des transports en commun non polluants, ou encore à l’évolution du système de chauffage. Rappelons toutefois que, selon Santé publique France, les particules fines sont la cause de 40 000 décès prématurés par an.
Cette réunion vise à engager « un dialogue constructif » et à entendre les retours des élus locaux sur l’efficacité de la mise en œuvre des ZFE. À noter que certains sont contre l’abrogation de ce dispositif et campent sur leur maintien, même si le projet de loi sur leur suspension entre en vigueur. Ces élus sont également invités à proposer des solutions alternatives pour préserver la qualité de l’air sans impacter les citoyens précaires.








