Super-promos : mauvaise nouvelle, le Sénat prolonge l’interdiction jusqu’en 2028

Le Sénat approuve l’interdiction prolongée des « super-promos » sur certains produits jusqu’en 2028, une mesure qui divise industriels et distributeurs.

Publié le
Lecture : 2 min
L'image montre une variété de produits d'hygiène et de beauté avec une grande étiquette "PROMOS%" en avant, illustrant les promotions sur ces articles.
Super-promos : mauvaise nouvelle, le Sénat prolonge l'interdiction jusqu'en 2028 | Econostrum.info

Le Sénat a validé la prolongation des restrictions sur les promotions excessives pour les produits d’hygiène et d’entretien jusqu’en 2028. Cette décision fait suite à une loi récemment adoptée, et elle vise à réguler les « super-promos » sur des articles du quotidien comme les dentifrices, lessives ou couches. Bien que l’objectif soit de mieux encadrer ces offres commerciales, cette mesure continue de susciter des débats entre les acteurs de l’industrie et les distributeurs.

Le secteur des produits de droguerie, de parfumerie et d’hygiène a connu un bouleversement avec l’adoption de la loi Descrozaille (également connue sous le nom de loi Egalim 3). Ce texte, qui a mis en place des plafonds pour les promotions, limite désormais les réductions à 34% en valeur. Auparavant, il n’était pas rare de voir des promotions allant jusqu’à 50%, voire 80%, sous des formats du type « un acheté, un offert ». L’objectif de cette mesure est de limiter les effets des promotions agressives qui faussent le marché et influencent le comportement des consommateurs.

Les tensions entre industriels et distributeurs

Cette loi divise les acteurs du marché. Les industriels, en particulier ceux qui produisent des produits d’hygiène et d’entretien, soutiennent les plafonds de promotions, affirmant que cela permet de garantir une meilleure stabilité des prix et de réduire les distorsions concurrentielles. En revanche, les distributeurs s’opposent fermement à cette régulation, arguant que ces promotions sont essentielles pour stimuler les ventes et attirer les consommateurs, notamment dans un contexte économique difficile. La bataille s’est intensifiée avec la proposition des députés d’assouplir ces restrictions, notamment en augmentant le plafond des promotions à 40%.

Les discussions autour de la loi et les compromis

Le texte a été largement débattu à l’Assemblée nationale, où une proposition visant à relâcher les restrictions a vu le jour. Cependant, après des discussions, le texte a finalement été modifié pour maintenir l’encadrement des promotions jusqu’au 15 avril 2028, sans passer à 40% comme prévu initialement, rapporte BFMTV. Le Sénat, dans sa version, a confirmé le maintien du plafond à 34%, sans accepter la proposition de relèvement. La situation est désormais en suspens, une commission mixte paritaire devant se réunir pour trancher sur les différends entre les deux chambres du Parlement.

L’avenir des « super-promos » : une solution équilibrée à trouver

Le secteur des promotions commerciales pourrait connaître une nouvelle évolution si un compromis est trouvé entre les députés et les sénateurs. En attendant, l’issue de ce débat aura un impact direct sur les pratiques commerciales des grandes surfaces et leur capacité à offrir des réductions attractives. Pour les consommateurs, cela pourrait signifier la fin des promotions exceptionnelles mais, dans le même temps, garantir une stabilité des prix sur le long terme.

Le débat sur les « super-promos » dans les supermarchés reste très actuel, avec des implications importantes pour les industriels et les distributeurs. Le prolongement de l’interdiction jusqu’en 2028 soulève des questions sur l’équilibre entre la nécessité de réguler le marché et la volonté de stimuler la consommation par des promotions agressives. Le compromis final entre les deux chambres parlementaires pourrait redéfinir les pratiques commerciales à venir.

Laisser un commentaire

Partages