{"id":114745,"date":"2026-10-30T10:43:00","date_gmt":"2026-10-30T09:43:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=114745"},"modified":"2026-10-29T17:49:54","modified_gmt":"2026-10-29T16:49:54","slug":"chomage-a-t-il-atteint-son-sommet-en-suisse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/chomage-a-t-il-atteint-son-sommet-en-suisse\/","title":{"rendered":"Le ch\u00f4mage a-t-il atteint son sommet en Suisse ? Plusieurs indicateurs laissent esp\u00e9rer un changement de cap"},"content":{"rendered":"\n

Jusqu\u2019\u00e0 450 postes menac\u00e9s chez Sunrise, des r\u00e9ductions d\u2019effectifs chez UBS, 110 emplois administratifs vis\u00e9s \u00e0 La Poste\u2026 Pour les salari\u00e9s, les annonces des derni\u00e8res semaines ont de quoi inqui\u00e9ter. Elles ne racontent pourtant qu\u2019une partie de ce qui se passe dans les entreprises suisses.<\/p>\n\n\n\n

En parall\u00e8le de ces restructurations, des employeurs recrutent et certains m\u00e9tiers voient leurs offres progresser. Les experts interrog\u00e9s par Blick envisagent ainsi une prochaine baisse du ch\u00f4mage, apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es de hausse.<\/p>\n\n\n\n

Des premiers signes de stabilisation<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

En septembre 2026, la Suisse comptait 140\u2019480 ch\u00f4meurs inscrits, soit 1\u2019064 de moins qu\u2019en ao\u00fbt, selon le Secr\u00e9tariat d\u2019\u00c9tat \u00e0 l\u2019\u00e9conomie (SECO). Le taux de ch\u00f4mage est rest\u00e9 \u00e0 3,0 %, ou 3,1 % apr\u00e8s correction des variations saisonni\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n

Le nombre de postes vacants annonc\u00e9s aux offices r\u00e9gionaux de placement a, lui, progress\u00e9 : 44\u2019199 places \u00e9taient signal\u00e9es en septembre, soit 466 de plus qu\u2019un mois auparavant. Les inscriptions au ch\u00f4mage restent toutefois sup\u00e9rieures de 5,4 % \u00e0 celles de septembre 2025.<\/p>\n\n\n\n

Pour Jan-Egbert Sturm, directeur du Centre de recherches conjoncturelles de l\u2019EPF de Zurich, il faut aussi regarder les emplois qui se cr\u00e9ent. \u00ab Se focaliser uniquement sur les licenciements est toutefois trop r\u00e9ducteur \u00bb, explique-t-il \u00e0 Blick<\/a>. Il souligne notamment la bonne tenue des exportations et de la consommation priv\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n

Le travail temporaire reprend des couleurs<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

Autre signe encourageant : le travail temporaire retrouve une dynamique favorable apr\u00e8s trois ann\u00e9es difficiles. Pour les sp\u00e9cialistes du recrutement, son \u00e9volution donne une indication pr\u00e9cieuse sur les intentions des entreprises.<\/p>\n\n\n\n

Lorsque l\u2019activit\u00e9 repart, les employeurs commencent souvent par engager du personnel temporaire. Si les commandes et les perspectives se maintiennent, ces besoins peuvent ensuite d\u00e9boucher sur des postes fixes.<\/p>\n\n\n\n

Raphael Schmid, directeur du groupe de placement Interiman, constate cette am\u00e9lioration sur le terrain. \u00ab Les entreprises recrutent aujourd\u2019hui davantage que ces derni\u00e8res ann\u00e9es \u00bb, affirme-t-il. Elles restent n\u00e9anmoins s\u00e9lectives et prudentes dans leurs choix.<\/p>\n\n\n\n

La diminution des demandes de ch\u00f4mage partiel va dans le m\u00eame sens. Ce recul peut pr\u00e9c\u00e9der de plusieurs mois une am\u00e9lioration des chiffres du ch\u00f4mage, rappelle l\u2019article de Blick.<\/p>\n\n\n\n

Des m\u00e9tiers qui recrutent, d\u2019autres sous pression<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

La reprise ne se dessine pas partout au m\u00eame rythme. Les offres continuent de progresser dans l\u2019artisanat et les m\u00e9tiers techniques, tandis que les besoins diminuent dans les centres d\u2019appels, la traduction ou les fonctions administratives de back-office.<\/p>\n\n\n\n

L\u2019intelligence artificielle et l\u2019automatisation participent \u00e0 ces transformations. Sunrise pr\u00e9voit notamment de s\u2019appuyer davantage sur ces technologies dans le cadre de sa r\u00e9organisation.<\/p>\n\n\n\n

Dans les banques, les suppressions de doublons li\u00e9es \u00e0 l\u2019int\u00e9gration de Credit Suisse chez UBS p\u00e8sent aussi sur l\u2019emploi. Le taux de ch\u00f4mage de la branche est pass\u00e9 de 3,1 % \u00e0 3,7 % en douze mois. Les perspectives d\u00e9pendent donc encore beaucoup du m\u00e9tier exerc\u00e9 et du secteur dans lequel on cherche.<\/p>\n\n\n\n

Une l\u00e9g\u00e8re baisse attendue en 2027<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

Les pr\u00e9visions f\u00e9d\u00e9rales donnent toutefois une direction plus favorable pour l\u2019ensemble du pays. Le groupe d\u2019experts de la Conf\u00e9d\u00e9ration table sur un taux de ch\u00f4mage <\/a>de 3,1 % en moyenne en 2026, puis de 3,0 % en 2027.<\/p>\n\n\n\n

Ces projections accompagnent une croissance \u00e9conomique attendue \u00e0 1,7 % cette ann\u00e9e, contre 0,9 % pr\u00e9vu en juin. Le commerce ext\u00e9rieur et la consommation soutiennent l\u2019activit\u00e9. Pour 2027, les experts anticipent une croissance de 1,6 %, avec une reprise de la demande mondiale susceptible de profiter aux entreprises suisses<\/a>.<\/p>\n\n\n\n

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Depuis plusieurs semaines, les licenciements massifs se succ\u00e8dent et font les gros titres. Un vent d'espoir souffle pourtant sur le march\u00e9 du travail suisse: de l'avis unanime des experts, la courbe du ch\u00f4mage pourrait s'inverser tr\u00e8s prochainement. https:\/\/t.co\/MWqNxYkXwa<\/a><\/p>— Blick Actualit\u00e9 & Sport (@Blick_media) October 29, 2026<\/a><\/blockquote>