{"id":114719,"date":"2026-10-28T10:25:00","date_gmt":"2026-10-28T09:25:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=114719"},"modified":"2026-10-27T17:43:53","modified_gmt":"2026-10-27T16:43:53","slug":"emploi-heures-suisse-travail","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/emploi-heures-suisse-travail\/","title":{"rendered":"Ils ont un emploi, mais pas assez d\u2019heures : en Suisse, 261\u2019000 personnes voudraient travailler davantage"},"content":{"rendered":"\n
En Suisse, 261\u2019000 personnes \u00e9taient en situation de sous-emploi en 2025, soit 5,1 % de la population active. Elles occupaient un emploi \u00e0 temps partiel, souhaitaient augmenter leur taux d\u2019activit\u00e9 et \u00e9taient disponibles pour le faire.<\/p>\n\n\n\n
Ce d\u00e9calage entre le travail effectu\u00e9 et celui que l\u2019on voudrait accomplir concerne des profils tr\u00e8s diff\u00e9rents. L\u2019\u00e9tude de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique montre toutefois que les femmes, les m\u00e8res et les personnes employ\u00e9es dans certaines branches sont davantage expos\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n
Les personnes en sous-emploi travaillaient en moyenne \u00e0 45 %. Pour une partie d\u2019entre elles, l\u2019augmentation souhait\u00e9e repr\u00e9sente un volume important : un quart d\u2019entre elles souhaitait travailler entre 11 et 20 heures de plus par semaine. Une proportion presque identique souhaitait d\u00e9passer les 20 heures suppl\u00e9mentaires.<\/p>\n\n\n\n
Additionn\u00e9es, les heures de travail souhait\u00e9es repr\u00e9senteraient 92\u2019000 \u00e9quivalents plein temps, a calcul\u00e9 l\u2019OFS. Les plus jeunes se distinguent aussi dans leurs attentes : parmi les personnes en sous-emploi, ils sont davantage attir\u00e9s par le plein temps.<\/p>\n\n\n\n
Les femmes repr\u00e9sentent 185\u2019000 des personnes en sous-emploi, contre 76\u2019000 hommes, souligne l\u2019\u00e9tude<\/a>. Le taux atteint 7,6 % chez les femmes actives, contre 2,8 % chez les hommes.<\/p>\n\n\n\n L\u2019OFS relie notamment cet \u00e9cart au recours beaucoup plus fr\u00e9quent au temps partiel chez les femmes. En 2025, 58,6 % des femmes en emploi travaillaient selon ce rythme, contre 20,9 % des hommes.<\/p>\n\n\n\n La pr\u00e9sence d\u2019enfants fait appara\u00eetre des diff\u00e9rences suppl\u00e9mentaires. Le taux de sous-emploi des m\u00e8res atteint 8,5 % lorsque le plus jeune enfant a moins de sept ans. Il monte \u00e0 10,7 % quand celui-ci a entre sept et quatorze ans.<\/p>\n\n\n\n Chez les hommes, la tendance s\u2019inverse. Les p\u00e8res pr\u00e9sentent un taux proche de 2 %, inf\u00e9rieur aux 3 % observ\u00e9s chez les hommes sans enfant de moins de quinze ans.<\/p>\n\n\n\n La nationalit\u00e9 distingue \u00e9galement les situations. Le taux de sous-emploi s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 6,4 % parmi les personnes \u00e9trang\u00e8res, contre 4,5 % parmi les Suisses. Les femmes \u00e9trang\u00e8res sont particuli\u00e8rement concern\u00e9es, avec un taux de 10,2 %, contre 6,7 % pour les Suissesses.<\/p>\n\n\n\n Le m\u00e9tier exerc\u00e9 compte aussi. La branche des m\u00e9nages priv\u00e9s en tant qu\u2019employeurs affiche la proportion la plus \u00e9lev\u00e9e de personnes en sous-emploi : 13,3 %. Elle comprend notamment le personnel de m\u00e9nage, les nounous et les aides \u00e0 domicile employ\u00e9s par des particuliers.<\/p>\n\n\n\n Le sous-emploi d\u00e9passe \u00e9galement 10 % dans les arts, spectacles et activit\u00e9s r\u00e9cr\u00e9atives (12,3 %) et dans les autres activit\u00e9s de services (10,6 %). Ces secteurs ont un point commun relev\u00e9 par l\u2019OFS : le temps partiel y occupe une place sup\u00e9rieure \u00e0 la moyenne.<\/p>\n\n\n\n Pour augmenter leur activit\u00e9, une partie des personnes concern\u00e9es recherchent un nouvel emploi ou un poste suppl\u00e9mentaire. Elles \u00e9taient 35 % \u00e0 entreprendre cette d\u00e9marche en 2025, contre 9 % parmi les personnes qui n\u2019\u00e9taient pas en sous-emploi.<\/p>\n\n\n\n Parmi celles qui cherchaient un poste, 38,9 % citaient un salaire <\/a>jug\u00e9 trop bas comme motivation. Le souhait d\u2019effectuer davantage d\u2019heures dans leur emploi <\/a>actuel arrivait ensuite, \u00e0 30 %, suivi de la volont\u00e9 d\u2019ajouter des heures \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de leur activit\u00e9, \u00e0 28,6 %.<\/p>\n\n\n\nLe personnel employ\u00e9 par des particuliers en premi\u00e8re ligne<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
Plus d\u2019un tiers cherchent un autre emploi ou un poste en plus<\/strong><\/h2>\n\n\n\n