{"id":114656,"date":"2026-10-22T08:07:00","date_gmt":"2026-10-22T06:07:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=114656"},"modified":"2026-10-21T18:17:33","modified_gmt":"2026-10-21T16:17:33","slug":"indemnisation-la-suisse-chomage-partiel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/indemnisation-la-suisse-chomage-partiel\/","title":{"rendered":"De 24 \u00e0 12 mois d\u2019indemnisation : la Suisse veut r\u00e9duire la voilure sur le ch\u00f4mage partiel"},"content":{"rendered":"\n
Mercredi 21 octobre 2026, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a annonc\u00e9 vouloir revenir progressivement aux r\u00e8gles habituelles du ch\u00f4mage partiel. Dans son viseur : la dur\u00e9e maximale d\u2019indemnisation, port\u00e9e temporairement \u00e0 24 mois, contre 12 mois en temps normal.<\/p>\n\n\n\n
Pour les entreprises qui tournent au ralenti, cette dur\u00e9e compte. Elle leur permet de conserver leurs \u00e9quipes en attendant la reprise de leur activit\u00e9. Les r\u00e8gles pour le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e prochaine restent \u00e0 pr\u00e9ciser.<\/p>\n\n\n\n
\u00c0 ce stade, le plafond exceptionnel de 24 mois d\u2019indemnisation est maintenu jusqu\u2019au 31 janvier 2027, comme le rapporte Blick<\/a>. Les entreprises concern\u00e9es continuent donc de b\u00e9n\u00e9ficier des dispositions actuelles, sous r\u00e9serve de remplir les conditions d\u2019octroi.<\/p>\n\n\n\n La prochaine \u00e9ch\u00e9ance se situe en d\u00e9cembre 2026. Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral examinera alors si la situation justifie une nouvelle prolongation \u00e0 partir de f\u00e9vrier et, dans ce cas, quelle dur\u00e9e maximale retenir. Il \u00e9tudiera \u00e9galement les \u00e9tapes d\u2019un retour au plafond ordinaire de 12 mois courant 2027. Le calendrier pr\u00e9cis d\u00e9pendra de l\u2019\u00e9volution \u00e9conomique.<\/p>\n\n\n\n Ces chiffres d\u00e9signent une dur\u00e9e maximale de perception. Le r\u00e9gime habituel pr\u00e9voit 12 mois d\u2019indemnisation sur une p\u00e9riode de deux ans : chaque entreprise doit toujours faire examiner sa situation pour acc\u00e9der au dispositif.<\/p>\n\n\n\n Si le gouvernement envisage de resserrer les r\u00e8gles, c\u2019est parce que les perspectives se sont am\u00e9lior\u00e9es. Les experts de la Conf\u00e9d\u00e9ration pr\u00e9voient d\u00e9sormais 1,7 % de croissance en 2026, contre 0,9 % encore attendu en juin. Pour 2027, leur pr\u00e9vision reste fix\u00e9e \u00e0 1,6 %.<\/p>\n\n\n\n Cette am\u00e9lioration devrait aussi se retrouver sur le march\u00e9 de l\u2019emploi. Le taux de ch\u00f4mage moyen est attendu \u00e0 3,1 % cette ann\u00e9e, puis \u00e0 3 % en 2027. Des perspectives qui donnent \u00e0 Berne des arguments pour pr\u00e9parer la sortie des mesures exceptionnelles.<\/p>\n\n\n\n La prudence reste toutefois de mise. Le prix de l\u2019\u00e9nergie, les tensions g\u00e9opolitiques et les incertitudes commerciales pourraient encore peser sur l\u2019activit\u00e9. Ces pr\u00e9visions restent donc expos\u00e9es \u00e0 des \u00e9v\u00e9nements capables de modifier la trajectoire \u00e9conomique.<\/p>\n\n\n\n Un autre changement se pr\u00e9pare, avec un calendrier diff\u00e9rent. Actuellement, les entreprises supportent un jour ouvrable par mois au titre du d\u00e9lai d\u2019attente, la franchise de l\u2019employeur dans le dispositif.<\/p>\n\n\n\n Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral envisage de revenir \u00e0 trois jours d\u00e8s 2028. La part des co\u00fbts assum\u00e9e par les entreprises augmenterait donc. Une consultation publique sur cette modification est pr\u00e9vue au printemps 2027, et une adaptation de l\u2019ordonnance sur l\u2019assurance-ch\u00f4mage sera n\u00e9cessaire.<\/p>\n\n\n\n La RHT permet de r\u00e9duire temporairement l\u2019activit\u00e9 tout en maintenant les contrats de travail<\/a>. L\u2019assurance-ch\u00f4mage <\/a>couvre alors une partie des co\u00fbts salariaux, avec l\u2019objectif d\u2019\u00e9viter des licenciements lorsque les pertes de travail sont br\u00e8ves et in\u00e9vitables. Les prestations sont vers\u00e9es \u00e0 l\u2019employeur, qui peut ainsi garder ses salari\u00e9s pendant la baisse d\u2019activit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n Les entreprises confront\u00e9es \u00e0 ces difficult\u00e9s pourront continuer \u00e0 solliciter le dispositif. Leur demande reste examin\u00e9e au cas par cas : la perte de travail doit notamment \u00eatre temporaire, exceptionnelle et ne pas relever du risque normal d\u2019exploitation.<\/p>\n\n\n\n Pour les employeurs d\u00e9j\u00e0 concern\u00e9s, les demandes et d\u00e9comptes peuvent toujours \u00eatre transmis via travail.swiss. L\u2019autorit\u00e9 cantonale r\u00e9pond aux questions sur le droit \u00e0 la RHT, tandis que la caisse de ch\u00f4mage traite celles relatives aux prestations et aux d\u00e9comptes.<\/p>\n\n\n\nUne \u00e9conomie plus solide pousse Berne \u00e0 revoir le soutien<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
Les employeurs pourraient aussi payer davantage d\u00e8s 2028<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
Le ch\u00f4mage partiel restera accessible aux entreprises en difficult\u00e9<\/strong><\/h2>\n\n\n\n