{"id":114600,"date":"2026-10-17T10:23:00","date_gmt":"2026-10-17T08:23:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=114600"},"modified":"2026-10-16T19:21:42","modified_gmt":"2026-10-16T17:21:42","slug":"suisse-made-europe-paris-berlin-conditions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/suisse-made-europe-paris-berlin-conditions\/","title":{"rendered":"Fabriqu\u00e9 en Suisse, bient\u00f4t \u00ab Made in Europe \u00bb ? Paris et Berlin entrouvrent la porte, sous conditions"},"content":{"rendered":"\n

Un produit peut \u00eatre fabriqu\u00e9 au c\u0153ur de l\u2019Europe sans b\u00e9n\u00e9ficier de la pr\u00e9f\u00e9rence que l\u2019Union europ\u00e9enne souhaite r\u00e9server \u00e0 son industrie. C\u2019est tout l\u2019enjeu du d\u00e9bat autour du \u00ab Made in Europe \u00bb, auquel la Suisse cherche \u00e0 \u00eatre associ\u00e9e. Paris et Berlin envisagent d\u00e9sormais de lui ouvrir la porte dans le secteur automobile. Les deux pays ont officialis\u00e9 leur approche commune vendredi 16 octobre 2026.<\/p>\n\n\n\n

Pour les entreprises suisses concern\u00e9es, la perspective est int\u00e9ressante. Elle s\u2019accompagnerait toutefois d\u2019engagements pr\u00e9cis, notamment sur les investissements \u00e9trangers et les mesures europ\u00e9ennes de d\u00e9fense commerciale. L\u2019ouverture reste, \u00e0 ce stade, une proposition \u00e0 n\u00e9gocier.<\/p>\n\n\n\n

Le v\u00e9ritable enjeu se joue dans les achats publics<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

Derri\u00e8re l\u2019expression \u00ab Made in Europe \u00bb, il est question d\u2019une pr\u00e9f\u00e9rence europ\u00e9enne dans les march\u00e9s publics. L\u2019id\u00e9e consiste \u00e0 favoriser certaines productions europ\u00e9ennes dans la commande publique. La d\u00e9finition du p\u00e9rim\u00e8tre est donc d\u00e9cisive : quels pays pourraient b\u00e9n\u00e9ficier de ce traitement, et \u00e0 quelles conditions ?<\/p>\n\n\n\n

La Suisse d\u00e9fend depuis plusieurs mois son inclusion dans le dispositif. Elle participe d\u00e9j\u00e0 \u00e0 une partie du march\u00e9 unique gr\u00e2ce \u00e0 ses accords sectoriels avec l\u2019Union europ\u00e9enne. Le projet franco-allemand permettrait aux biens suisses concern\u00e9s de b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un traitement comparable \u00e0 celui envisag\u00e9 pour les partenaires europ\u00e9ens retenus.<\/p>\n\n\n\n

Le Royaume-Uni, la Norv\u00e8ge, l\u2019Islande et le Liechtenstein figurent \u00e9galement dans le p\u00e9rim\u00e8tre propos\u00e9. Le document retient notamment comme r\u00e9f\u00e9rence la participation au march\u00e9 unique au 1er janvier 2020, avant la sortie britannique de l\u2019UE, intervenue le 31 janvier suivant.<\/p>\n\n\n\n

Pour Berne, plusieurs conditions \u00e0 accepter<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

Comme le rapporte Blick<\/a>, \u00e0 partir d\u2019informations de Keystone-ATS, une association formelle serait n\u00e9cessaire pour la Suisse. Elle devrait pr\u00e9voir des mesures emp\u00eachant les contournements et garantir une \u00ab r\u00e9ciprocit\u00e9 totale \u00bb.<\/p>\n\n\n\n

Autre condition importante, la Conf\u00e9d\u00e9ration devrait s\u2019aligner de mani\u00e8re dynamique sur les exigences europ\u00e9ennes concernant les investissements provenant de pays tiers et sur les mesures de d\u00e9fense commerciale pertinentes de l\u2019UE.<\/p>\n\n\n\n

Cet alignement devrait suivre les \u00e9volutions des r\u00e8gles europ\u00e9ennes au fil du temps. Pour Berne, la n\u00e9gociation porterait donc autant sur les avantages offerts \u00e0 son industrie que sur les engagements \u00e0 prendre pour les conserver.<\/p>\n\n\n\n

Un compromis qui passe aussi par les voitures de 2035<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

Cette ouverture r\u00e9sulte d\u2019un rapprochement entre deux positions longtemps diff\u00e9rentes. L\u2019Allemagne souhaitait un dispositif incluant ses partenaires commerciaux. La France d\u00e9fendait une pr\u00e9f\u00e9rence r\u00e9serv\u00e9e aux \u00c9tats membres de l\u2019Union europ\u00e9enne.<\/p>\n\n\n\n

Le compromis touche aussi aux \u00e9missions automobiles. Paris et Berlin proposent que les constructeurs r\u00e9duisent de 90 % les \u00e9missions moyennes de CO\u2082 de leurs voitures neuves d\u2019ici \u00e0 2035, par rapport \u00e0 2021, sans devoir compenser les 10 % restants. Cette suppression de l\u2019obligation de compensation constitue un assouplissement par rapport \u00e0 la proposition de la Commission europ\u00e9enne.<\/p>\n\n\n\n

Le compromis porte donc sur deux leviers. Prot\u00e9ger davantage la production europ\u00e9enne<\/a> et laisser plus de souplesse aux constructeurs dans leur trajectoire de r\u00e9duction <\/a>des \u00e9missions.<\/p>\n\n\n\n

L\u2019accord franco-allemand ne vaut pas d\u00e9cision europ\u00e9enne<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

Paris et Berlin disposent d\u2019un poids politique important, mais ils ne peuvent pas fixer seuls les r\u00e8gles pour l\u2019ensemble de l\u2019Union. Le Parlement europ\u00e9en et le Conseil de l\u2019UE, o\u00f9 si\u00e8gent les gouvernements des 27 \u00c9tats membres, doivent encore se prononcer sur la l\u00e9gislation.<\/p>\n\n\n\n

La Suisse devra \u00e9galement conna\u00eetre les modalit\u00e9s pr\u00e9cises d\u2019une \u00e9ventuelle association. Les crit\u00e8res d\u2019acc\u00e8s, les obligations de r\u00e9ciprocit\u00e9 et la port\u00e9e de l\u2019alignement r\u00e9glementaire restent les points concrets \u00e0 pr\u00e9ciser avant que ses entreprises puissent b\u00e9n\u00e9ficier de cette ouverture.<\/p>\n\n\n\n

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Die EU will ihren Markt sch\u00fctzen. Nun zeichnet sich eine L\u00f6sung f\u00fcr die Schweiz ab, die \u00abMade in Europe\u00bb auch betrifft.\u00a0https:\/\/t.co\/Bo7DJNGWgV<\/a><\/p>— SRF News (@srfnews) October 16, 2026<\/a><\/blockquote>