{"id":114593,"date":"2026-10-16T13:10:00","date_gmt":"2026-10-16T11:10:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=114593"},"modified":"2026-10-15T20:13:32","modified_gmt":"2026-10-15T18:13:32","slug":"siege-ubs-suisse-banque-presse-americaine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/siege-ubs-suisse-banque-presse-americaine\/","title":{"rendered":"Et si le si\u00e8ge d\u2019UBS quittait la Suisse ? La banque \u00e9tudierait plusieurs portes de sortie selon la presse am\u00e9ricaine"},"content":{"rendered":"\n

Le si\u00e8ge d\u2019UBS \u00e0 l\u2019\u00e9tranger : l\u2019hypoth\u00e8se a de quoi secouer le paysage bancaire helv\u00e9tique. Le Wall Street Journal rapporte que le groupe pr\u00e9pare des plans d\u2019urgence face au durcissement envisag\u00e9 des exigences de fonds propres. Il s\u2019agirait de solutions de repli si les nouvelles r\u00e8gles \u00e9taient jug\u00e9es trop contraignantes. Pour l\u2019heure, aucun d\u00e9m\u00e9nagement n\u2019a \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9.<\/p>\n\n\n\n

Trois pistes \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, et la possibilit\u00e9 de rester<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

Les options \u00e9voqu\u00e9es vont bien au-del\u00e0 d\u2019un changement d\u2019adresse. UBS pourrait acqu\u00e9rir un \u00e9tablissement financier am\u00e9ricain et transf\u00e9rer son si\u00e8ge, fusionner avec un concurrent europ\u00e9en ou \u00eatre rachet\u00e9e par une banque am\u00e9ricaine. Trois chemins diff\u00e9rents, dont aucun n\u2019est pr\u00e9sent\u00e9 comme une d\u00e9cision arr\u00eat\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n

Le maintien en Suisse reste \u00e9galement sur la table. Les sc\u00e9narios \u00e9trangers seraient donc des alternatives \u00e0 examiner selon l\u2019issue du d\u00e9bat politique, plut\u00f4t qu\u2019un calendrier de d\u00e9part d\u00e9j\u00e0 \u00e9tabli.<\/p>\n\n\n\n

Le nom de Morgan Stanley avait circul\u00e9 ces derni\u00e8res semaines dans la presse. Cela ne constitue toutefois ni l\u2019annonce d\u2019un rapprochement ni la confirmation d\u2019un partenaire choisi. \u00c0 ce stade, les informations publi\u00e9es d\u00e9crivent des hypoth\u00e8ses de travail.<\/p>\n\n\n\n

Pourquoi les fonds propres mettent le feu aux discussions<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

Au c\u0153ur du d\u00e9saccord se trouve la protection de la Suisse face \u00e0 une nouvelle crise bancaire. Apr\u00e8s la d\u00e9b\u00e2cle de Credit Suisse en 2023 et sa reprise par UBS, les autorit\u00e9s veulent renforcer les exigences impos\u00e9es \u00e0 la grande banque.<\/p>\n\n\n\n

Un point technique concentre les tensions : les capitaux n\u00e9cessaires pour couvrir les participations \u00e9trang\u00e8res d\u00e9tenues par la maison m\u00e8re. Ces pourcentages ne d\u00e9signent donc pas la part de l\u2019ensemble des actifs d\u2019UBS qui devrait \u00eatre financ\u00e9e sur fonds propres.<\/p>\n\n\n\n

Le gouvernement d\u00e9fendait une couverture \u00e0 100 % en fonds propres de premi\u00e8re qualit\u00e9, appel\u00e9s CET1. UBS soutenait une formule \u00e0 50 %, compl\u00e9t\u00e9e par des instruments AT1, convertibles en fonds propres en cas de crise.<\/p>\n\n\n\n

Le 23 septembre 2026, le Conseil des \u00c9tats a retenu une couverture \u00e0 90 % en CET1. Le dossier doit encore passer par le Conseil national : ce vote ne cl\u00f4t pas le processus parlementaire.<\/p>\n\n\n\n

UBS conteste les r\u00e8gles, mais d\u00e9fend publiquement son ancrage suisse<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

Dans un communiqu\u00e9 publi\u00e9 apr\u00e8s ce vote<\/a>, UBS a d\u00e9nonc\u00e9 des exigences qu\u2019elle consid\u00e8re excessives. Le groupe estime qu\u2019elles p\u00e9naliseraient sa comp\u00e9titivit\u00e9 internationale. C\u2019est la position de la banque, alors que les autorit\u00e9s cherchent \u00e0 limiter les risques pour le contribuable.<\/p>\n\n\n\n

L\u2019enqu\u00eate du Wall Street Journal, relay\u00e9e par 20 Minutes<\/a>, intervient dans ce contexte tendu. Elle donne une autre dimension aux discussions. Derri\u00e8re les ratios r\u00e9glementaires appara\u00eet d\u00e9sormais la question du pays o\u00f9 serait install\u00e9 le si\u00e8ge du groupe.<\/p>\n\n\n\n

Le discours public de la direction reste pourtant favorable \u00e0 la Suisse. La semaine derni\u00e8re, Sergio Ermotti <\/a>expliquait \u00e0 CNBC qu\u2019y rester pr\u00e9sentait des avantages pour l\u2019\u00e9conomie comme pour les actionnaires.<\/p>\n\n\n\n

Des sc\u00e9narios \u00e9tudi\u00e9s, aucune n\u00e9gociation active rapport\u00e9e<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

Une nouvelle d\u00e9p\u00eache de Reuters, publi\u00e9e le 15 octobre, pr\u00e9cise l\u2019\u00e9tat des \u00e9changes. Trois personnes au fait du dossier confirment que la banque examine diff\u00e9rentes options, mais indiquent qu\u2019aucune discussion active avec un autre \u00e9tablissement n\u2019est en cours.<\/p>\n\n\n\n

Interrog\u00e9e, UBS a r\u00e9pondu qu\u2019elle ne commentait pas les sp\u00e9culations sur ces sujets. Aucun pays d\u2019accueil, partenaire ou calendrier de transfert n\u2019est donc annonc\u00e9.<\/p>\n\n\n\n

La suite se jouera notamment au Parlement, o\u00f9 les exigences de capital restent en discussion. C\u2019est leur forme d\u00e9finitive qui permettra de mesurer l\u2019\u00e9cart entre ce que Berne demande et ce qu\u2019UBS<\/a> est pr\u00eate \u00e0 accepter.<\/p>\n\n\n\n

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UBS is weighing a move out of Switzerland as a fight over tougher capital requirements threatens to push the banking giant to relocate its headquarters https:\/\/t.co\/W8n4e5XDSB<\/a><\/p>— WSJ Business News (@WSJbusiness) October 15, 2026<\/a><\/blockquote>