{"id":114534,"date":"2026-10-11T10:44:00","date_gmt":"2026-10-11T08:44:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=114534"},"modified":"2026-10-09T19:51:15","modified_gmt":"2026-10-09T17:51:15","slug":"primes-maladie-un-economiste-facture","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/primes-maladie-un-economiste-facture\/","title":{"rendered":"Jusqu\u2019o\u00f9 grimperont les primes maladie ? Un \u00e9conomiste envisage une facture deux fois plus lourde"},"content":{"rendered":"\n
Chaque nouvelle hausse laisse un peu moins de place au reste : les courses, les sorties, les \u00e9conomies que l\u2019on esp\u00e9rait mettre de c\u00f4t\u00e9. Pour les assur\u00e9s suisses, la question d\u00e9passe d\u00e9sormais la prochaine facture. Combien faudra-t-il consacrer \u00e0 son assurance maladie dans dix ou quinze ans ? Une projection donne la mesure de ce qui pourrait se passer si la hausse continue.<\/p>\n\n\n\n
La prochaine augmentation est confirm\u00e9e. Selon l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique (OFSP), la prime mensuelle moyenne des adultes atteindra 487,60 francs en 2027, soit 22,80 francs suppl\u00e9mentaires par rapport \u00e0 2026. Cela repr\u00e9sente une hausse de 4,9 %, souvent arrondie \u00e0 5 %.<\/p>\n\n\n\n
Le chiffre de 488 francs concerne bien les adultes. Tous \u00e2ges confondus, la prime moyenne sera de 412 francs, en progression de 5 %. Les jeunes adultes et les enfants rel\u00e8vent de moyennes diff\u00e9rentes.<\/p>\n\n\n\n
Pour un adulte, l\u2019augmentation moyenne annonc\u00e9e \u00e9quivaut \u00e0 273,60 francs de plus sur une ann\u00e9e. La prime individuelle varie toutefois avec le lieu de r\u00e9sidence, l\u2019\u00e2ge, la franchise, l\u2019assureur et le mod\u00e8le choisi. Ces moyennes donnent un rep\u00e8re national ; chaque assur\u00e9 d\u00e9couvrira le montant applicable \u00e0 son contrat.<\/p>\n\n\n\n
Le calcul est simple, mais son r\u00e9sultat frappe. En partant d\u2019une prime arrondie \u00e0 488 francs, puis en appliquant quatorze augmentations successives de 5 %, on arrive \u00e0 environ 966 francs par mois. Le cap des 1 000 francs se rapprocherait donc en une quinzaine d\u2019ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n
Chaque hausse s\u2019applique \u00e0 un montant d\u00e9j\u00e0 augment\u00e9 l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. \u00c0 mesure que la prime grimpe, une progression identique de 5 % repr\u00e9sente davantage de francs \u00e0 payer.<\/p>\n\n\n\n
Cette projection de 20 Minutes, relay\u00e9e par la Tribune de Gen\u00e8ve<\/a>, est jug\u00e9e coh\u00e9rente par Tilman Slembeck, \u00e9conomiste de la sant\u00e9 \u00e0 la ZHAW. Il anticipe une progression annuelle d\u2019au moins 5 %, tout en soulignant les limites de l\u2019exercice.<\/p>\n\n\n\n Le financement du syst\u00e8me de sant\u00e9 est en pleine restructuration, rappelle-t-il. Il reste donc difficile de pr\u00e9voir comment l\u2019\u00e9volution des co\u00fbts se traduira dans les primes. Le doublement envisag\u00e9 repose sur le maintien du rythme retenu dans le calcul. Il d\u00e9crit une trajectoire possible, avec toute l\u2019incertitude d\u2019une projection \u00e0 long terme.<\/p>\n\n\n\n Pour expliquer la pression sur les co\u00fbts, Tilman Slembeck pointe trois facteurs : le vieillissement des g\u00e9n\u00e9rations du baby-boom<\/a>, la tendance des prestataires \u00e0 facturer tout ce qui peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 et l\u2019immobilisme politique.<\/p>\n\n\n\n Les cons\u00e9quences se font d\u00e9j\u00e0 sentir dans les budgets, estime Philipp Frei, directeur de Budget Conseil Suisse. Il d\u00e9crit une population \u00e9puis\u00e9e et frustr\u00e9e. \u00ab Pour les m\u00e9nages ordinaires, surtout les familles, la situation devient critique \u00bb, affirme-t-il dans les propos rapport\u00e9s par le quotidien.<\/p>\n\n\n\n Son inqui\u00e9tude porte aussi sur les soins. Il rapporte que des personnes renoncent \u00e0 consulter un m\u00e9decin<\/a> ou un dentiste faute de moyens, avec le risque de laisser leurs probl\u00e8mes de sant\u00e9 s\u2019aggraver.<\/p>\n\n\n\n De son c\u00f4t\u00e9, l\u2019OFSP souligne que plusieurs r\u00e9formes sont engag\u00e9es pour ma\u00eetriser les co\u00fbts. Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral doit notamment fixer, \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e, des objectifs de co\u00fbts et de qualit\u00e9 pour la p\u00e9riode 2028-2031.<\/p>\n\n\n\nDes familles qui doivent d\u00e9j\u00e0 faire des choix<\/strong><\/h2>\n\n\n\n