{"id":114141,"date":"2026-09-12T13:24:00","date_gmt":"2026-09-12T11:24:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=114141"},"modified":"2026-09-11T10:15:40","modified_gmt":"2026-09-11T08:15:40","slug":"pommes-secheresse-cher-menages-suisses","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/pommes-secheresse-cher-menages-suisses\/","title":{"rendered":"Pommes de terre, lait, l\u00e9gumes : la s\u00e9cheresse commence \u00e0 co\u00fbter cher aux m\u00e9nages suisses"},"content":{"rendered":"\n
Apr\u00e8s un \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par des vagues de chaleur et un important d\u00e9ficit hydrique, certains produits alimentaires voient d\u00e9j\u00e0 leurs prix augmenter en Suisse. Pommes de terre, lait et potentiellement d\u2019autres produits agricoles pourraient co\u00fbter davantage dans les prochains mois, une \u00e9volution qui touche particuli\u00e8rement les m\u00e9nages aux budgets les plus serr\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n
Si l\u2019alimentation repr\u00e9sente aujourd\u2019hui une part bien plus faible des d\u00e9penses qu\u2019il y a plusieurs d\u00e9cennies, les hausses de prix restent tr\u00e8s sensibles pour une partie de la population. Pour les foyers aux revenus modestes, chaque augmentation sur les produits du quotidien peut rapidement peser sur le budget.<\/p>\n\n\n\n
Les effets de l\u2019\u00e9t\u00e9 exceptionnellement chaud commencent d\u00e9j\u00e0 \u00e0 se refl\u00e9ter sur certains produits.<\/p>\n\n\n\n
La r\u00e9colte suisse de pommes de terre a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement touch\u00e9e par les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques difficiles. Il s\u2019agit de la plus mauvaise r\u00e9colte enregistr\u00e9e depuis le d\u00e9but des mesures, cons\u00e9quence directe des fortes chaleurs et du manque d\u2019eau.<\/p>\n\n\n\n
Cette situation a entra\u00een\u00e9 une hausse du prix des pommes de terre, avec une augmentation d\u2019environ 2 centimes par kilo.<\/p>\n\n\n\n
Le secteur laitier est \u00e9galement concern\u00e9, comme l’indique la RTS<\/a>. Le manque de fourrage li\u00e9 \u00e0 la s\u00e9cheresse a contribu\u00e9 \u00e0 une hausse du prix du lait, qui co\u00fbte d\u00e9sormais 4 centimes de plus par litre.<\/p>\n\n\n\n D\u2019autres cat\u00e9gories pourraient suivre cette tendance. Les fruits et l\u00e9gumes, fortement d\u00e9pendants des conditions climatiques, pourraient eux aussi conna\u00eetre des hausses dans les prochains mois.<\/p>\n\n\n\n Sur le long terme, les m\u00e9nages suisses consacrent une part beaucoup plus faible de leurs revenus \u00e0 l\u2019alimentation qu\u2019autrefois. Alors qu\u2019elle repr\u00e9sentait environ 40% du budget des m\u00e9nages moyens il y a un si\u00e8cle, cette proportion est aujourd\u2019hui descendue autour de 8%.<\/p>\n\n\n\n Mais cette moyenne masque de fortes diff\u00e9rences. Pour les m\u00e9nages disposant des revenus les plus faibles, l\u2019alimentation repr\u00e9sente encore entre 12 et 15% des d\u00e9penses. Contrairement \u00e0 d\u2019autres postes budg\u00e9taires, il est difficile de r\u00e9duire fortement cette part puisqu\u2019il s\u2019agit de besoins essentiels.<\/p>\n\n\n\n La situation est d\u2019autant plus sensible que les prix alimentaires suisses restent nettement sup\u00e9rieurs \u00e0 ceux observ\u00e9s dans l\u2019Union europ\u00e9enne. Selon les produits et les comparaisons utilis\u00e9es, ils peuvent \u00eatre 50 \u00e0 60% plus \u00e9lev\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n Face \u00e0 cette pression, certains consommateurs adaptent leurs habitudes : choix d\u2019enseignes moins ch\u00e8res, r\u00e9duction de la consommation de viande ou de poisson, recherche de promotions.<\/p>\n\n\n\n Mais m\u00eame certains aliments traditionnellement consid\u00e9r\u00e9s comme accessibles deviennent plus difficiles \u00e0 int\u00e9grer dans les budgets les plus contraints. Un rapport r\u00e9cent de l\u2019Organisation des Nations unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture (FAO) indique notamment que les prix des c\u00e9r\u00e9ales et des l\u00e9gumineuses ont augment\u00e9 de 25% en cinq ans.<\/p>\n\n\n\n Les prix alimentaires <\/a>occupent une place particuli\u00e8re dans la perception de l\u2019inflation<\/a>.<\/p>\n\n\n\n Contrairement \u00e0 certains achats occasionnels, les produits comme le pain, le lait, les fruits ou les l\u00e9gumes sont achet\u00e9s r\u00e9guli\u00e8rement. Une hausse, m\u00eame limit\u00e9e, devient donc rapidement visible pour les consommateurs.<\/p>\n\n\n\n Pour les m\u00e9nages les plus fragiles financi\u00e8rement, l\u2019accumulation de petites augmentations peut renforcer l\u2019impression que le pouvoir d\u2019achat diminue.<\/p>\n\n\n\n Quelques centimes suppl\u00e9mentaires sur un produit peuvent sembler insignifiants pris s\u00e9par\u00e9ment. Mais lorsqu\u2019ils concernent plusieurs achats hebdomadaires et plusieurs cat\u00e9gories alimentaires, l\u2019impact devient beaucoup plus concret.<\/p>\n\n\n\n Avec le changement climatique et la multiplication des \u00e9pisodes de s\u00e9cheresse, les producteurs agricoles doivent d\u00e9sormais composer avec des conditions plus difficiles. La question n\u2019est donc plus seulement celle d\u2019une hausse ponctuelle des prix, mais celle de l\u2019adaptation durable du syst\u00e8me alimentaire face \u00e0 des \u00e9v\u00e9nements m\u00e9t\u00e9orologiques de plus en plus fr\u00e9quents.<\/p>\n\n\n\nLes petits budgets ressentent davantage la pression<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
Des hausses qui renforcent le sentiment de perte de pouvoir d\u2019achat<\/strong><\/h2>\n\n\n\n