{"id":113911,"date":"2026-08-22T07:44:00","date_gmt":"2026-08-22T05:44:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=113911"},"modified":"2026-08-21T19:44:57","modified_gmt":"2026-08-21T17:44:57","slug":"salaires-suisse-nouvelle-revendication","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/salaires-suisse-nouvelle-revendication\/","title":{"rendered":"Salaires en Suisse : une nouvelle revendication \u00e0 2,2 % fait monter les ench\u00e8res\u00a0"},"content":{"rendered":"\n

La pression monte autour des salaires pour 2027 en Suisse. Apr\u00e8s Travail.Suisse, la Soci\u00e9t\u00e9 suisse des employ\u00e9s de commerce r\u00e9clame \u00e0 son tour une augmentation, mais place la barre encore plus haut avec une revendication de 2,2 %. <\/p>\n\n\n\n

Pour les personnes gagnant moins de 5000 francs par mois, elle demande m\u00eame une revalorisation sup\u00e9rieure afin de compenser plusieurs ann\u00e9es de perte de pouvoir d\u2019achat. Une offensive qui promet des n\u00e9gociations difficiles alors que les entreprises se montrent beaucoup plus prudentes.<\/p>\n\n\n\n

2,2 % de hausse et davantage pour les bas salaires<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

La Soci\u00e9t\u00e9 suisse des employ\u00e9s de commerce veut mettre un terme \u00e0 ce qu\u2019elle consid\u00e8re comme une \u00e9rosion continue du niveau de vie des salari\u00e9s. Pour les n\u00e9gociations salariales de 2027, elle r\u00e9clame une augmentation g\u00e9n\u00e9rale de 2,2 % dans l\u2019ensemble des secteurs de l\u2019\u00e9conomie.<\/p>\n\n\n\n

Cette exigence d\u00e9passe l\u00e9g\u00e8rement celle de Travail.Suisse, qui avait demand\u00e9 en d\u00e9but de semaine une progression moyenne de 2 %. Mais la SEC souhaite aller encore plus loin pour les revenus modestes. Toute personne gagnant moins de 5000 francs par mois devrait, selon elle, b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une augmentation d\u2019au moins 110 francs mensuels.<\/p>\n\n\n\n

Pour un salaire de 4500 francs, cette revalorisation correspondrait \u00e0 environ 2,4 %. L\u2019objectif est de favoriser davantage les personnes dont le budget est le plus fortement touch\u00e9 par les d\u00e9penses incompressibles comme le logement, l\u2019assurance maladie ou l\u2019\u00e9nergie.<\/p>\n\n\n\n

Pour Pascal Lamprecht, responsable du partenariat social au sein de l\u2019association cit\u00e9 par Blick<\/a>, observer uniquement le faible niveau de l\u2019inflation ne suffit pas pour \u00e9valuer la situation financi\u00e8re r\u00e9elle des m\u00e9nages.<\/p>\n\n\n\n

Ce qui importe, selon lui, est surtout la somme restant \u00e0 disposition une fois toutes les charges obligatoires r\u00e9gl\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n

Les primes maladie p\u00e8sent lourd sur le pouvoir d\u2019achat<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

La revendication repose notamment sur l\u2019\u00e9volution du revenu disponible au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n

La Soci\u00e9t\u00e9 suisse des employ\u00e9s de commerce estime que la classe moyenne a perdu du pouvoir d\u2019achat entre 2016 et 2025 malgr\u00e9 une inflation parfois relativement faible.<\/p>\n\n\n\n

Les primes d\u2019assurance maladie constituent l\u2019un des principaux probl\u00e8mes. Leur \u00e9volution n\u2019est pas directement int\u00e9gr\u00e9e dans l\u2019indice des prix \u00e0 la consommation de la m\u00eame mani\u00e8re que les biens et services courants, alors qu\u2019elles absorbent une part toujours plus importante du budget de nombreux m\u00e9nages.<\/p>\n\n\n\n

L\u2019association reproche \u00e9galement \u00e0 certains employeurs de ne pas avoir int\u00e9gralement compens\u00e9 le rench\u00e9rissement lors des pr\u00e9c\u00e9dentes n\u00e9gociations salariales.<\/p>\n\n\n\n

Pour elle, une augmentation inf\u00e9rieure \u00e0 l\u2019\u00e9volution r\u00e9elle des d\u00e9penses conduit m\u00e9caniquement \u00e0 une diminution du niveau de vie, m\u00eame lorsqu\u2019un m\u00e9nage tente de r\u00e9duire sa consommation.<\/p>\n\n\n\n

Cette situation serait \u00e9galement n\u00e9gative pour l\u2019\u00e9conomie. Moins de revenu disponible signifie moins de capacit\u00e9 \u00e0 consommer et \u00e0 \u00e9pargner.<\/p>\n\n\n\n

Les entreprises ne pr\u00e9voient que 1,2 % de hausse<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

Le probl\u00e8me pour les salari\u00e9s est que les attentes des entreprises sont tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9es des revendications syndicales.<\/p>\n\n\n\n

Selon la derni\u00e8re enqu\u00eate<\/a> du KOF de l\u2019ETH Zurich, environ 3500 entreprises ayant r\u00e9pondu \u00e0 la question sur les r\u00e9mun\u00e9rations tablent sur une augmentation salariale moyenne de 1,2 % dans les douze prochains mois. Le KOF pr\u00e9voit parall\u00e8lement une inflation de 0,5 %, ce qui donnerait une progression r\u00e9elle des salaires d\u2019environ 0,7 %.<\/p>\n\n\n\n

La situation varie fortement selon les secteurs. La construction offre actuellement les meilleures perspectives, tandis que le commerce de d\u00e9tail, l\u2019industrie et la finance affichent des attentes beaucoup plus modestes.<\/p>\n\n\n\n

Pour les employ\u00e9s de bureau<\/a>, les n\u00e9gociations interviennent en outre dans une p\u00e9riode de transformations importantes.<\/p>\n\n\n\n

Le secteur financier proc\u00e8de \u00e0 des restructurations et l\u2019intelligence artificielle automatise progressivement certaines t\u00e2ches administratives. Selon les chiffres cit\u00e9s par la SEC<\/a>, le ch\u00f4mage parmi les employ\u00e9s de bureau atteint actuellement 3,6 %, contre environ 3 % pour l\u2019ensemble du pays.<\/p>\n\n\n\n

Pascal Lamprecht estime toutefois que l\u2019intelligence artificielle ne doit pas devenir un argument permettant de justifier syst\u00e9matiquement des restructurations ou de limiter les hausses salariales<\/a>.<\/p>\n\n\n\n

Le commerce de d\u00e9tail constitue selon lui l\u2019un des secteurs o\u00f9 une am\u00e9lioration est particuli\u00e8rement urgente en raison du niveau relativement faible de nombreuses r\u00e9mun\u00e9rations.<\/p>\n\n\n\n

Entre les 2,2 % r\u00e9clam\u00e9s par les employ\u00e9s de commerce et les 1,2 % anticip\u00e9s par les entreprises<\/strong>, un \u00e9cart important reste donc \u00e0 combler avant les n\u00e9gociations salariales de cet automne.<\/p>\n\n\n\n

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L'Association suisse des employ\u00e9s de commerce r\u00e9clame une augmentation salariale de 2,2%, voire davantage pour les bas salaires. Elle entend ainsi pr\u00e9server un pouvoir d'achat mis \u00e0 mal ces derni\u00e8res ann\u00e9es. https:\/\/t.co\/vEoPnQfWeo<\/a><\/p>— Blick Actualit\u00e9 & Sport (@Blick_media) August 20, 2026<\/a><\/blockquote>