{"id":113145,"date":"2026-06-30T10:47:00","date_gmt":"2026-06-30T08:47:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=113145"},"modified":"2026-06-29T17:48:08","modified_gmt":"2026-06-29T15:48:08","slug":"suisse-guy-parmelin-mission-etats-unis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/suisse-guy-parmelin-mission-etats-unis\/","title":{"rendered":"Derri\u00e8re le match de la Suisse, Guy Parmelin m\u00e8ne une mission \u00e9conomique sous tension aux \u00c9tats-Unis\u00a0"},"content":{"rendered":"\n
Guy Parmelin ne traverse pas l\u2019Atlantique seulement pour suivre la Suisse \u00e0 la Coupe du monde. Si le pr\u00e9sident de la Conf\u00e9d\u00e9ration doit assister au seizi\u00e8me de finale face \u00e0 l\u2019Alg\u00e9rie, sa v\u00e9ritable mission se joue ailleurs : \u00e0 Washington, o\u00f9 Berne tente d\u2019\u00e9viter une nouvelle hausse des droits de douane am\u00e9ricains.<\/p>\n\n\n\n
L\u2019objectif est clair, obtenir un taux qui ne d\u00e9passe pas 15% et inscrire cette solution dans un accord juridiquement contraignant. Pour l\u2019\u00e9conomie suisse, l\u2019enjeu est majeur. Les \u00c9tats-Unis restent le premier march\u00e9 des exportations helv\u00e9tiques.<\/p>\n\n\n\n
La Suisse a d\u00e9j\u00e0 connu de fortes turbulences dans ce dossier. Les droits de douane am\u00e9ricains avaient atteint 39%<\/a>, un niveau particuli\u00e8rement lourd pour les produits suisses. Ils ont ensuite \u00e9t\u00e9 abaiss\u00e9s \u00e0 15% \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, avant d\u2019\u00eatre remplac\u00e9s par une taxe globale temporaire de 10% apr\u00e8s une intervention de la Cour supr\u00eame am\u00e9ricaine.<\/p>\n\n\n\n Mais cette situation n\u2019est pas stabilis\u00e9e. Le tarif actuel n\u2019est valable que jusqu\u2019au 23 juillet. Pass\u00e9 ce d\u00e9lai, l\u2019incertitude pourrait revenir si aucun accord solide n\u2019est trouv\u00e9. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce que le Conseil f\u00e9d\u00e9ral veut \u00e9viter.<\/p>\n\n\n\n La mission de Guy Parmelin consiste donc \u00e0 transformer une situation provisoire en cadre plus durable. Pour les exportateurs, la diff\u00e9rence est majeure. Un taux connu et s\u00e9curis\u00e9 permet de planifier, n\u00e9gocier et investir avec davantage de visibilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n Le seuil des 15% appara\u00eet aujourd\u2019hui comme la ligne \u00e0 d\u00e9fendre pour Berne. Il permettrait \u00e0 la Suisse de rester dans une zone comparable \u00e0 celle d\u2019autres partenaires \u00e9conomiques importants des \u00c9tats-Unis, tout en \u00e9vitant le choc beaucoup plus violent d\u2019un retour \u00e0 des droits proches de 39%.<\/p>\n\n\n\n La Suisse dispose de plusieurs arguments. Elle met notamment en avant son engagement \u00e0 investir massivement aux \u00c9tats-Unis, \u00e0 hauteur de 200 milliards de francs<\/a>, ainsi que sa volont\u00e9 d\u2019am\u00e9liorer l\u2019acc\u00e8s au march\u00e9 am\u00e9ricain. Reste \u00e0 savoir si ces concessions suffiront \u00e0 convaincre Washington.<\/p>\n\n\n\nLa Suisse veut \u00e9viter un retour au sc\u00e9nario des 39%<\/strong><\/h2>\n\n\n\n