{"id":112885,"date":"2026-06-15T13:49:00","date_gmt":"2026-06-15T11:49:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=112885"},"modified":"2026-06-14T19:49:52","modified_gmt":"2026-06-14T17:49:52","slug":"familles-suisses-primes-maladie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/familles-suisses-primes-maladie\/","title":{"rendered":"Un coup de pouce de 250 francs pour les familles suisses pourrait dispara\u00eetre des primes maladie\u00a0"},"content":{"rendered":"\n

Une petite ligne sur les contrats d\u2019assurance maladie pourrait bient\u00f4t dispara\u00eetre. Aujourd\u2019hui, une partie de la taxe sur le CO\u2082 est redistribu\u00e9e \u00e0 la population sous forme de r\u00e9duction sur les primes maladie. <\/p>\n\n\n\n

Mais une r\u00e9forme port\u00e9e par Albert R\u00f6sti pourrait mettre fin \u00e0 ce m\u00e9canisme d\u00e8s 2030. Une r\u00e9forme sensible, car elle toucherait directement le budget des m\u00e9nages dans un contexte o\u00f9 les primes maladie restent d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s surveill\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n

Une d\u00e9duction discr\u00e8te, mais bien r\u00e9elle pour les assur\u00e9s<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

Sur les contrats d\u2019assurance maladie<\/a>, elle passe souvent presque inaper\u00e7ue. La \u00ab redistribution de la taxe environnementale \u00bb permet pourtant de r\u00e9duire l\u00e9g\u00e8rement les primes des assur\u00e9s. Cette somme provient de la taxe sur le CO\u2082<\/a>, pr\u00e9lev\u00e9e sur les combustibles fossiles, dont une partie est revers\u00e9e directement \u00e0 la population.<\/p>\n\n\n\n

En 2026, environ 457 millions de francs doivent ainsi \u00eatre redistribu\u00e9s aux assur\u00e9s via les caisses maladie. Pour une famille de quatre personnes, cela repr\u00e9sente pr\u00e8s de 250 francs. Dans un contexte o\u00f9 les primes maladie p\u00e8sent lourdement sur les budgets, ce rabais n\u2019a donc rien d\u2019anecdotique.<\/p>\n\n\n\n

Mais ce syst\u00e8me pourrait \u00eatre supprim\u00e9 d\u00e8s 2030. Selon la \u00ab NZZ am Sonntag<\/a> \u00bb, Albert R\u00f6sti souhaite remplacer l\u2019actuelle taxe sur les combustibles fossiles par un syst\u00e8me d\u2019\u00e9change de quotas d\u2019\u00e9mission. Le prix de la tonne de CO\u2082 ne devrait pas forc\u00e9ment augmenter, mais le changement serait majeur pour les m\u00e9nages : l\u2019argent ne leur serait plus revers\u00e9.<\/p>\n\n\n\n

Le D\u00e9partement f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019environnement a confirm\u00e9 que la suppression de la taxe actuelle entra\u00eenerait aussi la fin de la redistribution via les primes d\u2019assurance maladie. Autrement dit, la d\u00e9duction dispara\u00eetrait des contrats, m\u00eame si les recettes li\u00e9es au CO\u2082 continueraient d\u2019exister sous une autre forme.<\/p>\n\n\n\n

Une r\u00e9forme qui fait d\u00e9j\u00e0 grincer des dents<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

La Conf\u00e9d\u00e9ration assure que l\u2019argent resterait affect\u00e9 \u00e0 la politique climatique. Les montants concern\u00e9s sont importants. Environ 1,2 milliard de francs par an pourraient \u00eatre utilis\u00e9s pour financer des mesures de protection du climat et de nouveaux programmes de soutien.<\/p>\n\n\n\n

Mais ce changement touche \u00e0 un point sensible. Lors de son introduction en 2008, la taxe sur le CO\u2082 avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e comme une taxe d\u2019incitation, et non comme un imp\u00f4t destin\u00e9 \u00e0 remplir les caisses de l\u2019\u00c9tat. Son produit devait \u00eatre restitu\u00e9 \u00e0 la population, notamment via les primes maladie.<\/p>\n\n\n\n

Au fil des ann\u00e9es, cette logique a d\u00e9j\u00e0 \u00e9volu\u00e9. Depuis 2010, une partie des recettes finance le Programme B\u00e2timents, destin\u00e9 aux r\u00e9novations \u00e9nerg\u00e9tiques. Avec le nouveau projet, la Conf\u00e9d\u00e9ration pourrait conserver l\u2019ensemble des montants per\u00e7us, ce qui suscite des critiques juridiques et politiques.<\/p>\n\n\n\n

Le professeur de droit Peter Hettich estime que retenir ces recettes pourrait poser un probl\u00e8me constitutionnel. Selon lui, une taxe environnementale doit servir \u00e0 prot\u00e9ger l\u2019environnement, et non \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer de nouvelles recettes pour l\u2019\u00c9tat.<\/p>\n\n\n\n

Au Parlement, les r\u00e9actions sont d\u00e9j\u00e0 vives. \u00c0 gauche comme \u00e0 droite, plusieurs \u00e9lus s\u2019interrogent sur l\u2019impact financier pour la population. M\u00eame dans les rangs de l\u2019UDC, le projet ne fait pas l\u2019unanimit\u00e9. Le conseiller national Christian Imark affirme voir cette r\u00e9forme de mani\u00e8re tr\u00e8s critique et doute qu\u2019elle puisse obtenir une majorit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n

Le dossier devait \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9 avant l\u2019\u00e9t\u00e9, mais il a pris du retard. \u00c0 Berne, les discussions semblent intenses autour d\u2019une r\u00e9forme qui pourrait modifier profond\u00e9ment le fonctionnement de la taxe CO\u2082.<\/p>\n\n\n\n

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Bundesrat R\u00f6sti plant einen radikalen Umbau der Klimaabgaben. Der SVP-Magistrat will das einkassierte Geld nicht mehr an die Bev\u00f6lkerung und die Wirtschaft zur\u00fcckgeben, sondern in den Bundeshaushalt lenken. https:\/\/t.co\/5krVuEkRRJ<\/a><\/p>— NZZ (@NZZ) June 14, 2026<\/a><\/blockquote>