{"id":112860,"date":"2026-06-14T10:50:00","date_gmt":"2026-06-14T08:50:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=112860"},"modified":"2026-06-13T18:50:52","modified_gmt":"2026-06-13T16:50:52","slug":"ultra-riches-facture-climatique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/ultra-riches-facture-climatique\/","title":{"rendered":"Les ultra-riches point\u00e9s du doigt pour une facture climatique proche de 1000 milliards de dollars par an\u00a0"},"content":{"rendered":"\n
Les jets priv\u00e9s et les m\u00e9gayachts symbolisent souvent l\u2019empreinte carbone des ultrariches. Mais selon une \u00e9tude de Greenpeace, le vrai poids climatique des plus grandes fortunes se cache surtout ailleurs : dans leurs entreprises, leurs biens immobiliers et leurs investissements financiers. <\/p>\n\n\n\n
L\u2019organisation estime que 1% des plus riches concentre une part massive des \u00e9missions li\u00e9es \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e. Un constat qui relance le d\u00e9bat sur la responsabilit\u00e9 climatique des grandes fortunes et le r\u00f4le de la fiscalit\u00e9 dans la transition \u00e9cologique.<\/p>\n\n\n\n
Le mode de vie luxueux des grandes fortunes<\/a> attire r\u00e9guli\u00e8rement les critiques. Avions priv\u00e9s, r\u00e9sidences multiples, yachts gigantesques, ces symboles frappent les esprits. Pourtant, selon Greenpeace, cette consommation visible ne repr\u00e9sente qu\u2019une partie du probl\u00e8me.<\/p>\n\n\n\n L\u2019\u00e9tude <\/a>met surtout l\u2019accent sur les \u00e9missions g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par la propri\u00e9t\u00e9 d\u2019actifs. Autrement dit, les entreprises d\u00e9tenues, les placements financiers, les biens immobiliers et les investissements priv\u00e9s. Ce sont ces actifs qui feraient de la fortune des ultrariches un puissant moteur d\u2019\u00e9missions de CO\u2082.<\/p>\n\n\n\n Selon les donn\u00e9es rapport\u00e9es par The Guardian<\/a> et reprises par la Tribune de Gen\u00e8ve<\/a>, 1% des plus riches<\/a>, soit les personnes disposant d\u2019une fortune sup\u00e9rieure \u00e0 2 millions de dollars, seraient responsables d\u2019environ 40% des \u00e9missions li\u00e9es \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9. Ces \u00e9missions repr\u00e9sentent elles-m\u00eames pr\u00e8s de 60% des \u00e9missions mondiales de CO\u2082.<\/p>\n\n\n\n La concentration est encore plus forte au sommet de la pyramide. Les 0,1% les plus riches, dont la fortune d\u00e9passe 7 millions de dollars, seraient \u00e0 l\u2019origine de 17% de ces \u00e9missions. Les 0,01% les plus fortun\u00e9s, au-del\u00e0 de 38 millions de dollars, p\u00e8seraient \u00e0 eux seuls environ 9%.<\/p>\n\n\n\n \u00c0 l\u2019inverse, la moiti\u00e9 la plus pauvre de la population mondiale ne repr\u00e9senterait que 3% de ces \u00e9missions li\u00e9es \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9. Un \u00e9cart qui nourrit le d\u00e9bat sur la justice climatique.<\/p>\n\n\n\n Pour Greenpeace, ces chiffres montrent que les politiques climatiques se sont trop concentr\u00e9es sur les comportements individuels des consommateurs. Trier ses d\u00e9chets, moins prendre l\u2019avion ou r\u00e9duire sa consommation d\u2019\u00e9nergie reste utile, mais l\u2019organisation estime que l\u2019enjeu majeur se situe aussi dans la mani\u00e8re dont les grandes fortunes investissent leur argent.<\/p>\n\n\n\n Clara Thompson, de Greenpeace International, souligne que la question devient encore plus sensible avec la hausse du co\u00fbt de la vie et des prix de l\u2019\u00e9nergie. Beaucoup de m\u00e9nages modestes sont appel\u00e9s \u00e0 faire des efforts, pendant que certains investisseurs continuent de tirer profit de secteurs fortement \u00e9metteurs.<\/p>\n\n\n\n L\u2019id\u00e9e d\u2019une fiscalit\u00e9 cibl\u00e9e sur les grandes fortunes revient donc dans le d\u00e9bat. L\u2019\u00e9conomiste Thomas Piketty d\u00e9fend notamment une taxation plus forte des patrimoines les plus \u00e9lev\u00e9s, afin de financer la transition \u00e9cologique tout en all\u00e9geant la pression sur les m\u00e9nages les plus vuln\u00e9rables.<\/p>\n\n\n\n Cette r\u00e9flexion arrive dans un contexte tendu. Malgr\u00e9 leurs engagements climatiques, les grandes banques et les investisseurs auraient encore inject\u00e9 environ 900 milliards de dollars dans les \u00e9nergies fossiles l\u2019an dernier. Un chiffre qui illustre le d\u00e9calage entre les promesses de transition et les flux financiers r\u00e9els.<\/p>\n\n\n\n Le sujet sera aussi au c\u0153ur des discussions internationales. Les n\u00e9gociations climatiques de l\u2019ONU \u00e0 Bonn pr\u00e9parent d\u00e9j\u00e0 la COP31 pr\u00e9vue en novembre. Parmi les grands dossiers figure la notion de transition \u00e9nerg\u00e9tique \u00e9quitable, qui vise \u00e0 accompagner les travailleurs et les \u00e9conomies d\u00e9pendantes des industries fossiles.<\/p>\n\n\n\nUne question fiscale autant qu\u2019environnementale<\/strong><\/h2>\n\n\n\n