{"id":112206,"date":"2026-05-17T10:46:00","date_gmt":"2026-05-17T08:46:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=112206"},"modified":"2026-05-16T21:48:46","modified_gmt":"2026-05-16T19:48:46","slug":"analystes-plaintes-lobbying-ubs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/analystes-plaintes-lobbying-ubs\/","title":{"rendered":"Les analystes en ont assez des plaintes\u00a0 : malgr\u00e9 une fr\u00e9n\u00e9sie de lobbying, UBS ne convainc pas\u00a0"},"content":{"rendered":"\n
Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral suisse a confirm\u00e9 sa volont\u00e9 de renforcer la s\u00e9curit\u00e9 financi\u00e8re du pays en exigeant qu\u2019UBS couvre enti\u00e8rement ses filiales \u00e9trang\u00e8res avec des fonds propres. Cette d\u00e9cision intervient apr\u00e8s plusieurs mois de critiques r\u00e9p\u00e9t\u00e9es de la part de la banque, qui juge ces exigences trop lourdes et potentiellement dommageables pour l\u2019\u00e9conomie helv\u00e9tique. <\/p>\n\n\n\n
Avec un co\u00fbt estim\u00e9 \u00e0 pr\u00e8s de 20 milliards de francs, la mesure repr\u00e9sente un enjeu majeur pour le plus grand \u00e9tablissement bancaire du pays. Les analystes financiers et experts en r\u00e9gulation s\u2019impatientent face aux plaintes incessantes d\u2019UBS, jugeant cette bataille pour le capital \u00e0 la fois st\u00e9rile et disproportionn\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n
Le gouvernement, dirig\u00e9 par la ministre des Finances Karin Keller-Sutter, n\u2019entend pas rel\u00e2cher la pression sur UBS. La banque doit d\u00e9sormais blinder ses filiales \u00e9trang\u00e8res, afin de prot\u00e9ger les contribuables suisses et garantir la stabilit\u00e9 du syst\u00e8me financier. <\/p>\n\n\n\n
Pour les autorit\u00e9s, ces mesures sont incontournables pour \u00e9viter tout sc\u00e9nario catastrophique similaire \u00e0 la crise qui avait menac\u00e9 Credit Suisse<\/a>. Selon les experts, la d\u00e9marche s\u2019inscrit dans la continuit\u00e9 de la r\u00e9gulation post-crise et vise \u00e0 r\u00e9duire les risques de contagion au syst\u00e8me bancaire international.<\/p>\n\n\n\n La r\u00e9action d\u2019UBS a \u00e9t\u00e9 imm\u00e9diate. La direction, sous Sergio Ermotti et Colm Kelleher, qualifie ces exigences d\u2019\u00ab extr\u00eames \u00bb et d\u00e9plore le manque de coordination internationale. Le groupe estime que ces obligations pourraient freiner ses investissements et impacter l\u2019\u00e9conomie suisse dans son ensemble. <\/p>\n\n\n\n Depuis plusieurs mois, la banque n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 se plaindre publiquement du traitement qu\u2019elle juge injuste pour celui qui a jou\u00e9 un r\u00f4le central dans le sauvetage de Credit Suisse et dans la pr\u00e9servation de la stabilit\u00e9 financi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n Les r\u00e9actions des observateurs et analystes sont tr\u00e8s critiques. Quentin de Villeneuve, analyste chez Alphavalue, estime que la direction d\u2019UBS devrait \u00ab cesser de se plaindre \u00bb, rappelant que le Parlement pourrait encore ajuster les exigences de fonds propres, indique Blick<\/a>. <\/p>\n\n\n\n L\u2019\u00e9conomiste Fabio Canetg va dans le m\u00eame sens, affirmant qu\u2019\u00ab il est temps pour UBS d\u2019arr\u00eater ces j\u00e9r\u00e9miades \u00bb. Il sugg\u00e8re ironiquement que la banque pourrait r\u00e9duire ses co\u00fbts en limitant ses d\u00e9penses de lobbying, ce qui lib\u00e9rerait rapidement une partie des fonds suppl\u00e9mentaires n\u00e9cessaires. Il pr\u00e9cise cependant que cette remarque est l\u00e9g\u00e8rement provocatrice.<\/p>\n\n\n\nAnalystes et experts exhortent la banque \u00e0 calmer ses j\u00e9r\u00e9miades<\/strong><\/h2>\n\n\n\n