{"id":111256,"date":"2026-04-02T11:09:00","date_gmt":"2026-04-02T09:09:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=111256"},"modified":"2026-04-01T19:10:14","modified_gmt":"2026-04-01T17:10:14","slug":"suisse-communes-residences-secondaires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/suisse-communes-residences-secondaires\/","title":{"rendered":"La Suisse serre la vis : 9 communes interdisent de nouvelles r\u00e9sidences secondaires"},"content":{"rendered":"\n
Les restrictions sur les r\u00e9sidences secondaires en Suisse se renforcent avec l’interdiction de nouvelles constructions dans plusieurs communes, dont quatre en Suisse romande. La loi f\u00e9d\u00e9rale sur les r\u00e9sidences secondaires, connue sous le nom de \u00ab Lex Weber \u00bb, poursuit son objectif de limiter le nombre de ces logements dans les r\u00e9gions touristiques. <\/p>\n\n\n\n
En 2026, neuf communes suisses, r\u00e9parties dans plusieurs cantons, ont pris des mesures drastiques pour interdire la construction de nouvelles r\u00e9sidences secondaires. Parmi elles, quatre communes romandes sont particuli\u00e8rement concern\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n
Adopt\u00e9e en 2012, la \u00ab Lex Weber \u00bb visait \u00e0 limiter la construction de r\u00e9sidences secondaires <\/a>dans les r\u00e9gions o\u00f9 elles repr\u00e9sentent plus de 20 % du parc immobilier. Cette loi f\u00e9d\u00e9rale a impos\u00e9 aux communes de prendre des mesures afin de ne pas d\u00e9passer ce seuil. En cons\u00e9quence, la construction de nouvelles r\u00e9sidences secondaires dans ces zones est d\u00e9sormais fortement restreinte et n’est autoris\u00e9e que dans des cas exceptionnels, comme lorsqu’elles sont destin\u00e9es \u00e0 \u00eatre lou\u00e9es en tant que logements permanents.<\/p>\n\n\n\n Au 31 mars 2026, un total de 331 communes \u00e9taient concern\u00e9es par cette r\u00e9glementation, principalement situ\u00e9es dans les Alpes et dans d\u2019autres zones touristiques. Ce nombre est en l\u00e9g\u00e8re baisse par rapport \u00e0 l’ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, o\u00f9 337 communes \u00e9taient sous le coup de cette loi. Cette diminution s’explique par la fusion de certaines communes et la mise \u00e0 jour des donn\u00e9es concernant la r\u00e9partition des r\u00e9sidences secondaires. Ainsi, plusieurs communes ont r\u00e9ussi \u00e0 faire baisser leur proportion de r\u00e9sidences secondaires sous le seuil des 20 %, ce qui leur permet d\u00e9sormais de lever les restrictions.<\/p>\n\n\n\n Dans ces neuf communes o\u00f9 l\u2019interdiction s\u2019applique, la situation est particuli\u00e8rement tendue. En Suisse romande, des localit\u00e9s comme Gl\u00e9resse (BE), C\u00e9ligny (GE), Mauraz (VD) et Moutier (JU), font d\u00e9sormais partie de celles qui n\u2019autorisent plus la construction de nouvelles r\u00e9sidences secondaires, comme l’indique Blick<\/a>. En revanche, trois autres communes, qui avaient \u00e9t\u00e9 concern\u00e9es par la l\u00e9gislation l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, ont vu leur situation \u00e9voluer favorablement. En effet, Schelten et Nods dans le canton de Berne, ainsi que Pleigne dans le canton du Jura, ont mis \u00e0 jour leurs inventaires de logements, repassant sous la barre des 20 % de r\u00e9sidences secondaires, et pourraient \u00e0 terme assouplir leurs restrictions.<\/p>\n\n\n\n Cette \u00e9volution fait partie d’une r\u00e9\u00e9valuation annuelle men\u00e9e par l’Office f\u00e9d\u00e9ral du d\u00e9veloppement territorial (ARE), qui analyse les donn\u00e9es relatives aux logements et aux r\u00e9sidences secondaires. Le but de cette r\u00e9\u00e9valuation est de garantir que la proportion de ces r\u00e9sidences ne d\u00e9passe pas le seuil fix\u00e9, et de permettre une adaptation des politiques locales en fonction des nouvelles r\u00e9alit\u00e9s d\u00e9mographiques et immobili\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n La \u00ab Lex Weber \u00bb a eu un impact majeur sur le march\u00e9 immobilier suisse, notamment dans les r\u00e9gions o\u00f9 le tourisme et les r\u00e9sidences secondaires repr\u00e9sentent une part importante du paysage immobilier. L’objectif de cette loi est de pr\u00e9server l’acc\u00e8s au logement<\/a> pour les r\u00e9sidents permanents, tout en freinant l\u2019inflation des prix de l\u2019immobilier caus\u00e9e par l\u2019essor des r\u00e9sidences secondaires. En effet, l’arriv\u00e9e de nombreux acheteurs \u00e9trangers ou de non-r\u00e9sidents dans des zones touristiques a souvent contribu\u00e9 \u00e0 la hausse des prix, rendant les logements inaccessibles aux habitants locaux.<\/p>\n\n\n\n Cependant, cette l\u00e9gislation a suscit\u00e9 des d\u00e9bats dans certaines r\u00e9gions, o\u00f9 elle est per\u00e7ue comme une contrainte pour le march\u00e9 immobilier et le secteur touristique. Les autorit\u00e9s locales doivent d\u00e9sormais jongler entre la pr\u00e9servation des espaces pour les r\u00e9sidents permanents et les besoins du secteur du tourisme, qui d\u00e9pend largement de la pr\u00e9sence de ces r\u00e9sidences. En revanche, les partisans de la \u00ab Lex Weber \u00bb soulignent que la loi contribue \u00e0 maintenir une certaine \u00e9quit\u00e9 dans l’acc\u00e8s au logement, et qu\u2019elle emp\u00eache la sp\u00e9culation immobili\u00e8re qui pourrait exclure les populations locales.<\/p>\n\n\n\n Le march\u00e9 immobilier dans ces communes devra donc s’adapter \u00e0 ces nouvelles restrictions, avec des cons\u00e9quences sur les prix des logements et sur la dynamique des quartiers touristiques. Si certaines zones verront une stabilisation des prix, d\u2019autres pourraient conna\u00eetre des tensions si la demande continue de cro\u00eetre, notamment en raison des projets de r\u00e9affectation des logements secondaires en logements permanents.<\/p>\n\n\n\nLes cons\u00e9quences de la loi sur le march\u00e9 immobilier<\/strong><\/h2>\n\n\n\n