{"id":110903,"date":"2026-03-16T17:22:00","date_gmt":"2026-03-16T16:22:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=110903"},"modified":"2026-03-16T10:22:24","modified_gmt":"2026-03-16T09:22:24","slug":"tardoc-finances-hopitaux-suisses-patients","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/tardoc-finances-hopitaux-suisses-patients\/","title":{"rendered":"Tardoc bloque les finances des h\u00f4pitaux suisses, et c’est aux patients de payer la facture"},"content":{"rendered":"\n

Les h\u00f4pitaux suisses font face \u00e0 une crise de liquidit\u00e9 majeure en raison du retard de facturation li\u00e9 \u00e0 l’introduction du nouveau syst\u00e8me de tarification Tardoc, qui remplace l’ancien tarif Tarmed. Ce blocage des factures pour les prestations ambulatoires, telles que les consultations d’urgence et les petites interventions, met en p\u00e9ril les finances des \u00e9tablissements hospitaliers. <\/p>\n\n\n\n

Alors que le syst\u00e8me de sant\u00e9 suisse pr\u00e9voit une augmentation continue des co\u00fbts, l’incertitude quant \u00e0 l’\u00e9volution des d\u00e9penses pour 2026 complique la pr\u00e9vision des primes d’assurance maladie pour l’ann\u00e9e suivante. Si la situation perdure, cela pourrait avoir des r\u00e9percussions consid\u00e9rables sur les caisses de maladies et, au final, sur les patients.<\/p>\n\n\n\n

Un syst\u00e8me de facturation en difficult\u00e9 <\/strong><\/h2>\n\n\n\n

Le passage au syst\u00e8me Tardoc<\/a>, cens\u00e9 moderniser et simplifier la facturation des prestations ambulatoires, a \u00e9t\u00e9 loin d\u2019\u00eatre une transition fluide pour les h\u00f4pitaux suisses. Bien que le syst\u00e8me soit d\u00e9sormais en place, la mise en \u0153uvre a pris du retard, ce qui emp\u00eache de nombreux h\u00f4pitaux d\u2019envoyer leurs factures pour les soins ambulatoires effectu\u00e9s. Ce blocage survient alors que ces prestations repr\u00e9sentent chaque ann\u00e9e un montant d’environ 13 milliards de francs. La complexit\u00e9 du projet et un calendrier de mise en \u0153uvre trop serr\u00e9 sont point\u00e9s du doigt par l’Association des h\u00f4pitaux H+, qui justifie cette situation par des difficult\u00e9s techniques.<\/p>\n\n\n\n

Pourtant, les cabinets m\u00e9dicaux priv\u00e9s se sont adapt\u00e9s plus rapidement, et beaucoup ont d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 \u00e0 envoyer leurs factures. Mais, du c\u00f4t\u00e9 des h\u00f4pitaux, certains n\u2019ont pas encore la capacit\u00e9 de traiter et d\u2019envoyer leurs factures, ce qui entra\u00eene une accumulation de cr\u00e9ances non r\u00e9gl\u00e9es. Le directeur de la caisse-maladie Helsana, Roman Sonderegger, a indiqu\u00e9 que la plupart des h\u00f4pitaux ne sont toujours pas pr\u00eats \u00e0 envoyer les factures, malgr\u00e9 plusieurs mois de pr\u00e9paration. La mise en \u0153uvre d\u00e9faillante de Tardoc retarde \u00e9galement la collecte des donn\u00e9es n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019\u00e9valuation des co\u00fbts de sant\u00e9 pour 2026, rendant difficile l\u2019estimation des primes pour l’ann\u00e9e suivante.<\/p>\n\n\n\n

Cons\u00e9quences financi\u00e8res et solutions envisag\u00e9es : qui va payer ?<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

Le retard dans la facturation a des cons\u00e9quences imm\u00e9diates pour les finances des h\u00f4pitaux. Si la situation n\u2019est pas r\u00e9solue rapidement, les \u00e9tablissements risquent de manquer de liquidit\u00e9s, cr\u00e9ant ainsi une pression sur leurs finances. Selon les experts, les probl\u00e8mes pourraient devenir encore plus graves d\u00e8s le mois d\u2019avril, si les h\u00f4pitaux ne parviennent toujours pas \u00e0 envoyer de factures, indique Watson<\/a>. Dans ce cas, les propri\u00e9taires d\u2019h\u00f4pitaux, souvent des cantons ou des communes, pourraient \u00eatre amen\u00e9s \u00e0 intervenir pour garantir leur solvabilit\u00e9 en accordant des pr\u00eats. Cependant, cette solution n\u2019est que temporaire et ne r\u00e9sout pas le probl\u00e8me de fond li\u00e9 \u00e0 la facturation des prestations ambulatoires.<\/p>\n\n\n\n

En parall\u00e8le, les caisses maladie<\/a> se retrouvent dans une position d\u00e9licate. En effet, elles ne peuvent pas estimer l’\u00e9volution des co\u00fbts des soins pour 2026 tant que le volume suffisant de factures n’est pas disponible. Cela complique la pr\u00e9vision des primes pour 2027, car les assureurs doivent soumettre leurs propositions de primes \u00e0 l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique d’ici la fin juillet. Si la situation perdure, ils devront trouver des solutions provisoires pour ajuster les primes actuelles. Christophe Kaempf, de l\u2019association des assureurs Prioswiss, explique que cela pourrait conduire \u00e0 une majoration de 4 % des primes actuelles pour compenser l\u2019incertitude.<\/p>\n\n\n\n

Les assureurs, cependant, ne sont pas directement responsables de la gestion des liquidit\u00e9s des h\u00f4pitaux. Toutefois, certains experts, comme Beni Meier de la caisse maladie KPT, soulignent que la situation pourrait n\u00e9cessiter des discussions bilat\u00e9rales entre h\u00f4pitaux et assureurs pour trouver des solutions financi\u00e8res adapt\u00e9es. Bien que les assureurs ne soient pas tenus de pr\u00eater de l’argent aux h\u00f4pitaux, ils se disent pr\u00eats \u00e0 coop\u00e9rer dans l\u2019int\u00e9r\u00eat du syst\u00e8me global de sant\u00e9 et \u00e0 r\u00e9gler les factures d\u00e8s leur r\u00e9ception.<\/p>\n\n\n\n

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Seit Anfang Jahr gelten f\u00fcr ambulante Leistungen neue Tarife \u2013 Tardoc ist in Kraft. Doch es gibt Gegenwind und einen Boykott.https:\/\/t.co\/kse26n6CaQ<\/a><\/p>— SRF News (@srfnews) February 18, 2026<\/a><\/blockquote>