{"id":110890,"date":"2026-03-16T10:55:00","date_gmt":"2026-03-16T09:55:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=110890"},"modified":"2026-03-16T09:16:06","modified_gmt":"2026-03-16T08:16:06","slug":"ordonnance-bancaire-de-berne-ubs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/ordonnance-bancaire-de-berne-ubs\/","title":{"rendered":"Cette ordonnance bancaire de Berne pourrait bouleverser UBS, 10 milliards en jeu"},"content":{"rendered":"\n

Trois ans apr\u00e8s l’effondrement de Credit Suisse, le gouvernement suisse semble pr\u00eat \u00e0 durcir les r\u00e8gles r\u00e9gissant ses grandes banques. La ministre des Finances, Karin Keller-Sutter, a propos\u00e9 une r\u00e9forme ambitieuse visant \u00e0 renforcer la r\u00e9gulation bancaire, particuli\u00e8rement en ce qui concerne UBS. <\/p>\n\n\n\n

Cette r\u00e9forme, qui pourrait entrer en vigueur d\u00e8s 2027, entra\u00eenerait une perte estim\u00e9e \u00e0 10 milliards de francs pour la banque. Une d\u00e9cision qui marque un tournant important dans la gestion du secteur bancaire suisse, au moment o\u00f9 le gouvernement cherche \u00e0 \u00e9viter une r\u00e9p\u00e9tition des erreurs du pass\u00e9.<\/p>\n\n\n\n

Un renforcement des r\u00e8gles de capitalisation pour UBS<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

Le gouvernement suisse a pris la d\u00e9cision de modifier une ordonnance essentielle r\u00e9gissant la capitalisation bancaire, notamment en excluant certains actifs du calcul du capital dur d\u2019UBS. Actuellement, des \u00e9l\u00e9ments comme les logiciels et les cr\u00e9ances fiscales diff\u00e9r\u00e9es figurent dans le bilan de la banque et sont comptabilis\u00e9s comme des actifs. Toutefois, ces actifs ne sont pas liquides et ne peuvent pas \u00eatre rapidement mobilis\u00e9s en cas de crise. Selon les experts, cette modification devrait permettre de mieux distinguer entre le capital comptable et le capital r\u00e9ellement disponible, \u00e0 m\u00eame de r\u00e9sister en cas de turbulences financi\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n

Cette nouvelle r\u00e8gle s’inscrit dans la logique des standards internationaux de r\u00e9gulation bancaire. En effet, depuis la crise financi\u00e8re mondiale de 2008, les autorit\u00e9s financi\u00e8res se sont efforc\u00e9es de renforcer la r\u00e9silience des grandes banques face \u00e0 des situations de crise. L’exemple r\u00e9cent de Credit Suisse<\/a>, dont la faillite a n\u00e9cessit\u00e9 une intervention d\u2019urgence de l\u2019\u00c9tat, a mis en lumi\u00e8re la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019adapter le cadre r\u00e9glementaire pour \u00e9viter une panique bancaire. Le 1er janvier 2027, cette nouvelle mesure devrait entrer en vigueur, apr\u00e8s une p\u00e9riode de transition. L\u2019impact pour UBS pourrait se chiffrer \u00e0 pr\u00e8s de 10 milliards de francs suisses, selon les premi\u00e8res estimations des experts financiers, relate 20Min<\/a>.<\/p>\n\n\n\n

Le gouvernement estime que cette r\u00e9forme est cruciale pour renforcer la stabilit\u00e9 du syst\u00e8me financier suisse. Les autorit\u00e9s veulent s’assurer que les grandes banques, telles qu’UBS, disposent de fonds suffisants et r\u00e9ellement mobilisables en p\u00e9riode de crise, ce qui devrait \u00e9galement rassurer les investisseurs et limiter les risques de faillites syst\u00e9miques. Ce durcissement des r\u00e8gles r\u00e9pond ainsi \u00e0 un besoin de renforcement des m\u00e9canismes de s\u00e9curit\u00e9 dans le secteur bancaire, jug\u00e9 trop vuln\u00e9rable apr\u00e8s la chute de Credit Suisse.<\/p>\n\n\n\n

Une r\u00e9forme qui risque de p\u00e9naliser la comp\u00e9titivit\u00e9<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

Malgr\u00e9 l\u2019importance de la r\u00e9forme, UBS<\/a>, la premi\u00e8re banque suisse, a rapidement exprim\u00e9 ses r\u00e9serves. Dans sa r\u00e9ponse \u00e0 la consultation officielle lanc\u00e9e par le gouvernement, UBS a critiqu\u00e9 cette proposition, soulignant le manque de coordination avec les standards internationaux et la proportionnalit\u00e9 de la mesure. La banque craint que l\u2019exclusion de certains actifs du capital dur affecte sa comp\u00e9titivit\u00e9 \u00e0 l\u2019international et rende ses bilans moins attractifs pour les investisseurs.<\/p>\n\n\n\n

UBS a intensifi\u00e9 ses efforts de lobbying ces derniers mois, cherchant \u00e0 att\u00e9nuer les impacts de cette r\u00e9forme sur sa position sur le march\u00e9 global. Bien que la banque n\u2019ait pas souhait\u00e9 commenter davantage sur le projet en cours, elle a pr\u00e9cis\u00e9 que cette r\u00e9forme pourrait lui faire perdre une part de sa comp\u00e9titivit\u00e9 face \u00e0 des concurrents internationaux qui ne seraient pas soumis aux m\u00eames exigences de r\u00e9gulation. Le projet gouvernemental menace de rendre UBS moins flexible en mati\u00e8re de gestion de ses actifs, ce qui pourrait avoir des cons\u00e9quences n\u00e9gatives sur sa capacit\u00e9 \u00e0 attirer des investissements.<\/p>\n\n\n\n

Cette critique de la banque fait \u00e9cho \u00e0 un sentiment plus large parmi les grandes institutions financi\u00e8res, une r\u00e9gulation stricte peut p\u00e9naliser leur capacit\u00e9 \u00e0 op\u00e9rer efficacement dans un environnement mondial de plus en plus concurrentiel. UBS souligne \u00e9galement que des r\u00e8gles de r\u00e9gulation harmonis\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale seraient plus b\u00e9n\u00e9fiques pour le syst\u00e8me bancaire global, plut\u00f4t que de se contenter de r\u00e8gles nationales qui risquent de cr\u00e9er des disparit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n

Le r\u00f4le cl\u00e9 du Parlement et de la r\u00e9gulation \u00ab\u00a0Too big to fail\u00a0\u00bb<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

Bien que la r\u00e9forme semble b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un large soutien au sein du gouvernement, elle doit encore \u00eatre examin\u00e9e par le Parlement suisse, qui pourra proposer des amendements ou ajuster certaines modalit\u00e9s. Selon les informations disponibles, le gouvernement aurait d\u00e9j\u00e0 une majorit\u00e9 au Conseil f\u00e9d\u00e9ral pour faire passer cette ordonnance. Cependant, certains d\u00e9tails du projet, en particulier les r\u00e8gles li\u00e9es \u00e0 la r\u00e9gulation \u00ab\u00a0Too big to fail\u00a0\u00bb, qui visent \u00e0 limiter les risques pour les contribuables en cas de crise, pourraient \u00eatre modifi\u00e9s par les \u00e9lus.<\/p>\n\n\n\n

En parall\u00e8le, le gouvernement veut renforcer ce dispositif \u00ab\u00a0Too big to fail\u00a0\u00bb, qui impose des exigences suppl\u00e9mentaires aux banques consid\u00e9r\u00e9es comme trop importantes pour faire faillite sans affecter l\u2019\u00e9conomie du pays. Ce projet pourrait \u00eatre plus flexible et soumis \u00e0 des ajustements par le Parlement, ce qui pourrait all\u00e9ger les obligations impos\u00e9es aux banques comme UBS.<\/p>\n\n\n\n

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The Swiss government is set to decide in April on how much additional capital it wants UBS to hold, as the administration finalizes new regulations following the collapse of Credit Suisse https:\/\/t.co\/P4yrwsd8YV<\/a><\/p>— Bloomberg (@business) March 15, 2026<\/a><\/blockquote>