{"id":110826,"date":"2026-03-13T10:46:00","date_gmt":"2026-03-13T09:46:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=110826"},"modified":"2026-03-12T17:47:25","modified_gmt":"2026-03-12T16:47:25","slug":"inegalites-salariales-metiers-feminins","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/inegalites-salariales-metiers-feminins\/","title":{"rendered":"In\u00e9galit\u00e9s salariales : Ce canton refuse de revaloriser les m\u00e9tiers dits \u00ab f\u00e9minins \u00bb"},"content":{"rendered":"\n
Le Grand Conseil valaisan a pris une d\u00e9cision qui a fait r\u00e9agir ce jeudi : il a rejet\u00e9 un postulat visant \u00e0 valoriser les m\u00e9tiers dits \u00ab f\u00e9minins \u00bb, ceux qui comptent une forte proportion de femmes, mais sont souvent mal r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s et peu reconnus. Le texte, port\u00e9 par quatre \u00e9lues socialistes, proposait que le Conseil d’\u00c9tat m\u00e8ne une \u00e9tude approfondie sur les salaires et les conditions de travail dans ces professions.\u00a0<\/p>\n\n\n\n
La demande de mesures concr\u00e8tes pour am\u00e9liorer la situation des travailleuses dans des secteurs comme les soins, l\u2019assistance, la formation et le nettoyage n\u2019a pas convaincu la majorit\u00e9 des d\u00e9put\u00e9s. Cette d\u00e9cision met en lumi\u00e8re une probl\u00e9matique structurelle de d\u00e9valorisation des m\u00e9tiers \u00e0 majorit\u00e9 f\u00e9minine, qui continue de diviser l\u2019opinion publique et politique.<\/p>\n\n\n\n
Le postulat rejet\u00e9 par le Grand Conseil valaisan d\u00e9non\u00e7ait les bas salaires et le manque de reconnaissance sociale des m\u00e9tiers principalement occup\u00e9s par des femmes. Le texte stipulait que de nombreuses vendeuses, coiffeuses, assistantes en pharmacie, boulang\u00e8res et employ\u00e9es de service touchent un salaire inf\u00e9rieur \u00e0 5000 francs, malgr\u00e9 des qualifications et des responsabilit\u00e9s importantes. La situation est similaire dans des professions comme celles des assistantes socio-\u00e9ducatives, qui ont suivi une formation de trois ans. Ces m\u00e9tiers sont souvent consid\u00e9r\u00e9s comme \u00ab f\u00e9minins \u00bb en raison de la forte proportion de femmes qui les exercent, mais ils sont \u00e9galement caract\u00e9ris\u00e9s par une d\u00e9valorisation salariale et un manque de perspectives de carri\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n
Le postulat demandait sp\u00e9cifiquement au Conseil d\u2019\u00c9tat valaisan de lancer une \u00e9tude sur ces professions et de rechercher des solutions concr\u00e8tes pour am\u00e9liorer leur reconnaissance et revaloriser les salaires, en collaboration avec les partenaires sociaux. Il proposait \u00e9galement que le canton prenne des mesures pour limiter les \u00e9carts salariaux entre hommes et femmes<\/a>, en particulier dans des secteurs o\u00f9 l\u2019\u00e9cart reste \u00e9lev\u00e9, malgr\u00e9 des ann\u00e9es de r\u00e9formes.<\/p>\n\n\n\n Cependant, 88 d\u00e9put\u00e9s ont vot\u00e9 contre, contre 34 pour et 3 abstentions. Cette d\u00e9cision montre la r\u00e9ticence du parlement \u00e0 s\u2019engager sur cette voie, malgr\u00e9 le soutien de la gauche et du parti neo \u2013 Die sozialliberale Mitte. Les arguments avanc\u00e9s par les opposants \u00e0 ce postulat n’ont pas remis en question l’importance de ces m\u00e9tiers, mais ont plut\u00f4t port\u00e9 sur la question du r\u00f4le du gouvernement dans la valorisation de ces professions. Selon certains d\u00e9put\u00e9s, les fa\u00eeti\u00e8res (organisations professionnelles) sont mieux plac\u00e9es pour porter ces revendications, car elles connaissent mieux les r\u00e9alit\u00e9s du terrain et les conventions collectives propres \u00e0 chaque secteur, indique Blick<\/a>. Ils ont soulign\u00e9 que l\u2019intervention du gouvernement pourrait \u00eatre contre-productive, en retardant des actions plus concr\u00e8tes.<\/p>\n\n\n\n Le rejet du postulat souligne une probl\u00e9matique plus vaste : celle des in\u00e9galit\u00e9s salariales persistantes entre hommes et femmes. Silvia Eyer, une des \u00e9lues socialistes \u00e0 l’origine du postulat, a soulign\u00e9 que l\u2019\u00e9cart salarial reste un probl\u00e8me structurel qui persiste malgr\u00e9 les efforts r\u00e9alis\u00e9s pour l’\u00e9galit\u00e9 salariale. Selon elle, ces in\u00e9galit\u00e9s sont renforc\u00e9es par la surrepr\u00e9sentation des femmes dans les emplois \u00e0 temps partiel<\/a>, souvent dans des secteurs o\u00f9 les salaires sont plus faibles. Eyer a insist\u00e9 sur le fait que ces in\u00e9galit\u00e9s sont le r\u00e9sultat de lois et de pratiques inefficaces, et qu’il est de la responsabilit\u00e9 du gouvernement d\u2019agir pour garantir l’\u00e9galit\u00e9 des chances pour tous les travailleurs, quel que soit leur sexe.<\/p>\n\n\n\n Le Centre et d\u2019autres opposants au postulat ont estim\u00e9 que les r\u00e9alit\u00e9s sont trop diverses pour justifier une \u00e9tude cantonale suppl\u00e9mentaire. Ils ont d\u00e9fendu l\u2019id\u00e9e que des organisations professionnelles mieux \u00e9tablies peuvent d\u00e9fendre les droits des travailleurs dans ces secteurs de mani\u00e8re plus efficace, en travaillant avec les conventions collectives et les acteurs du terrain. Graziella Collenberg (neo) a \u00e9galement exprim\u00e9 des r\u00e9serves sur le fait que des \u00e9tudes suppl\u00e9mentaires ne feraient qu\u2019retarder les actions concr\u00e8tes n\u00e9cessaires pour am\u00e9liorer la situation des travailleuses dans ces secteurs.<\/p>\n\n\n\nUn probl\u00e8me structurel difficile \u00e0 r\u00e9soudre<\/strong><\/h2>\n\n\n\n