{"id":110432,"date":"2026-02-22T17:51:00","date_gmt":"2026-02-22T16:51:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=110432"},"modified":"2026-02-22T12:52:07","modified_gmt":"2026-02-22T11:52:07","slug":"suisse-immigres-nationalites-arrivees","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/suisse-immigres-nationalites-arrivees\/","title":{"rendered":"La Suisse s\u00e9duit moins d’immigr\u00e9s qu\u2019avant : voici les nationalit\u00e9s qui dominent encore les arriv\u00e9es"},"content":{"rendered":"\n
L\u2019immigration en Suisse a recul\u00e9 pour la deuxi\u00e8me ann\u00e9e cons\u00e9cutive, confirmant un ralentissement amorc\u00e9 r\u00e9cemment. En 2025, 165\u2019386 personnes se sont install\u00e9es durablement dans le pays, soit 5\u2019221 de moins qu\u2019en 2024. <\/p>\n\n\n\n
Dans le m\u00eame temps, les d\u00e9parts ont progress\u00e9, avec 82\u2019659 ressortissants \u00e9trangers ayant quitt\u00e9 le territoire, en hausse de 4,8 % sur un an. Ces \u00e9volutions modifient l\u2019\u00e9quilibre migratoire et \u00e9clairent les pays d\u2019origine qui alimentent le plus les flux vers la Suisse.<\/p>\n\n\n\n
Sur les 165\u2019386 arriv\u00e9es enregistr\u00e9es en 2025, 120\u2019965 proviennent d\u2019\u00c9tats de l\u2019Union europ\u00e9enne ou de l\u2019AELE, contre 44\u2019421 issues d\u2019\u00c9tats tiers, selon le dernier rapport de la Conf\u00e9d\u00e9ration<\/a>. La baisse globale des arriv\u00e9es atteint 3,1 % par rapport \u00e0 l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Cette structure confirme la place centrale de la libre circulation des personnes dans les dynamiques migratoires suisses.<\/p>\n\n\n\n L\u2019Allemagne arrive en t\u00eate des nationalit\u00e9s avec 25\u2019831 nouveaux arrivants en 2025. Elle est suivie par la France avec 20\u2019233 personnes, l\u2019Italie avec 17\u2019839, le Portugal avec 11\u2019365 et l\u2019Espagne avec 10\u2019921. D\u2019autres pays europ\u00e9ens figurent \u00e9galement parmi les principaux contingents, comme la Roumanie (6\u2019756), la Pologne (5\u2019326) et la Hongrie (2\u2019872). Ces chiffres traduisent l\u2019attractivit\u00e9 persistante du march\u00e9 du travail suisse pour les ressortissants europ\u00e9ens.<\/p>\n\n\n\n Du c\u00f4t\u00e9 des \u00c9tats tiers, l\u2019Afghanistan (3\u2019450) et la Turquie (3\u2019168) apparaissent parmi les nationalit\u00e9s les plus repr\u00e9sent\u00e9es. Les flux en provenance de ces pays r\u00e9pondent \u00e0 des motifs vari\u00e9s, m\u00ealant regroupement familial, emploi et, dans certains cas, consid\u00e9rations humanitaires.<\/p>\n\n\n\n La structure de la population \u00e9trang\u00e8re r\u00e9sidente illustre cette pr\u00e9dominance europ\u00e9enne. Fin 2025, 1\u2019613\u2019486 citoyens de pays de l\u2019UE\/AELE vivaient en Suisse, contre 800\u2019922 ressortissants de pays tiers. Les communaut\u00e9s les plus importantes sont celles d\u2019Italie (350\u2019958 personnes), d\u2019Allemagne (338\u2019584), du Portugal (264\u2019341) et de France (181\u2019501). Ces chiffres refl\u00e8tent des d\u00e9cennies de migrations successives et de liens \u00e9conomiques \u00e9troits avec les pays voisins.<\/p>\n\n\n\n L\u2019analyse des motifs d\u2019entr\u00e9e montre que l\u2019emploi demeure le principal moteur de l\u2019immigration<\/a>. En 2025, 93\u2019086 personnes sont entr\u00e9es en Suisse pour occuper un emploi \u00e0 dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e. Parmi elles, 84\u2019487 proviennent de pays de l\u2019UE\/AELE, ce qui souligne le r\u00f4le d\u00e9terminant de la libre circulation dans l\u2019alimentation du march\u00e9 du travail <\/a>helv\u00e9tique.<\/p>\n\n\n\n La Suisse continue d\u2019attirer des travailleurs qualifi\u00e9s et non qualifi\u00e9s dans des secteurs vari\u00e9s, allant de la sant\u00e9 \u00e0 la construction, en passant par l\u2019ing\u00e9nierie et les services. La stabilit\u00e9 \u00e9conomique et le niveau des salaires constituent des facteurs d\u2019attractivit\u00e9 majeurs.<\/p>\n\n\n\n Le regroupement familial repr\u00e9sente \u00e9galement une part significative des arriv\u00e9es. Il correspond \u00e0 25,5 % de l\u2019immigration nette dans les villes. Ce chiffre met en \u00e9vidence le caract\u00e8re durable de l\u2019installation de nombreux migrants, dont la pr\u00e9sence ne se limite pas \u00e0 une mobilit\u00e9 professionnelle temporaire.<\/p>\n\n\n\n Dans le m\u00eame temps, les d\u00e9parts ont augment\u00e9. Les 82\u2019659 sorties enregistr\u00e9es en 2025 se r\u00e9partissent entre 64\u2019103 ressortissants de l\u2019UE\/AELE et 18\u2019556 ressortissants d\u2019\u00c9tats tiers. Cette hausse de 4,8 % contribue \u00e0 la baisse de l\u2019immigration nette, qui s\u2019\u00e9tablit \u00e0 74\u2019675 personnes en 2025. Ce solde migratoire est inf\u00e9rieur de 10,5 % \u00e0 celui de l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n\n\n\n La diminution de l\u2019immigration nette pour la deuxi\u00e8me ann\u00e9e cons\u00e9cutive traduit donc un double mouvement : moins d\u2019arriv\u00e9es et davantage de d\u00e9parts. Malgr\u00e9 ce recul, les flux restent d\u2019ampleur \u00e9lev\u00e9e et continuent de jouer un r\u00f4le central dans la dynamique d\u00e9mographique et \u00e9conomique du pays.<\/p>\n\n\n\nTravail et regroupement familial, moteurs des flux migratoires<\/strong><\/h2>\n\n\n\n