{"id":110351,"date":"2026-02-19T09:40:00","date_gmt":"2026-02-19T08:40:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=110351"},"modified":"2026-02-19T08:41:10","modified_gmt":"2026-02-19T07:41:10","slug":"migros-smood-emplois-villes-suisse-avril","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/migros-smood-emplois-villes-suisse-avril\/","title":{"rendered":"Migros tire le rideau sur Smood : 427 emplois supprim\u00e9s dans 25 villes suisses d\u2019ici avril"},"content":{"rendered":"\n
L\u2019entreprise genevoise de livraison de repas Smood, filiale de Migros Gen\u00e8ve, a annonc\u00e9 la fermeture d\u00e9finitive de ses activit\u00e9s pr\u00e9vue pour le 30 avril prochain. Apr\u00e8s avoir connu une expansion rapide, Smood se retrouve confront\u00e9e \u00e0 un march\u00e9 de plus en plus comp\u00e9titif et \u00e0 des r\u00e9sultats financiers en de\u00e7\u00e0 de ses attentes. <\/p>\n\n\n\n
Cette d\u00e9cision affectera directement les 427 employ\u00e9s de l’entreprise, r\u00e9partis dans 25 villes suisses. Si la fermeture de Smood soul\u00e8ve des questions sur la viabilit\u00e9 de certaines entreprises dans un secteur ultra-concurrentiel, elle met \u00e9galement en lumi\u00e8re la fragilit\u00e9 des petites soci\u00e9t\u00e9s face aux g\u00e9ants du march\u00e9.<\/p>\n\n\n\n
Fond\u00e9e en 2011, Smood a rapidement su s’imposer dans le secteur de la livraison de repas en Suisse. En l\u2019espace de quelques ann\u00e9es, l\u2019entreprise \u00e9tait pr\u00e9sente dans 25 villes et employait plus de 400 personnes. Cependant, la soci\u00e9t\u00e9 a d\u00fb faire face \u00e0 un environnement concurrentiel particuli\u00e8rement tendu, marqu\u00e9 par la pr\u00e9sence de grands acteurs internationaux tels qu\u2019Uber Eats et Deliveroo, qui ont \u00e9largi leur emprise sur le march\u00e9 suisse.<\/p>\n\n\n\n
L\u2019entreprise a \u00e9voqu\u00e9 dans un communiqu\u00e9 <\/a>que ses r\u00e9sultats financiers \u00e9taient en-dessous des objectifs fix\u00e9s, notamment en raison de la concentration du march\u00e9 et de la pression des grandes plateformes. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les acteurs du secteur de la livraison de repas ont d\u00fb faire face \u00e0 des d\u00e9fis importants, tels que la hausse des co\u00fbts d\u2019exploitation, les charges sociales accrues et l\u2019intensification de la concurrence. En janvier, Smood avait d\u00e9j\u00e0 soulign\u00e9 que les conditions de march\u00e9 \u00e9taient devenues extr\u00eamement difficiles, avec des marges de plus en plus serr\u00e9es et une pression grandissante pour les petites entreprises.<\/p>\n\n\n\n Un autre facteur important qui a jou\u00e9 un r\u00f4le dans la d\u00e9cision de fermer Smood est la l\u00e9gislation suisse. En 2025, le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral a statu\u00e9 que les entreprises de livraison de repas, telles que Smood, sont consid\u00e9r\u00e9es comme des entreprises de location de services et doivent donc verser des charges sociales. Cette d\u00e9cision juridique a ajout\u00e9 un fardeau financier suppl\u00e9mentaire pour Smood, d\u00e9j\u00e0 confront\u00e9e \u00e0 des co\u00fbts d\u2019exploitation \u00e9lev\u00e9s et \u00e0 une rentabilit\u00e9 en d\u00e9clin.<\/p>\n\n\n\n La combinaison de ces facteurs \u00e9conomiques a conduit Smood \u00e0 la conclusion qu’un redressement de ses activit\u00e9s n’\u00e9tait plus envisageable. Le Conseil d’administration a donc pris la d\u00e9cision de fermer l’entreprise \u00e0 la fin du mois d\u2019avril 2026.<\/p>\n\n\n\n La fermeture de Smood aura un impact majeur sur ses employ\u00e9s. L’entreprise, qui emploie 427 personnes, a n\u00e9goci\u00e9 un plan social avec le syndicat Syndicom pour accompagner au mieux ses collaborateurs dans cette transition difficile. Ce plan social inclut des mesures financi\u00e8res, un soutien \u00e0 la r\u00e9insertion professionnelle et un acc\u00e8s \u00e0 des opportunit\u00e9s de reclassement au sein du groupe Migros <\/a>Gen\u00e8ve.<\/p>\n\n\n\n En effet, Smood a annonc\u00e9 que ses services continueront de fonctionner \u00ab\u00a0dans les conditions habituelles\u00a0\u00bb jusqu’\u00e0 la fin de ses activit\u00e9s, permettant ainsi une transition en douceur. Les employ\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 inform\u00e9s des modalit\u00e9s d\u00e9taill\u00e9es du plan social, qui pr\u00e9voit des indemnit\u00e9s de licenciement<\/a>, des mesures d’accompagnement pour le retour \u00e0 l’emploi, ainsi que des possibilit\u00e9s de reclassement au sein d’autres divisions du groupe Migros.<\/p>\n\n\n\n Ce plan vise \u00e0 r\u00e9duire l’impact de la fermeture sur les employ\u00e9s, en particulier ceux qui sont en poste depuis longtemps, comme les livreurs qui repr\u00e9sentent une grande partie de la main-d’\u0153uvre de Smood. Bien que les employ\u00e9s puissent b\u00e9n\u00e9ficier de mesures de r\u00e9insertion professionnelle, la situation reste complexe pour un grand nombre d’entre eux, dans un secteur d\u00e9j\u00e0 satur\u00e9 de candidats qualifi\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n Au-del\u00e0 du soutien financier, l’entreprise a \u00e9galement mis en place des programmes de formation pour aider les collaborateurs \u00e0 se r\u00e9orienter vers d\u2019autres secteurs d’activit\u00e9. Cependant, la r\u00e9insertion rapide des employ\u00e9s dans des emplois similaires pourrait s\u2019av\u00e9rer difficile dans un march\u00e9 de l\u2019emploi d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s concurrentiel, notamment dans le domaine de la livraison et de la logistique.<\/p>\n\n\n\nUn plan social pour soutenir les employ\u00e9s<\/strong><\/h2>\n\n\n\n