{"id":110214,"date":"2026-02-12T20:34:02","date_gmt":"2026-02-12T19:34:02","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=110214"},"modified":"2026-02-12T20:34:08","modified_gmt":"2026-02-12T19:34:08","slug":"suisses-le-cout-de-la-sante-explose","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/suisses-le-cout-de-la-sante-explose\/","title":{"rendered":"Coup dur pour les Suisses : le co\u00fbt de la sant\u00e9 explose, 5000 francs par an et par personne"},"content":{"rendered":"\n
Les primes d’assurance-maladie en Suisse connaissent une nouvelle hausse, avec des co\u00fbts augmentant de plus de 5%, soit 250 francs de plus par personne et par an. Ces augmentations, bien qu’attendues dans un syst\u00e8me de sant\u00e9 en constante \u00e9volution, mettent en lumi\u00e8re des diff\u00e9rences marqu\u00e9es entre les cantons et les groupes d\u00e9mographiques.\u00a0<\/p>\n\n\n\n
Bien que plusieurs mesures aient \u00e9t\u00e9 mises en place pour ma\u00eetriser les co\u00fbts, la pression sur les assur\u00e9s ne semble pas diminuer. En 2025, les d\u00e9penses li\u00e9es \u00e0 l\u2019assurance-maladie obligatoire ont atteint en moyenne 4 968 francs par personne, un chiffre en hausse par rapport \u00e0 l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, et une dynamique qui p\u00e8se sur le budget des m\u00e9nages suisses.<\/p>\n\n\n\n
La hausse des co\u00fbts de l\u2019assurance-maladie <\/a>est d\u2019abord aliment\u00e9e par l\u2019augmentation des prestations de sant\u00e9, notamment les soins hospitaliers, qui repr\u00e9sentent environ 1 900 francs par an et par personne. Cependant, ce sont les soins ambulatoires qui enregistrent la plus forte hausse, avec une progression de 13% en 2025, soit 173 francs suppl\u00e9mentaires par personne. Cette augmentation est suivie par la psychoth\u00e9rapie <\/a>dispens\u00e9e par des psychologues (+9,8%), ainsi que d’autres prestations comme la physioth\u00e9rapie, les analyses de laboratoire et les conseils en nutrition.<\/p>\n\n\n\n Les disparit\u00e9s r\u00e9gionales jouent \u00e9galement un r\u00f4le crucial dans l’augmentation des co\u00fbts. Par exemple, les habitants de Gen\u00e8ve engendrent des co\u00fbts beaucoup plus \u00e9lev\u00e9s que ceux d\u2019Appenzell. \u00c0 Gen\u00e8ve, une personne consomme en moyenne plus de 6 000 francs par an en prestations de sant\u00e9, tandis qu\u2019\u00e0 Appenzell, ce chiffre tombe \u00e0 environ 3 500 francs. Ces diff\u00e9rences s’expliquent par un recours plus fr\u00e9quent aux soins dans les cantons romands et tessinois, comparativement aux cantons ruraux de Suisse al\u00e9manique. Les Romands et les Tessinois sont donc en moyenne plus enclins \u00e0 recourir aux prestations de sant\u00e9, ce qui contribue \u00e0 l’augmentation des co\u00fbts dans ces r\u00e9gions.<\/p>\n\n\n\n Cette situation soul\u00e8ve la question de l\u2019\u00e9quit\u00e9 dans l\u2019acc\u00e8s aux soins et de l’impact de ces diff\u00e9rences g\u00e9ographiques sur les primes d’assurance-maladie. Les r\u00e9gions o\u00f9 les prestations de sant\u00e9 sont plus co\u00fbteuses pourraient voir des hausses de primes plus marqu\u00e9es, ce qui affecterait principalement les assur\u00e9s vivant dans ces zones.<\/p>\n\n\n\n Une autre explication importante de l’augmentation des co\u00fbts est l\u2019augmentation des consultations de sant\u00e9, en particulier parmi les jeunes. Bien que les jeunes patients soient en bonne sant\u00e9, la m\u00e9decin en chef Yvonne Gilli souligne que ces derniers se montrent plus enclins \u00e0 consulter pour des pr\u00e9occupations parfois mineures, rapporte Watson<\/a>. Cette tendance est observ\u00e9e chez les moins de 18 ans, dont les prestations ont augment\u00e9 de 7,5% par rapport \u00e0 l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, mais surtout chez les moins de 26 ans, qui ont g\u00e9n\u00e9r\u00e9 8% de co\u00fbts suppl\u00e9mentaires.<\/p>\n\n\n\n Les jeunes g\u00e9n\u00e9rations semblent moins confiantes dans leur propre sant\u00e9 et ont tendance \u00e0 se rendre plus fr\u00e9quemment chez les m\u00e9decins, entra\u00eenant ainsi une hausse des d\u00e9penses globales. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne est li\u00e9 \u00e0 une plus grande inqui\u00e9tude de leur part concernant leur bien-\u00eatre, ce qui g\u00e9n\u00e8re des consultations plus r\u00e9guli\u00e8res et donc des co\u00fbts suppl\u00e9mentaires pour le syst\u00e8me de sant\u00e9. Les jeunes sont donc, paradoxalement, responsables d\u2019une part importante de l\u2019augmentation des co\u00fbts de la sant\u00e9, malgr\u00e9 leur \u00e9tat de sant\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralement bon.<\/p>\n\n\n\n Cette situation met en lumi\u00e8re la n\u00e9cessit\u00e9 de repenser la pr\u00e9vention et l’\u00e9ducation \u00e0 la sant\u00e9 des jeunes, afin de les encourager \u00e0 adopter des comportements plus autonomes et confiants en mati\u00e8re de sant\u00e9, tout en limitant les consultations inutiles.<\/p>\n\n\n\nLe r\u00f4le des jeunes et la tendance inqui\u00e9tante des consultations<\/strong><\/h2>\n\n\n\n