{"id":110104,"date":"2026-02-07T15:18:00","date_gmt":"2026-02-07T14:18:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=110104"},"modified":"2026-02-06T09:19:31","modified_gmt":"2026-02-06T08:19:31","slug":"marche-du-luxe-en-suisse-marques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/marche-du-luxe-en-suisse-marques\/","title":{"rendered":"Le march\u00e9 du luxe en Suisse se concentre : les grandes marques \u00e9crasent tout et laissent peu de marge aux petits joueurs"},"content":{"rendered":"\n
Le secteur du luxe en Suisse traverse une p\u00e9riode de transformation, o\u00f9 seules certaines marques, avec un h\u00e9ritage fort et un savoir-faire artisanal, r\u00e9ussissent \u00e0 tirer leur \u00e9pingle du jeu. Les marques suisses dans les secteurs de l\u2019horlogerie et de la joaillerie continuent de dominer, mais le march\u00e9 devient de plus en plus oligopolistique. <\/p>\n\n\n\n
Dans un contexte \u00e9conomique mondial difficile et apr\u00e8s des hausses de prix brutales, les acteurs majeurs semblent mieux plac\u00e9s pour faire face \u00e0 la conjoncture. N\u00e9anmoins, les dynamiques indiquent que, m\u00eame si le march\u00e9 devient plus serr\u00e9, il reste encore de la place pour l’innovation et les nouvelles approches dans le luxe.<\/p>\n\n\n\n
Le march\u00e9 de l’horlogerie suisse<\/a> se caract\u00e9rise aujourd’hui par une concentration accrue, avec une domination de plus en plus \u00e9vidente par un petit groupe de grandes marques. Rolex, Patek Philippe, Audemars Piguet, et Richard Mille sont les leaders du march\u00e9, repr\u00e9sentant une part importante des exportations suisses de montres. Selon les donn\u00e9es de l\u2019\u00e9tude de Vontobel, les dix premi\u00e8res marques du segment sup\u00e9rieur \u00e0 500 francs repr\u00e9sentent pr\u00e8s de 70 % des 4,5 millions de montres export\u00e9es, relate Watson<\/a>. Parmi elles, les trois plus grandes marques concentrent plus de la moiti\u00e9 de tous les volumes sup\u00e9rieurs \u00e0 500 francs.<\/p>\n\n\n\n Cette \u00e9volution vers un march\u00e9 oligopolistique s\u2019explique par plusieurs facteurs. D’abord, les consommateurs deviennent de plus en plus s\u00e9lectifs dans leurs d\u00e9penses. Ils recherchent des marques qui offrent non seulement des produits de haute qualit\u00e9, mais aussi une exp\u00e9rience \u00e9motionnelle et une histoire \u00e0 raconter. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne b\u00e9n\u00e9ficie particuli\u00e8rement aux marques avec une longue tradition, comme Rolex et Patek Philippe, qui r\u00e9pondent \u00e0 cette demande de luxe \u00e9motionnel.<\/p>\n\n\n\n L\u2019essor de l\u2019ultra-luxe a \u00e9galement contribu\u00e9 \u00e0 cette concentration. Les pi\u00e8ces de plus de 20 000 francs sont toujours en forte demande, tandis que les gammes de prix plus abordables, notamment celles sous 3000 francs, connaissent une baisse des volumes. Le groupe Swatch, par exemple, a fait face \u00e0 cette pression en investissant massivement dans l\u2019automatisation et en augmentant ses capacit\u00e9s de production dans les segments moins chers. Cependant, la concurrence dans ces gammes plus basses reste difficile, et la pression sur les prix ne devrait pas s\u2019att\u00e9nuer de sit\u00f4t.<\/p>\n\n\n\n Dans le domaine de la joaillerie, les g\u00e9ants Richemont et LVMH continuent de dominer le march\u00e9 avec des marques embl\u00e9matiques comme Cartier, Van Cleef & Arpels, Tiffany et Bulgari. Ces maisons g\u00e9n\u00e8rent ensemble 80 % des revenus des dix premi\u00e8res marques de joaillerie, avec un chiffre d’affaires de 18 milliards de francs. Ces marques b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019un h\u00e9ritage solide et d’une client\u00e8le fid\u00e8le, ce qui leur permet de surperformer dans un march\u00e9 de plus en plus concurrentiel.<\/p>\n\n\n\n Cependant, des acteurs \u00e9mergent \u00e9galement et commencent \u00e0 d\u00e9fier les grands groupes \u00e9tablis. Des marques comme Messika, fond\u00e9e en 2005, se distinguent par une approche moderne du luxe et commencent \u00e0 atteindre des niveaux de chiffre d’affaires comparables \u00e0 ceux de marques historiques comme Chaumet. La mont\u00e9e en puissance des champions r\u00e9gionaux, tels que Laopu Gold en Chine, met \u00e9galement en lumi\u00e8re l’importance du patrimoine culturel et de l’authenticit\u00e9 dans le secteur de la joaillerie. Ces marques ont enregistr\u00e9 une forte croissance ces derni\u00e8res ann\u00e9es, bien que cela soit en partie d\u00fb \u00e0 la hausse des prix de l\u2019or.<\/p>\n\n\n\n Malgr\u00e9 cette \u00e9mergence de nouveaux acteurs, le march\u00e9 reste domin\u00e9 par Richemont et LVMH. Ces groupes disposent des ressources n\u00e9cessaires pour continuer \u00e0 renforcer leur position, notamment en misant sur l\u2019innovation tout en pr\u00e9servant le savoir-faire traditionnel. De plus, la pression croissante sur les marges, due \u00e0 la hausse continue des prix des m\u00e9taux pr\u00e9cieux comme l\u2019or, oblige les acteurs de la joaillerie \u00e0 ajuster leurs strat\u00e9gies de prix. Certaines marques, comme Patek Philippe, ont m\u00eame annonc\u00e9 des baisses de prix s\u00e9lectives aux \u00c9tats-Unis en raison des droits de douane<\/a>, tandis que d’autres, comme Breitling, ne pr\u00e9voient pas de nouvelles hausses de prix dans certaines r\u00e9gions.<\/p>\n\n\n\nLa joaillerie : un secteur domin\u00e9 par Richemont et LVMH, avec des concurrents \u00e9mergents<\/strong><\/h2>\n\n\n\n