{"id":109957,"date":"2026-01-31T12:59:00","date_gmt":"2026-01-31T11:59:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=109957"},"modified":"2026-01-30T17:59:43","modified_gmt":"2026-01-30T16:59:43","slug":"salaire-minimum-booste-les-bas-tvailleurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/salaire-minimum-booste-les-bas-tvailleurs\/","title":{"rendered":"Le salaire minimum booste les bas revenus, mais tous les travailleurs ne profitent pas de la m\u00eame mani\u00e8re !"},"content":{"rendered":"\n
Depuis son introduction en 2020, le salaire minimum \u00e0 Gen\u00e8ve a fait des vagues, et pas des petites ! Si l\u2019objectif \u00e9tait de donner un coup de pouce aux moins pay\u00e9s, les r\u00e9sultats sont au rendez-vous. En particulier pour deux groupes de travailleurs qui ont bien profit\u00e9 de la mesure. <\/p>\n\n\n\n
Mais attention, malgr\u00e9 cette avanc\u00e9e, la route reste sem\u00e9e d\u2019emb\u00fbches. Apr\u00e8s deux ans, il reste encore des zones d\u2019ombre, avec des secteurs o\u00f9 le respect du salaire minimum est loin d\u2019\u00eatre une r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n
Tout d’abord, un petit coup de chapeau aux femmes et aux jeunes de moins de 25 ans, qui sont les principaux b\u00e9n\u00e9ficiaires de cette mesure. Avant l\u2019introduction du salaire minimum<\/a> en 2020, plus de 10 % des femmes \u00e9taient r\u00e9mun\u00e9r\u00e9es en dessous du seuil l\u00e9gal, contre seulement 5 % des hommes. C\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 un d\u00e9s\u00e9quilibre assez lourd. Mais aujourd\u2019hui, deux ans plus tard, ce chiffre a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit de mani\u00e8re impressionnante : seulement 5,3 % des femmes et 3 % des hommes sont toujours sous le seuil. Une belle victoire pour les femmes, m\u00eame si des progr\u00e8s restent \u00e0 faire.<\/p>\n\n\n\n C\u00f4t\u00e9 jeunes, l’impact est encore plus marquant. En 2020, pr\u00e8s de 22 % des moins de 25 ans \u00e9taient pay\u00e9s sous le salaire minimum. Aujourd\u2019hui, ce chiffre a chut\u00e9 \u00e0 9,5 % ! C\u2019est plus qu\u2019une simple am\u00e9lioration : c\u2019est un vrai changement pour toute une g\u00e9n\u00e9ration. Les jeunes qui, jusque-l\u00e0, avaient du mal \u00e0 boucler leurs fins de mois, peuvent d\u00e9sormais compter sur un salaire digne de ce nom.<\/p>\n\n\n\n Les travailleurs \u00e9trangers<\/a>, notamment ceux avec des permis B et C, ont eux aussi vu leurs conditions salariales s’am\u00e9liorer. En 2020, presque 16 % des titulaires de permis B et plus de 11 % de ceux avec un permis C \u00e9taient sous le seuil. En 2022, ces chiffres sont descendus respectivement \u00e0 8,8 % et 6,2 %. Bref, ce sont surtout les employ\u00e9s peu qualifi\u00e9s et ceux effectuant des t\u00e2ches physiques qui en ont le plus b\u00e9n\u00e9fici\u00e9.<\/p>\n\n\n\n Malgr\u00e9 ces progr\u00e8s, tout n’est pas parfait. En octobre 2022, encore 4 % des travailleurs du secteur priv\u00e9 \u00e9taient r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s sous le salaire minimum, indique 20Minutes<\/a>. Certes, c’est mieux qu\u2019en 2020 (o\u00f9 7,4 % des employ\u00e9s \u00e9taient sous le seuil), mais \u00e7a reste trop. Et l\u00e0 o\u00f9 \u00e7a fait mal, c’est que les secteurs comme l’h\u00f4tellerie, la restauration, la coiffure et le nettoyage sont encore des points chauds, avec des entreprises qui ne respectent pas toujours la l\u00e9gislation. Ces secteurs, souvent r\u00e9gis par des conventions collectives de travail, n\u2019ont pas toujours adopt\u00e9 le salaire minimum genevois, cr\u00e9ant ainsi une in\u00e9galit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n Alors, que fait le canton pour corriger cela ? L’Office cantonal de l’inspection et des relations du travail (Ocirt) a renforc\u00e9 ses contr\u00f4les. Christina Stoll, la directrice, a indiqu\u00e9 que les inspecteurs se concentreront davantage sur ces secteurs o\u00f9 les violations sont les plus fr\u00e9quentes. Si le respect de la loi reste un d\u00e9fi, au moins des efforts sont faits pour traquer ceux qui essaient de contourner les r\u00e8gles.<\/p>\n\n\n\n Une autre inqui\u00e9tude concerne ce qu’on appelle les \u00ab effets de d\u00e9bordement \u00bb. En d’autres termes, lorsque les salaires des plus bas sont augment\u00e9s, les employeurs peuvent ressentir la pression de revaloriser aussi les autres salaires pour maintenir une hi\u00e9rarchie salariale. Et l\u00e0, c\u2019est toute une question \u00e9conomique qui se pose : cela pourrait-il entra\u00eener une inflation des salaires qui aurait des effets n\u00e9gatifs sur l\u2019\u00e9conomie ? Pour l\u2019instant, les donn\u00e9es ne permettent pas de trancher, mais il faudra suivre de pr\u00e8s l\u2019\u00e9volution.<\/p>\n\n\n\nMais le respect du salaire minimum, encore un combat \u00e0 mener<\/strong><\/h2>\n\n\n\n