{"id":109949,"date":"2026-01-31T08:30:00","date_gmt":"2026-01-31T07:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=109949"},"modified":"2026-01-30T17:30:51","modified_gmt":"2026-01-30T16:30:51","slug":"argent-liquide-retrait-millions-suisses","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/argent-liquide-retrait-millions-suisses\/","title":{"rendered":"Argent liquide : Chaque retrait co\u00fbte des millions aux Suisses, et \u00e7a n\u2019est pas pr\u00e8s de changer\u00a0"},"content":{"rendered":"\n
L\u2019argent liquide reste un pilier du syst\u00e8me \u00e9conomique suisse, bien que son co\u00fbt pour le pays soit souvent sous-estim\u00e9. Chaque ann\u00e9e, les frais associ\u00e9s \u00e0 la gestion et \u00e0 la production des pi\u00e8ces et billets s\u2019\u00e9l\u00e8vent \u00e0 plusieurs centaines de millions de francs. <\/p>\n\n\n\n
Ce fardeau reste inchang\u00e9, quelle que soit l\u2019issue du vote populaire pr\u00e9vu le 8 mars 2026, sur l’inscription de l’argent liquide dans la Constitution. Alors que certains s\u2019interrogent sur l’avenir de la monnaie physique, il est essentiel de comprendre les co\u00fbts associ\u00e9s \u00e0 son utilisation et pourquoi, malgr\u00e9 ces d\u00e9penses, elle reste un moyen de paiement incontournable pour une grande partie de la population.<\/p>\n\n\n\n
La gestion de l\u2019argent liquide <\/a>en Suisse repr\u00e9sente un montant impressionnant compris entre 640 et 880 millions de francs par an. Ce chiffre englobe une vari\u00e9t\u00e9 de d\u00e9penses, allant de la gestion des succursales bancaires \u00e0 l’entretien des distributeurs automatiques et des frais li\u00e9s \u00e0 l\u2019assurance et au transport de l\u2019argent. Une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e par la Banque nationale suisse<\/a> (BNS) souligne que la part la plus \u00e9lev\u00e9e de ces co\u00fbts provient des succursales bancaires, qui \u00e0 elles seules repr\u00e9sentent entre 350 et 490 millions de francs. Une grande partie de ces frais est li\u00e9e au personnel n\u00e9cessaire pour assurer les transactions en esp\u00e8ces, ainsi qu\u2019au maintien des infrastructures physiques des banques.<\/p>\n\n\n\n \u00c0 titre de comparaison, l\u2019exploitation des distributeurs automatiques<\/a> de billets, bien que per\u00e7ue comme plus moderne et pratique, engendre des co\u00fbts annuels compris entre 230 et 290 millions de francs. Ces co\u00fbts incluent les frais de maintenance, de gestion des machines et de transport des fonds. Cependant, si l\u2019on consid\u00e8re le co\u00fbt d\u2019un retrait d\u2019argent liquide, les \u00e9carts sont significatifs. Par exemple, lorsqu\u2019une grand-m\u00e8re retire de l\u2019argent pour donner \u00e0 son petit-fils, le retrait effectu\u00e9 via un distributeur automatique co\u00fbte environ deux francs. Mais si elle choisit de retirer de l’argent au guichet bancaire, le m\u00eame retrait peut co\u00fbter entre 17 et 25 francs, indique Blick<\/a>. Cette diff\u00e9rence est due aux co\u00fbts plus \u00e9lev\u00e9s li\u00e9s aux op\u00e9rations en guichet, qui n\u00e9cessitent un personnel plus important et des processus administratifs plus complexes.<\/p>\n\n\n\n Outre les frais de gestion, la production des pi\u00e8ces et des billets de banque repr\u00e9sente \u00e9galement un poste de d\u00e9pense important pour la Suisse. Selon la BNS, chaque billet co\u00fbte en moyenne 40 centimes \u00e0 produire. En 2024, la fabrication des billets a donc co\u00fbt\u00e9 pr\u00e8s de 36 millions de francs. En ce qui concerne les pi\u00e8ces, les co\u00fbts varient selon leur valeur. Par exemple, produire une pi\u00e8ce de cinq centimes co\u00fbte 3,8 centimes, tandis qu’une pi\u00e8ce de cinq francs est fabriqu\u00e9e pour pr\u00e8s de 50 centimes. Ces co\u00fbts sont importants lorsqu’on consid\u00e8re le volume de monnaie en circulation. En mars 2024, la Suisse comptait environ 5,9 milliards de pi\u00e8ces en circulation, d\u2019une valeur totale de 3,35 milliards de francs. Leur production repr\u00e9sentait une d\u00e9pense annuelle d’environ six millions de francs.<\/p>\n\n\n\n Les co\u00fbts ne s’arr\u00eatent pas \u00e0 la production. Le stockage s\u00e9curis\u00e9 des billets et pi\u00e8ces, notamment dans les commerces, entra\u00eene des frais suppl\u00e9mentaires. Les commer\u00e7ants, bien que certains privil\u00e9gient encore le cash, doivent investir dans des syst\u00e8mes de gestion des esp\u00e8ces, ce qui peut se r\u00e9v\u00e9ler contraignant et co\u00fbteux. Cependant, le cash reste, selon les observateurs, le moyen de paiement le plus universel et accessible, en particulier pour ceux qui ne disposent pas d\u2019une carte bancaire ou qui sont pr\u00e9occup\u00e9s par la protection de leurs donn\u00e9es personnelles. Selon Dagmar Jenni, directrice de la Swiss Retail Federation, le cash reste un choix pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 des commer\u00e7ants, car il est la solution la moins co\u00fbteuse en termes de traitement des paiements, comme le confirme une \u00e9tude de la Deutsche Bundesbank.<\/p>\n\n\n\nLes co\u00fbts de production des pi\u00e8ces et billets<\/strong><\/h2>\n\n\n\n