{"id":109587,"date":"2026-01-13T12:19:00","date_gmt":"2026-01-13T11:19:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=109587"},"modified":"2026-01-12T17:36:15","modified_gmt":"2026-01-12T16:36:15","slug":"diplome-suisse-selon-votre-adresse-regions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/diplome-suisse-selon-votre-adresse-regions\/","title":{"rendered":"Un dipl\u00f4me suisse selon votre adresse : voici les r\u00e9gions o\u00f9 vivent les Suisses les plus instruits"},"content":{"rendered":"\n
En Suisse, un foss\u00e9 important se creuse entre les zones urbaines et rurales en mati\u00e8re de niveau d\u2019\u00e9ducation. Selon les derni\u00e8res donn\u00e9es de l’Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique (OFS), la proportion de personnes titulaires d\u2019un dipl\u00f4me universitaire ou d\u2019une formation professionnelle sup\u00e9rieure a consid\u00e9rablement augment\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es, atteignant pr\u00e8s de 48 % chez les 25-65 ans. <\/p>\n\n\n\n
Ce chiffre repr\u00e9sente une hausse significative par rapport aux 40 % observ\u00e9s il y a dix ans. Toutefois, cette tendance masque des diff\u00e9rences g\u00e9ographiques notables. Les zones urbaines, notamment Gen\u00e8ve, Lausanne, Zurich, Berne et B\u00e2le-Ville, abritent une concentration \u00e9lev\u00e9e de dipl\u00f4m\u00e9s, alors que les r\u00e9gions rurales et p\u00e9riph\u00e9riques enregistrent des taux bien plus faibles.<\/p>\n\n\n\n
Les derni\u00e8res statistiques de l\u2019OFS <\/a>r\u00e9v\u00e8lent que les communes les plus dipl\u00f4m\u00e9es se situent presque toutes dans les cantons de Zurich, Gen\u00e8ve et Vaud, souvent \u00e0 proximit\u00e9 imm\u00e9diate des grandes agglom\u00e9rations. Par exemple, la commune de Tannay, situ\u00e9e entre Nyon et Gen\u00e8ve, enregistre 78 % de ses habitants titulaires d\u2019un dipl\u00f4me tertiaire, ce qui en fait la commune la plus dipl\u00f4m\u00e9e de Suisse. D\u2019autres communes autour des lacs, telles que Saint-Sulpice (77 %) pr\u00e8s de Lausanne et Kilchberg (76 %) sur la rive gauche du lac de Zurich, suivent de pr\u00e8s. Ces communes b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019une concentration d\u2019institutions \u00e9ducatives, de services administratifs et d\u2019entreprises qui favorisent l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019enseignement sup\u00e9rieur et attirent des travailleurs hautement qualifi\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n \u00c0 l\u2019oppos\u00e9, des r\u00e9gions montagneuses ou \u00e9loign\u00e9es des centres urbains affichent des taux de dipl\u00f4m\u00e9s<\/a> nettement plus bas. Le cas de T\u00e4sch (VS), une commune du canton du Valais avec seulement 12 % de dipl\u00f4m\u00e9s, illustre bien cette tendance. Cette localit\u00e9, situ\u00e9e avant l\u2019acc\u00e8s \u00e0 Zermatt, est la moins bien class\u00e9e en Suisse en mati\u00e8re de dipl\u00f4mes. \u00c0 titre de comparaison, la commune voisine de Zermatt, bien que touristique, enregistre un taux de dipl\u00f4m\u00e9s de 29 %. Ce contraste montre \u00e0 quel point la proximit\u00e9 des grandes villes et la pr\u00e9sence d\u2019infrastructures \u00e9ducatives peuvent influencer le niveau de formation dans une r\u00e9gion.<\/p>\n\n\n\n Les disparit\u00e9s de niveau d\u2019\u00e9ducation en Suisse sont aussi le reflet des diff\u00e9rences dans les structures \u00e9ducatives locales. Selon Jacques Babel, responsable de \u00ab\u00a0Perspectives de formation et analyses longitudinales\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019OFS, les villes, qui abritent des universit\u00e9s, des entreprises de services et des administrations, ont tendance \u00e0 offrir une plus large gamme de formations, ce qui incite les jeunes \u00e0 opter pour des \u00e9tudes universitaires ou des formations de haut niveau, rapporte Watson<\/a>. En revanche, dans les r\u00e9gions moins urbanis\u00e9es ou dans les banlieues des grandes agglom\u00e9rations, l\u2019offre \u00e9ducative est plus restreinte, ce qui pousse davantage de jeunes vers des formations professionnelles, souvent via des apprentissages.<\/p>\n\n\n\n Une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e en 2016 par l\u2019Universit\u00e9 de Berne r\u00e9v\u00e8le que les structures \u00e9ducatives locales influencent directement le parcours des jeunes. Dans les zones avec une offre \u00e9ducative vari\u00e9e et accessible, les \u00e9l\u00e8ves sont plus enclins \u00e0 choisir une formation g\u00e9n\u00e9rale, comme le gymnase (coll\u00e8ge), qui conduit souvent aux universit\u00e9s ou aux hautes \u00e9coles. \u00c0 l\u2019inverse, dans les r\u00e9gions avec moins d\u2019opportunit\u00e9s d\u2019\u00e9tudes sup\u00e9rieures, les jeunes choisissent plus fr\u00e9quemment des formations pratiques et professionnelles. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne contribue \u00e0 creuser davantage le foss\u00e9 entre les zones urbaines, o\u00f9 l’acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9ducation sup\u00e9rieure est plus facile, et les r\u00e9gions rurales, o\u00f9 les options sont plus limit\u00e9es.<\/p>\n\n\n\nL\u2019impact des structures \u00e9ducatives sur les choix de formation<\/strong><\/h2>\n\n\n\n