{"id":109296,"date":"2025-12-30T12:40:00","date_gmt":"2025-12-30T11:40:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=109296"},"modified":"2025-12-29T17:40:45","modified_gmt":"2025-12-29T16:40:45","slug":"jeunes-refusent-couple-vie-solo-suisse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/jeunes-refusent-couple-vie-solo-suisse\/","title":{"rendered":"Les jeunes refusent de se mettre en couple, la vie en solo gagne du terrain en Suisse"},"content":{"rendered":"\n
Le c\u00e9libat chez les jeunes Suisses est un ph\u00e9nom\u00e8ne de plus en plus marqu\u00e9. En 2023, pr\u00e8s de 62 % des jeunes de 18 \u00e0 24 ans se d\u00e9claraient sans partenaire, un chiffre en hausse par rapport aux 50 % observ\u00e9s en 2013.<\/p>\n\n\n\n
Cette tendance n’est pas exclusive \u00e0 la Suisse, mais fait \u00e9cho \u00e0 un ph\u00e9nom\u00e8ne mondial, o\u00f9 la vie en solo se g\u00e9n\u00e9ralise, notamment dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s. Cette \u00e9volution soul\u00e8ve des questions sur les causes profondes de ce ph\u00e9nom\u00e8ne, qui sont multiples et complexes. <\/p>\n\n\n\n
L\u2019un des facteurs cl\u00e9s expliquant l\u2019augmentation du c\u00e9libat chez les jeunes Suisses est l\u2019\u00e9mancipation des femmes. Selon les sociologues Ursina Kuhn et Val\u00e9rie-Anne Ryser, les jeunes femmes ne sont plus pr\u00eates \u00e0 accepter des relations qui ne respectent pas leurs aspirations et leurs exigences personnelles, r\u00e9v\u00e8le le m\u00e9dia 24 Heures<\/a>. Le r\u00f4le de la femme dans la soci\u00e9t\u00e9 a profond\u00e9ment \u00e9volu\u00e9, et ce changement se refl\u00e8te dans les attentes vis-\u00e0-vis des partenaires. En 2024, les femmes entre 25 et 34 ans sont plus dipl\u00f4m\u00e9es que leurs homologues masculins, une \u00e9volution qui a une influence directe sur les relations amoureuses. En effet, les femmes plus instruites ont souvent des attentes plus \u00e9lev\u00e9es en mati\u00e8re de partenaires, notamment en termes de compatibilit\u00e9 intellectuelle et professionnelle.<\/p>\n\n\n\n De plus, les normes sociales ont \u00e9volu\u00e9, et la pression pour se mettre en couple s\u2019estompe. L\u00e0 o\u00f9, autrefois, les jeunes adultes \u00e9taient fortement influenc\u00e9s par des conventions sociales qui pr\u00f4naient le mariage <\/a>ou la cohabitation d\u00e8s un certain \u00e2ge, les g\u00e9n\u00e9rations actuelles accordent davantage de valeur \u00e0 l’ind\u00e9pendance personnelle. La sociologue Elodie Gentina souligne que les d\u00e9cisions en mati\u00e8re de relation sont d\u00e9sormais plus personnelles et moins dict\u00e9es par des attentes sociales ou familiales. Pour beaucoup de jeunes femmes, comme le t\u00e9moignent des exemples de la vie r\u00e9elle, l’isolement n\u2019est plus per\u00e7u comme une situation \u00e0 fuir, mais comme une forme d\u2019accomplissement personnel.<\/p>\n\n\n\n Un autre facteur majeur contribuant au c\u00e9libat des jeunes adultes en Suisse est l\u2019\u00e9cart de genre croissant, en particulier en termes de niveau de formation et de valeurs politiques. Les femmes, qui sont d\u00e9sormais plus souvent dipl\u00f4m\u00e9es que les hommes, rencontrent des difficult\u00e9s \u00e0 trouver des partenaires partageant leurs aspirations et leurs valeurs. Les sociologues notent \u00e9galement que les jeunes hommes et les jeunes femmes ont des divergences politiques marqu\u00e9es, avec les hommes ayant tendance \u00e0 se situer \u00e0 droite de l\u2019\u00e9chiquier politique, tandis que les femmes se positionnent davantage \u00e0 gauche. Cette diff\u00e9rence d\u2019opinions et de valeurs complique la mise en couple <\/a>et a pour effet d\u2019accentuer le c\u00e9libat chez les jeunes adultes.<\/p>\n\n\n\nLes d\u00e9fis li\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9cart de genre et l’impact des technologies<\/strong><\/h2>\n\n\n\n