{"id":102674,"date":"2025-04-05T10:12:00","date_gmt":"2025-04-05T08:12:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=102674"},"modified":"2025-04-05T01:15:38","modified_gmt":"2025-04-04T23:15:38","slug":"assurances-complementaires-ce-que-vous-devez-savoir-avant-signer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/assurances-complementaires-ce-que-vous-devez-savoir-avant-signer\/","title":{"rendered":"Les pi\u00e8ges cach\u00e9s des assurances compl\u00e9mentaires : ce que vous devez savoir avant de signer"},"content":{"rendered":"\n<p>Lorsque vous choisissez une assurance compl\u00e9mentaire, l\u2019objectif est simple : garantir une couverture plus \u00e9tendue en cas de besoin d&rsquo;hospitalisation dans des \u00e9tablissements priv\u00e9s ou semi-priv\u00e9s. Cependant, la r\u00e9alit\u00e9 est bien plus complexe. <\/p>\n\n\n\n<p>En Suisse, les assur\u00e9s d\u00e9couvrent souvent, une fois hospitalis\u00e9s, que leur couverture est partiellement ou non rembours\u00e9e. Ce constat, rapport\u00e9 par Baptiste Hurni, s\u00e9nateur socialiste et avocat, s\u2019explique par un syst\u00e8me o\u00f9 l\u2019assur\u00e9 n\u2019est pas toujours consid\u00e9r\u00e9 comme une partie faible, contrairement \u00e0 d\u2019autres contrats r\u00e9gis par le droit priv\u00e9, comme les baux ou les contrats de travail. \u00ab<em> Le principe d\u2019une assurance priv\u00e9e, c\u2019est qu\u2019on paie des ann\u00e9es pour l\u2019utiliser une fois. Et le jour venu, on doit se battre pour faire valoir ses droits<\/em> \u00bb, d\u00e9clare-t-il, selon <em>Blick<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019assur\u00e9, en choisissant une compl\u00e9mentaire, suppose qu&rsquo;il b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une couverture stable. Mais dans un syst\u00e8me r\u00e9gi par le droit priv\u00e9, ce n\u2019est pas le cas. L\u2019assureur, \u00e0 tout moment, peut modifier les termes de la couverture, retirer une clinique de son r\u00e9seau ou ne plus couvrir certains traitements, parfois sans avertir. Baptiste Hurni pr\u00e9cise que, par exemple, \u00ab <em>une clinique peut soudainement ne plus faire partie du r\u00e9seau d\u2019un assureur, ou un tarif peut augmenter de mani\u00e8re \u00e0 ce que l\u2019op\u00e9ration ne soit plus int\u00e9gralement prise en charge<\/em> \u00bb. Cette absence de pr\u00e9avis fait que l&rsquo;assur\u00e9, souvent malade et d\u00e9j\u00e0 stress\u00e9, est laiss\u00e9 sans protection r\u00e9elle. Le droit suisse, en mati\u00e8re d\u2019assurance compl\u00e9mentaire, offre donc une protection minimale aux assur\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les courtiers : un r\u00f4le \u00e0 double tranchant<\/h3>\n\n\n\n<p>Les courtiers en assurances, qui sont cens\u00e9s aider les assur\u00e9s \u00e0 faire les bons choix, se retrouvent souvent au centre de cette complexit\u00e9. Leurs commissions, vers\u00e9es par les assureurs, peuvent les inciter \u00e0 favoriser certains contrats plut\u00f4t que d\u2019autres. Selon Roman Seitenfus, de l\u2019Association pour la Permanence de D\u00e9fense des Patients et des Assur\u00e9s (APAS), certains courtiers sont plus int\u00e9ress\u00e9s par la signature d&rsquo;un contrat que par l&rsquo;int\u00e9r\u00eat r\u00e9el de l&rsquo;assur\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p> Bien qu\u2019ils aient l\u2019interdiction d&rsquo;appeler de mani\u00e8re non sollicit\u00e9e, certains centres d&rsquo;appel, souvent situ\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, continuent de pratiquer des m\u00e9thodes douteuses. De plus, ces courtiers se pr\u00e9sentent parfois sous le titre de \u00ab\u00a0conseillers\u00a0\u00bb, ce qui pr\u00eate \u00e0 confusion, d\u2019apr\u00e8s le m\u00e9dia helv\u00e9tique.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces courtiers peuvent collaborer avec une ou plusieurs<a href=\"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/hausse-primes-caisses-maladie-gagnent-guerre-prix\/\" data-type=\"post\" data-id=\"101899\"> compagnies d&rsquo;assurances<\/a> et recevoir des commissions sur chaque contrat sign\u00e9. Ce mod\u00e8le est donc susceptible de mener \u00e0 des pratiques o\u00f9 le conseil donn\u00e9 aux assur\u00e9s est biais\u00e9, en faveur de l&rsquo;assureur et non du patient. Le contrat est souvent sign\u00e9 sur des tablettes, parfois sans explication compl\u00e8te, ce qui peut mener \u00e0 des malentendus, surtout parmi les personnes \u00e2g\u00e9es, qui peuvent ne pas se rendre compte de l\u2019engagement qu\u2019elles prennent.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La question des fausses promesses et de la transparence des soins<\/h3>\n\n\n\n<p>Une autre source de confusion provient des cliniques priv\u00e9es, qui peuvent donner de fausses assurances \u00e0 leurs patients. Certaines d\u2019entre elles, croyant \u00e0 tort que leurs prestations sont couvertes par l\u2019assurance compl\u00e9mentaire, annoncent aux patients que les soins seront pris en charge sans probl\u00e8me. En r\u00e9alit\u00e9, ces prestations peuvent ne pas \u00eatre couvertes du tout si aucun accord n\u2019a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 avec l\u2019assureur.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce cas, l\u2019assur\u00e9 risque de se retrouver avec une facture astronomique, dont seule une petite partie est couverte par la base de l\u2019assurance maladie (Lamal). Roman Seitenfus met en garde : \u00ab <em>Les prix pratiqu\u00e9s par certaines cliniques ou h\u00f4pitaux priv\u00e9s peuvent appara\u00eetre opaques et totalement exorbitants. C&rsquo;est un vrai business<\/em> \u00bb, ajoutant que ce secteur peut attirer des investisseurs aux int\u00e9r\u00eats souvent incompatibles avec une prise en charge transparente des soins.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce contexte, les assur\u00e9s sont invit\u00e9s \u00e0 \u00eatre particuli\u00e8rement vigilants, non seulement en ce qui concerne le choix de leur assurance, mais \u00e9galement sur les \u00e9tablissements o\u00f9 ils se font traiter. Le probl\u00e8me r\u00e9side dans le manque de clart\u00e9 sur ce qui est effectivement couvert par le contrat d\u2019assurance. Par exemple, une clinique priv\u00e9e peut ne plus \u00eatre int\u00e9gr\u00e9e au r\u00e9seau de l\u2019assureur en cours d\u2019ann\u00e9e, ou des changements de tarifs peuvent rendre un soin non couvert. <\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est pourquoi, avant toute hospitalisation, il est crucial de v\u00e9rifier directement avec l\u2019assurance si la clinique choisie fait toujours partie de son r\u00e9seau et si les soins seront r\u00e9ellement pris en charge.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Comment \u00e9viter les pi\u00e8ges des assurances compl\u00e9mentaires ?<\/h3>\n\n\n\n<p>Afin de ne pas se retrouver pi\u00e9g\u00e9 par un contrat d\u2019assurance mal adapt\u00e9, plusieurs recommandations sont \u00e0 suivre. La premi\u00e8re consiste \u00e0 v\u00e9rifier minutieusement ce que couvre exactement l\u2019assurance compl\u00e9mentaire. Si certaines m\u00e9decines alternatives comme l&rsquo;ost\u00e9opathie peuvent \u00eatre couvertes, il est important de s\u2019assurer que le praticien choisi fait bien partie des professionnels agr\u00e9\u00e9s par l\u2019assureur. <\/p>\n\n\n\n<p>De plus, comme le rappelle Roman Seitenfus, \u00ab <em>il faut vraiment choisir ce qui est n\u00e9cessaire<\/em> \u00bb. Beaucoup de personnes paient pour des prestations qu&rsquo;elles n\u2019utiliseront jamais, comme la couverture de m\u00e9decines alternatives non souhait\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre conseil important est de lire attentivement les conditions g\u00e9n\u00e9rales de votre contrat. Bien que le langage soit complexe, il permet de savoir exactement ce qui est couvert, dans quels h\u00f4pitaux et sous quelles conditions. Le juriste et conseiller Baptiste Hurni recommande \u00e9galement, en cas de litige avec l\u2019assureur, de ne pas h\u00e9siter \u00e0 changer d\u2019assurance. \u00ab <em>Si votre assurance ne vous prend pas en charge quand vous en avez besoin, changez<\/em> \u00bb, conclut-il, comme la m\u00eame source.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les assurances compl\u00e9mentaires en Suisse laissent souvent les assur\u00e9s face \u00e0 des remboursements insuffisants, malgr\u00e9 des contrats cens\u00e9s garantir des soins priv\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"author":37,"featured_media":102676,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[],"class_list":["post-102674","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-assurance","generate-columns","tablet-grid-50","mobile-grid-100","grid-parent","grid-33","no-featured-image-padding"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/102674","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/wp-json\/wp\/v2\/users\/37"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=102674"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/102674\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/wp-json\/wp\/v2\/media\/102676"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=102674"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=102674"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=102674"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}