{"id":102634,"date":"2025-04-03T15:19:48","date_gmt":"2025-04-03T13:19:48","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=102634"},"modified":"2025-04-03T15:19:49","modified_gmt":"2025-04-03T13:19:49","slug":"cantons-romands-se-dressent-contre-reforme-salaires-minimaux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/cantons-romands-se-dressent-contre-reforme-salaires-minimaux\/","title":{"rendered":"Les cantons romands se dressent contre la r\u00e9forme des salaires minimaux"},"content":{"rendered":"\n
Les cantons romands, soutenus par la Conf\u00e9rence des gouvernements de Suisse occidentale (CGSO), ont adress\u00e9 une lettre \u00e0 la Commission de l\u2019\u00e9conomie du Conseil national pour lui demander de ne pas entrer en mati\u00e8re sur ce projet. Cette intervention intervient alors que la Commission s\u2019est saisie du dossier en ce d\u00e9but de semaine.<\/p>\n\n\n\n
Le d\u00e9bat prend racine dans une motion adopt\u00e9e en 2022 par le Parlement. Port\u00e9e par le centriste Erich Ettlin (Le Centre\/OW), elle pr\u00e9voit que les conventions collectives de travail (CCT) \u00e9tendues priment sur les lois cantonales, m\u00eame si ces derni\u00e8res instaurent un salaire minimum vot\u00e9 d\u00e9mocratiquement.<\/p>\n\n\n\n
Cinq cantons appliquent d\u00e9j\u00e0 un salaire minimum l\u00e9gal : Gen\u00e8ve, Neuch\u00e2tel, le Jura, B\u00e2le-Ville et le Tessin. \u00c0 ces territoires s\u2019ajoutent deux initiatives vaudoises ayant abouti, r\u00e9clamant un plancher horaire \u00e0 23 francs, ainsi qu\u2019une initiative r\u00e9cemment d\u00e9pos\u00e9e dans le canton de Fribourg. \u00c0 Gen\u00e8ve, ce salaire s\u2019\u00e9l\u00e8ve actuellement \u00e0 24,48 francs de l\u2019heure, hors agriculture et horticulture. \u00c0 Neuch\u00e2tel, il atteint 21,31 francs, \u00e9galement hors secteur agricole.<\/p>\n\n\n\n
Le projet f\u00e9d\u00e9ral remettrait en cause ces dispositions. \u00c0 Gen\u00e8ve<\/a> et Neuch\u00e2tel notamment, plusieurs branches seraient directement concern\u00e9es, selon le syndicat Unia. Seraient touch\u00e9s les secteurs de la coiffure, de l\u2019h\u00f4tellerie-restauration, de la boulangerie-p\u00e2tisserie-confiserie artisanale, de l\u2019artisanat du m\u00e9tal, du second \u0153uvre ou encore de l\u2019industrie du meuble. Le risque principal \u00e9voqu\u00e9 : une baisse des salaires dans les emplois les plus pr\u00e9caires.<\/p>\n\n\n\n Dans leur courrier, les gouvernements romands qualifient ce projet d\u2019\u00ab atteinte \u00e0 l\u2019autonomie des cantons et au f\u00e9d\u00e9ralisme<\/em> \u00bb et affirment qu\u2019il \u00ab ignore la volont\u00e9 des citoyens de Suisse occidentale<\/em> \u00bb, comme l\u2019a indiqu\u00e9 la CGSO, confirmant une information parue dans La Tribune de Gen\u00e8ve<\/a><\/em>.<\/p>\n\n\n\nDes r\u00e9actions politiques fermes<\/h2>\n\n\n\n