{"id":101516,"date":"2025-02-26T08:08:00","date_gmt":"2025-02-26T07:08:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/?p=101516"},"modified":"2025-02-25T15:29:14","modified_gmt":"2025-02-25T14:29:14","slug":"tarif-psychotherapie-assureurs-psychologues","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/suisse\/tarif-psychotherapie-assureurs-psychologues\/","title":{"rendered":"Tarif des psychoth\u00e9rapies : un bras de fer entre assureurs et psychologues"},"content":{"rendered":"\n
Le tarif des consultations psychoth\u00e9rapeutiques en Suisse reste au c\u0153ur d’un vif d\u00e9bat. Alors que les assureurs militent pour une baisse des prix, les psychologues d\u00e9noncent un tarif insuffisant pour assurer la viabilit\u00e9 de leur profession. <\/p>\n\n\n\n
Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral, quant \u00e0 lui, refuse d’intervenir, laissant les n\u00e9gociations se poursuivre entre les parties concern\u00e9es. Le diff\u00e9rend porte sur le montant de 154,80 francs<\/strong> par s\u00e9ance, jug\u00e9 excessif par les assureurs et insuffisant par les psychologues. Ce blocage suscite des inqui\u00e9tudes quant \u00e0 l’acc\u00e8s aux soins et \u00e0 l’avenir de la profession.<\/p>\n\n\n\n Depuis l’entr\u00e9e en vigueur du mod\u00e8le de prescription en 2022, les consultations en psychoth\u00e9rapie sont prises en charge par l’assurance maladie <\/a>obligatoire \u00e0 hauteur de 154,80 francs<\/strong> par heure. Ce montant, d\u00e9fini au niveau cantonal, remplace l’ancien syst\u00e8me o\u00f9 les psychologues travaillaient sous la supervision de psychiatres. Les assureurs, eux, jugent ce tarif trop \u00e9lev\u00e9 et rappellent qu’avant 2022, une s\u00e9ance co\u00fbtait en moyenne 133 francs<\/strong>. Ils estiment que cette augmentation n’est pas justifi\u00e9e et qu’elle entra\u00eene une augmentation des d\u00e9penses de sant\u00e9, pesant sur le syst\u00e8me d’assurance maladie.<\/p>\n\n\n\n De leur c\u00f4t\u00e9, les psychologues estiment que le montant actuel ne couvre pas suffisamment leurs frais de cabinet et de formation continue. La F\u00e9d\u00e9ration suisse des psychologues (FSP)<\/strong> revendique une r\u00e9\u00e9valuation du tarif afin de garantir un salaire \u00e9quitable et d’assurer l’attractivit\u00e9 de la profession. Les praticiens font \u00e9galement valoir que la demande en soins psychologiques ne cesse d’augmenter, notamment en raison de la d\u00e9t\u00e9rioration de la sant\u00e9 mentale dans la population suisse. Une tarification trop basse, selon eux, mettrait en p\u00e9ril la qualit\u00e9 des soins et limiterait l’acc\u00e8s des patients aux traitements n\u00e9cessaires.<\/p>\n\n\n\n Face \u00e0 ces revendications, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a fait savoir qu’il ne comptait pas s’impliquer dans les discussions tarifaires, pr\u00e9f\u00e9rant laisser les assureurs et les psychologues trouver un compromis, relate la RTS<\/a>. Cette d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e en r\u00e9ponse \u00e0 une interpellation de Sibel Arslan, conseill\u00e8re nationale du parti Les Verts, qui alertait sur la pr\u00e9carisation de la profession de psychoth\u00e9rapeute. L’absence d’intervention de l’\u00c9tat prolonge l’incertitude et emp\u00eache la mise en place de solutions durables pour toutes les parties concern\u00e9es.<\/p>\n\n\n\nUn tarif unique remis en question<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
Un blocage politique qui prolonge l’incertitude<\/strong><\/h2>\n\n\n\n