Les restrictions de liquides en cabine, imposées depuis 2006 pour des raisons de sécurité, ont longtemps été une source de frustration pour les voyageurs. La règle des 100 ml a contraint de nombreux passagers à se débarrasser de leurs bouteilles d’eau ou à jeter des cosmétiques avant l’embarquement.
Cependant, cette contrainte pourrait bientôt appartenir au passé pour les voyageurs transitant par certains aéroports italiens. Rome, Milan et Bologne ont récemment levé cette limite, permettant aux passagers de transporter jusqu’à deux litres de liquides en cabine grâce à des scanners de nouvelle génération. Cette évolution représente un tournant majeur pour les voyageurs européens et suisses, qui pourraient bientôt bénéficier d’une expérience de voyage plus fluide et plus agréable.
Des scanners 3D révolutionnaires pour une sécurité accrue
Le principal facteur derrière cette avancée réside dans l’introduction de nouveaux scanners de sécurité dans les aéroports de Rome-Fiumicino, Milan et Bologne. Ces appareils de pointe offrent une technologie de détection avancée qui permet d’analyser les liquides et les objets dans les bagages avec une précision inédite. En effet, ces scanners 3D permettent de visualiser les objets sous plusieurs angles, de les faire tourner en 3D, et de déterminer la composition exacte de chaque contenant sans avoir besoin de le sortir du sac. Cette technologie est capable de détecter des substances potentiellement dangereuses, comme des explosifs, même dissimulées dans des bouteilles de gel douche ou d’autres produits liquides.
Les avantages de cette technologie sont multiples. Non seulement elle permet de contourner la règle des 100 ml, mais elle améliore également la sécurité des contrôles en détectant plus efficacement les menaces. D’après Ivan Bassato, directeur des opérations aériennes à Rome, plus de 30 des 50 scanners installés à l’aéroport de Rome-Fiumicino sont déjà capables d’effectuer ces analyses avancées, rapporte Blick. Bien que ces nouvelles machines soient nettement plus chères que les scanners traditionnels, coûtant entre sept et huit fois plus cher, elles constituent un investissement justifié pour améliorer la sécurité tout en réduisant les désagréments pour les passagers. Ces coûts supplémentaires sont, selon Bassato, répercutés sur la taxe d’aéroport, mais à un tarif minime.
Cependant, cette mesure n’est pas encore disponible pour tous les passagers. Ceux en transit doivent encore respecter la règle des 100 ml, ce qui signifie que cette révolution de la sécurité est encore partielle. Malgré ces limitations, cette nouvelle technologie marque déjà un progrès significatif en matière de fluidité et de confort pour les voyageurs dans ces aéroports italiens.
Une évolution qui se déploie progressivement en Europe
Si l’Italie est pionnière dans l’application de ces nouvelles technologies, d’autres pays européens suivent également le mouvement. Le Royaume-Uni, par exemple, a déjà levé les restrictions sur les liquides dans certains de ses aéroports, tels que London City, Édimbourg et Birmingham. La Finlande a également emboîté le pas avec l’aéroport d’Helsinki. Ces évolutions témoignent d’une tendance plus large en Europe vers l’adoption de technologies de détection avancées pour améliorer la sécurité tout en facilitant l’expérience des passagers.
Dans les années à venir, cette tendance devrait se généraliser. Selon les prévisions, d’ici cinq ans, la majorité des aéroports européens devraient être équipés de scanners 3D, permettant ainsi aux passagers de voyager avec plus de confort et de simplicité. Cette évolution technologique pourrait, à terme, rendre obsolète la règle des 100 ml dans la plupart des aéroports du continent.
En Suisse, bien que Genève Aéroport ait déjà intégré ces technologies depuis 2018, la levée de la restriction des 100 ml n’est pas encore effective. La décision de supprimer cette règle relève des autorités fédérales, notamment de l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC). À Zurich, la règle des 100 ml reste en vigueur, et les autorités indiquent que cette restriction ne sera levée qu’une fois que la technologie sera déployée à grande échelle. Le changement pourrait prendre encore plusieurs années, la pleine adoption de ces scanners étant prévue dans les lignes de contrôle suisses d’ici 2032.








