L’introduction de la vignette électronique semblait être un progrès inéluctable. À 40 francs, elle offre des avantages évidents, tels que l’élimination de l’étape de collage et la possibilité de l’utiliser sur plusieurs véhicules sans frais supplémentaires.
Cependant, plusieurs facteurs sociaux et économiques expliquent pourquoi la version numérique peine à détrôner la vignette classique, toujours aussi populaire. Selon 24 Heures, les ventes de vignettes électroniques, après un départ tonitruant en 2024, ralentissent sérieusement au fur et à mesure des mois. En mars 2025, seulement 3,3 millions d’e-vignettes avaient été écoulées, un chiffre bien inférieur aux attentes.
Une adoption encore trop timide
Bien que la vignette électronique ait séduit un certain nombre d’utilisateurs au départ, son rythme de progression reste décevant. À la fin mars 2025, seulement 3,3 millions d’unités avaient été vendues, bien en deçà des prévisions.
Il est donc peu probable que la version numérique dépasse la barre des 50 % de parts de marché dans un avenir proche. Cette lente adoption s’explique par plusieurs facteurs, notamment le confort et l’habitude des conducteurs avec la version autocollante.
Selon l’Office fédéral des douanes, les automobilistes se montrent réticents à adopter une méthode d’achat et de vérification dématérialisée, préférant l’aspect visible et tangible de la vignette traditionnelle.
Les résistances au numérique
L’une des raisons majeures du retard de la vignette électronique réside dans la résistance au numérique d’une partie de la population. Comme le souligne le média helvétique, certains automobilistes sont tout simplement réfractaires à l’idée de recourir à des outils en ligne, se contentant de l’ancienne méthode qu’ils maîtrisent parfaitement.
D’autres, bien qu’accoutumés à l’usage d’Internet, trouvent la version papier plus pratique, notamment parce qu’elle est visible directement sur le pare-brise. Cette préférence pour un objet physique, tangible et immédiatement identifiable reste un facteur clé de l’attachement à la vignette autocollante.
La version traditionnelle, cadeau de Noël et source de revenus
En plus de ces réticences technologiques, la vignette traditionnelle bénéficie d’une popularité qui s’explique par son rôle social et économique. Pour de nombreux Suisses, la vignette autoroutière devient un cadeau de Noël prisé, offrant une petite attention utile à l’approche des fêtes.
Toujours d’après la même source, des entreprises profitent également de cette période pour vendre des abonnements avec une vignette autocollante offerte en prime. Ce phénomène permet de maintenir l’attrait pour la version papier, en particulier durant la fin de l’année.
Par ailleurs, les commerces, tels que les stations-service, réalisent un profit non négligeable en vendant la vignette autocollante, ce qui renforce encore la place de cette version dans le quotidien des automobilistes.








