Partir skier en Suisse n’est jamais complètement simple, surtout quand il faut jongler avec les vacances scolaires. Chaque canton, et parfois même chaque commune, a ses propres dates, ce qui transforme la montagne en un véritable casse-tête pour les vacanciers.
Cette année, certaines semaines risquent d’être particulièrement chargées, avec des stations qui ressemblent plus à des fourmilières qu’à des havres de neige. Mieux connaître ces périodes permet d’éviter les files d’attente interminables et de profiter pleinement des pistes, sans frustration ni stress.
Semaine 8 : quand la montagne se remplit comme jamais
Depuis des décennies, la Suisse a choisi d’étaler ses vacances d’hiver pour éviter que tout le monde ne se précipite sur les pistes en même temps. Mais malgré ce système bien pensé, la huitième semaine du calendrier scolaire (14 au 22 février) s’annonce comme la plus dense de l’hiver. Dans certaines grandes villes, cette semaine coïncide avec le carnaval et attire donc un nombre exceptionnel de vacanciers. À Lausanne, les congés tombent exactement sur cette période, tandis qu’à Genève, il faudra attendre la semaine 9. Bâle, elle, combine les semaines 8 et 9, et Zurich ainsi que Winterthour s’étalent sur les semaines 6 et 7, selon Watson.
Résultat : plus de 4,8 millions de personnes sont en vacances durant cette période, même si une partie seulement se dirige vers les montagnes. Le mélange de cantons catholiques, de grandes villes et de traditions locales crée un véritable point de convergence, avec des stations de ski susceptibles de voir leurs pistes et remontées mécaniques saturées. Pour les amateurs de tranquillité sur les pistes, cette semaine devient clairement celle à éviter.
Ce que ça change pour les vacanciers et les stations
Pour les stations, cette affluence massive demande une organisation millimétrée. Les équipes sont renforcées, les pistes et les remontées mécaniques doivent être surveillées en permanence, et la gestion des parkings et des files d’attente devient un vrai défi. Du côté économique, c’est aussi un bon filon : les hébergements, restaurants et commerces profitent de cette affluence pour maximiser leurs revenus, mais le tout demande une préparation accrue pour ne pas décevoir les visiteurs.
Pour les vacanciers, la semaine 8 signifie souvent tarifs plus élevés et réservations à l’avance obligatoires. Ceux qui attendent le dernier moment risquent de se retrouver sans logement ou avec des prix doublés. Mais en planifiant un peu plus tôt ou en choisissant une autre semaine, il est possible de profiter d’une expérience plus agréable, avec moins de monde sur les pistes et des conditions plus relaxantes.








